
Quand vous vous baladez dans les rues des petites ou grandes villes de Russie, il n’est pas rare de rencontrer des jeunes, garçons et filles, avec une bouteille de bière à la main. Depuis 2000, le marché russe de la bière croît en moyenne de 16,4% par an et d’ici 5 ans, la consommation par habitant, qui est actuellement de 62 litres par an, devrait atteindre le niveau européen, à savoir 70 litres par an (source : la libre Belgique).
C’est en observant la place de la bière dans la société russe que de jeunes artistes se sont réunis pour monter le "projet antibière". La présentation de ce projet commence par cette citation de Guennadi Onichtchenko, inspecteur sanitaire principal de la Fédération de Russie : "ce n’est pas le Sida, ni la tuberculose qui détruiront la Russie, mais "l’alcoolisme dû la bière" parmi la jeune génération."
Andreï Sazonov ("rénovationniste-objectiviste"), Maria Piir (qui se présente comme un "krachoutoulist", du mot « krach »), Valerii Podliaskii (graphiste visualiste), Vladimir Pechkov (photographe), Mikhaïl Gorodetskiï (graphiste) et Nikita Sazonov ("néocoloniste visuel") proposent donc de montrer, à travers le langage de l’art contemporain visuel, les dommages physiques, sociaux et moraux causés par la bière dans la société actuelle.
Des peintures, installations, photos, exposés, spectacles musicaux et poétiques leur permettront d’aborder cinq thèmes : l’alcoolisme dû la bière, l’alcoolisme des enfants, le conflit bière/société, la sous-culture de la bière et l’héritage de la bière.
La date précise de l’exposition n’est pas encore connue. Elle devrait avoir lieu dans la deuxième moitié de janvier et fera alors l’objet d’un autre post. La soirée sera-t-elle vraiment sans alcool ?
Source image : site du groupe russe Akvarium, qui a composé une chanson pour cet album intitulé Chansons pour boire, et pas seulement, sorti en 1998.