
Les journalistes russes couvrant les affaires militaires connaissent des destins souvent tragiques.
En 1993, Grigori Pasko avait filmé un tanker de la marine russe en train de déverser des munitions et des déchets radioactifs en mer du Japon. S’en étaient suivies des poursuites judiciaires - pour communication d’informations présumées sensibles aux médias japonais - qui s’étaient soldées par une condamnation à 4 ans d’emprisonnement.
Nouvelle affaire ce week-end avec le décès de Ivan Safronov, général à la retraite, journaliste à Kommersant couvrant les affaires militaires : satellite espion, missile atomique, espionnage informatique, etc. Safronov se serait suicidé en se jetant du 5e étage de son immeuble. Ses proches et ses collègues réfutent cette hypothèse, une enquête pour "incitation au suicide" a d’ailleurs été ouverte.
Commentaires
>> Mort mystérieuse d’un journaliste
Savez-vous combien de journalistes ont connu une fin mystérieusement tragique ces dernières années ?
Commenté le 5 mars 2007 à 23h23 par slivan>> Mort mystérieuse d’un journaliste
Comme je l’avais écrit dans un précédent post sur la liberté de la presse, le site-mémorial des journalistes russes morts estiment qu’entre 1991 et 2006 plus de deux cents journalistes ont perdu la vie. Le portrait de 74 d’entre eux est dressé rapidement, avec la cause de la mort : "disparu sans donner de nouvelles en décembre 2001, corps trouvé le 1er avril 2002", "morte à Taganrog le 8 mars 2002", "abattue une balle dans la tête", "mort suite à des blessures reçus sur le terrain", ... Les morts ne sont pas toutes suspectes et rappellent donc que le métier de journalistes est dangereux. Toutefois, on trouve dans la liste de nombreux réglements de compte notamment entre médias concurrents.
Commenté le 6 mars 2007 à 17h28 par Aurialie (aurialie[at]spoutnitsi.net)