Medvedev devant les étudiants américains

En marge du sommet du G20, Dmitri Medvedev a rencontré les étudiants de l’Université de Pittsburgh et a répondu à leurs questions. Celles-ci abordaient principalement la politique internationale de la Russie, notamment avec les Etats-Unis. Medvedev a tout d’abord salué la décision courageuse de Barack Obama de renoncer à installer un bouclier antimissile en Europe. "J’ai essayé de me mettre à sa place, et je dois dire que ce serait une décision difficile, c’est compliqué de changer une décision prise par une administration précédente, quand il s’agit de politique étrangère."

Concernant les relations entre la Russie et l’Ukraine, Medvedev a reconnu leur dégradation : "Cette dégradation n’est pas fatale. Et la tâche des dirigeants de nos pays, de l’administration future de l’Ukraine, tout comme de l’administration future de la Russie, est de faire en sorte que ces relations deviennent moins compliquées et qu’elles reposent sur un avantage réciproque, tout en s’inspirant de cette sympathie particulière qui a toujours existé entre nos peuples."

Au sujet de la Géorgie, Medvedev souhaite rétablir de bonnes relations avec ce pays, mais ne compte pas le faire avec Mikhaïl Saakachvili : "Les relations russo-géorgiennes seront bonnes, elles reposeront sur une amitié séculaire, sur une histoire et des traditions communes... Elles redeviendront ce qu’elles ont été jusqu’à tout récemment", mais "je n’aurai pas affaire avec le président Saakachvili qui a commis un crime contre son peuple et contre le peuple d’Ossétie du Sud."

Un étudiant lui a également posé une question sur son avenir et sa participation à l’élection présidentielle de 2012. La réponse de Medvedev a été la suivante : "Si je travaille bien, si j’accomplis mes missions, si le peuple russe me fait confiance, pourquoi pas ? (…) Si cela profite à notre pays, je suis prêt à occuper n’importe quel poste." Et comme Vladimir Poutine ne semble pas exclure de se présenter également en 2012, Oleg Kozyrev, auteur des Roulitiki, a eu l’idée d’une séquence avec un personnage bicéphale – Di et Vo sur un seul corps- où l’on ne sait pas vraiment qui s’exprime.

Enfin un étudiant a demandé à Medvedev ce qui comptait le plus dans la vie. "L’amour - que peut-il y avoir de plus important ? L’amour pour sa famille, pour ceux qui vous entourent, c’est le sens de la vie", a répondu Dmitri Medvedev. Quel romantique ! Opération séduction réussie ?

Source photo : Ria novosti

Commentaires

>> Et quand le Président Medvedev devant les porteurs français d’emprunts russes ?

Les 316.000 porteurs d’emprunts ne comprennent toujours pas pourquoi la Russie ne rembourse pas ses dettes. En effet sur chaque emprunt russe, il est écrit :
Cet emprunt est garanti par le gouvernement impérial de russie ( ???? ???? ????????? ?????????????? ????????????? ?????? )
ainsi que : Cet emprunt sera inscrit dans le livre de la dette nationale de Russie ( ???? ?????? ????? ??????? ? ????? ???????????? ???? ?????? )
Il s’agit d’une dette d’Etat irrévocable.
Le Président de la Fédération de Russie, Dmitry MEDVEDEV souhaite maintenant revenir à une pleine démocratie. Nous ne pouvons que nous en féliciter.
Il a déclaré : ??????, ??????! Russie en avant
Nous lui envoyons donc cette lettre :

Mr. Dmitry Medvedev
 ??????? ????????
Président de la Fédération de Russie
8 octobre 2009

Monsieur le Président,

Dans un récent article vous avez souhaité que la Russie devienne « un membre actif et respecté de la communauté mondiale des nations libres ».
Ceci ne pourra survenir avant que le gouvernement Russe n’assume les obligations qui lui incombent en vertu du principe reconnu en droit international de la continuité des Etats, en application duquel le gouvernement internationalement reconnu de la Russie contemporaine doit reconnaître et honorer les engagements financiers contractuels souscrits par les gouvernements internationalement reconnus qui l’ont précédé.

Avant 1917 votre pays a émis plus de 16 milliards de francs-or en obligations garanties par l’Etat pour financer 6.500 km de voies ferrées, l’électrification des villes de St. Petesbourg, de Moscou, de Tiflis, d’Odessa et même, en 1906-1907, 320 millions de francs-or au titre de « secours aux populations souffrant de mauvaises récoltes », et bien d’autre investissements encore.

Tandis que les actifs financés par ces emprunts garantis par l’Etat russe sont demeurés en Russie, du fait de la répudiation unilatérale Soviétique en 1918 pas un seul franc-or n’a été remboursé aux porteurs.
Au cours des années suivantes les autorités judiciaires américaines ont formé l’opinion que :
« Il est bien établi dans les Cours américaines que les confiscations soviétiques ne se voient pas attribuer les effets d’actes de gouvernement mais sont traités comme rien de plus que des actes de banditisme privé, dans la mesure ou ils n’affecteraient que les droits à la propriété de personnes privées. »
(James v. The Second Russian Insurance CY.239 N.Y. 248 ; Luther v. Segers – 1921 I.K.B. ; Socoloff v. NCB. 239 N.Y. 158).
Et que :
« Des Cours tenues en haute estime ont considéré qu’une confiscation par un gouvernement non reconnu ne produit pas d’autres effets en droit que la saisie par des bandits ou toutes autres organisations hors la loi » (Thomas D. Grant in “The recognition of states : law and practice in debate and evolution”).
Votre gouvernement a prétendu à tort que la dette russe envers les ressortissants français a été éteinte par l’accord interétatique Franco-russe du 25 mai 1997.

Ceci n’est pas exact.

Cet accord est interétatique et non contraignant pour les ressortissants français, le gouvernement français n’étant pas habilité à les représenter.

Dans une lettre du 12 octobre 2000 le Premier ministre français M. Laurent FABIUS a reconfirmé que les porteurs français peuvent présenter leurs créances directement à la Russie, et en 2007 M. Nicolas SARKOZY a écrit qu’aucun accord interétatique franco-russe n’a « éteint les droits de créance des ressortissants français sur le gouvernement russe ».

Telle est la créance que je vous demande d’honorer aujourd’hui.

Je vous offre l’opportunité de prouver qu’au delà des mots la Russie est prête à agir afin de retrouver le respect de la communauté mondiale des nations libres.

En reconnaissant officiellement la validité de ces créances de bonne foi et en engageant des négociations en vue de les honorer, votre pays pourrait légitimement prétendre à la confiance des investisseurs, à un moment particulièrement important puisque vous prévoyez de revenir sur les marchés internationaux de capitaux très prochainement.

Le 8 octobre 2009 à 17h26 par RogeR
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