L’Ukraine, qui ne se porte pas bien politiquement, ne va pas pouvoir prendre modèle sur son grand voisin russe, qui n’a pas encore assimilé, par choix sans grand doute, le chapitre "élections libres et honnêtes" des leçons de démocratie occidentales.
Trois exemples pour illustrer ces propos :
Le Président Poutine va certainement continuer à diriger le pays, non pas en manipulateur de pantin invisible, mais en Premier ministre, choisi tout à fait démocratiquement par une chambre de députés à sa botte.
La coalition l’Autre Russie a déposé au service d’enregistrement fédéral sa liste de députés pour l’élection législative du 2 décembre 2007, alors qu’elle n’est pas reconnue comme parti officiel, et donc n’a aucune chance de voir cette liste acceptée.
Pour la même raison, Kasparov, qui vient d’être choisi comme représentant de l’opposition à Poutine et à sa machine de guerre électorale, Russie Unie, a très peu de chances de pouvoir défendre ses idées devant le peuple russe. D’autant plus que la presse, vendue au pouvoir en place, ne relaie pas les combats de l’opposition.
Soit dit en passant, la France n’est pas beaucoup plus blanche au niveau démocratique : test ADN pour les immigrés (amendement voté par l’Assemblée nationale, refusé accepté par le Sénat), quota d’immigration, parachutage d’ami en vue des élections municipales, omniprésence du président de la République dans les médias, film à la gloire de notre cher Président, médias contrôlés par les amis du Président… Sarkozy aurait-il pris des cours de démocratie contrôlée chez son ami Poutine ?
Source dessin : 1er degré.ch


>> La démocratie contrôlée, là-bas et ... ailleurs
Croyez-moi ça me fait mal de défendre Sarkozy mais en quoi mettre en place des quotas d’immigration n’est pas démocratique ? Ce projet est largement débattu à l’Assemblée et ailleurs...
Le 6 octobre 2007 à 21h22 par Grégoirtchik