
Deux cent dix millions de dollars : c’est le volume annuel des pots-de-vin acquittés dans les tribunaux russes par la population. C’est ce que dévoile le rapport annuel de Transparency International sur la corruption mondiale.
Sept mille cinq cent personnes provenant de 40 régions de Russie ont été interrogées par les experts de l’organisation : 63% estiment que les tribunaux russes sont corrompus. On retrouve la même proportion dans la population de la Pologne, du Vénézuéla, du Chili, du Congo, de Taiwan, du Maroc, du Sénégal et de la Turquie. La forte influence des organes politiques, des fonctionnaires et des hommes d’affaires est également soulignée. Leur niveau d’influence serait comparable à celui connu par l’Argentine.
Les dessous-de-table sont habituellement versés pour remporter une décision en appel, pour accélérer ou ralentir le cours d’un procès, pour faire pression sur d’autres juges. Le rapport souligne également la passivité du pouvoir dans la lutte contre la corruption et le peu d’efficacité des structures anti-corruption créées ces dernières années.
Pour rappel, le site Vziatkam.net (non aux pots-de-vin) est toujours actif. A la question, "vous est-il arriver de donner des dessous-de-table ?", plus de 79% ont répondu oui (29738 personnes sur 37476), preuve que la lutte contre la corruption a besoin de structures très efficaces.
Source : Lenta.ru
