
Aujourd’hui la comité de soutien de Mikhaïl Trépachkine lance une pétition pour exiger son hospitalisation immédiate et la révision de son procès. Cet appel est d’autant plus important que le 9 mars un tribunal a ordonné un confinement plus strict de cet ancien agent du FSB, condamné pour divulgation de secrets d’État à des agents des services secrets britanniques.
En 1999, l’explosion d’immeubles dans la banlieue de Moscou avait causé la mort d’environ 300 personnes et avait eu pour conséquence le déclenchement de la seconde guerre de Tchétchénie. Mikhaïl Trépachkine, en qualité d’avocat, était membre d’une commission d’enquête mise en place par des députés. Au cours de son enquête, il a mis en cause l’implication d’agents du FSB dans l’explosion de ces logements. Le Tribunal a alors ouvert une instruction pour infraction à l’instruction et détention, en dehors de l’établissement, de dossiers d’enquête sur des groupements criminels. Il a été condamné à 4 ans de prison en mai 2005 et emprisonné à la "colonie pénitentiaire" de Nijny Taguil dans le montagnes de l’Oural (ce qui lui permettait de se déplacer dans les limites du village). Mais vendredi dernier, le tribunal local a décidé de le transférer dans une colonie de haute-sécurité pour violation des règles de réclusion (notamment, introduction d’alcool et langage grossier vis-à-vis d’un membre de l’administration pénitentiaire).
Il est important de ne pas oublier ce prisonnier politique, enfermé pour taire des conclusions qui mettaient en cause les services de sécurité russes.