
Depuis le 1er novembre, Alexandre Litvinenko est hospitalisé à Londres suite à ce qui semblerait être un empoisonnement. Il en a tous les symptômes - reins endommagés, globules blancs attaqués, chute de cheveux - et attend une greffe de moelle osseuse. Cet ex-espion russe enquêtait sur l’assassinat d’Anna Politkovskaïa, morte le 7 octobre 2006. Son empoisonnement aurait eu lieu lors de sa rencontre le 1er novembre avec un contact italien, Mario Scaramella, qui selon gazeta.ru fréquentait la Loubianka, le siège du FSB à Moscou.
Tout aussi critique que Politkovskaïa sur la politique de Poutine et la situation en Tchétchénie, Alexandre Litvinenko avait demandé l’asile politique à la Grande Bretagne en 2001, après avoir dénoncé un complot meurtrier du FSB contre l’homme d’affaires russe Boris Berezovski. Il a également écrit un livre mettant en cause le FSB dans les attentats qui ont touché plusieurs villes russes en 1999 et qui ont provoqué le début de la deuxième guerre de Tchétchénie.
Cet empoisonnement se rajoute à celui du président ukrainien Viktor Iouchtchenko en 2004 et nous rappelle que cette pratique a été courante en Russie et dans l’histoire en général. Alors, à qui le tour ?