Attaque sanglante de Kasparov contre Sarkozy

La démocratie irait-elle mal en France ? C’est en tout ce que semble penser Garry Kasparov, ancien joueur d’échecs, aujourd’hui opposant politique à Poutine, dans un article publié sur son site, et ce, depuis que Nicolas Sarkozy a été élu président.

Du président français, il retient :

  • Sa promesse de changement dans la façon de faire de la politique, qui s’avère en réalité assez proche de celle de Chirac, mâtinée de Berlusconi, faisant passer les raisons commerciales devant les principes moraux.
  • Ses félicitations à Poutine, président dont la grande popularité ne permettrait pas de remettre en cause la légalité des élections.
  • Sa crédulité devant des résultats électoraux annonçant dans certaines circonscriptions 99% de voix pour le parti Russie Unie avec près de 100% de votants.
  • Sa non-reconnaissance de la brutalité du régime de Poutine (meurtre de Litvinenko, Politkovskaïa, d’anonymes comme Iouri Tchervotchkine)
  • La mise en avant de sa vie privée pour éviter de justifier l’injustifiable.

Kasparov a donc maintenant peur que Poutine suscite, non pas l’admiration ou la peur, mais l’envie chez Sarkozy. L’envie de contrôler les médias, d’opprimer l’opposition, d’utiliser les ressources énergétiques pour mener la politique qu’il souhaite.

Et en effet, les démocrates ont raison d’être inquiets, car les cas de censure dans les médias français sont de plus en plus nombreux (mise en examen du journaliste Guillaume Dasquié pour "compromission du secret de la défense", licenciement du directeur de Paris Match Alain Genestar, coupable d’avoir publié en couverture une photo de l’épouse du président de l’UMP, tentative de perquisitions dans les locaux de l’agence Capa pour obtenir toutes les sources d‘un reportage sur l‘Arche de Zoé, non publication d’un article sur l’abstention de Cécilia Sarkozy au 2e tour de l’élection présidentielle, censure d’un article compromettant sur la police française dans Matin plus), ajoutés à une main mise presque totale des patrons français, amis de Sarkozy, sur les médias.

Concernant l’oppression de l’opposition, un fait divers (deux étudiants ont été placés en garde à vue, avec interdiction de retourner à l’université, pour outrages envers des professeurs pendant les manifestations contre les lois Pécresse) pourrait n’être que le début d’une longue série.

Kasparov finit très justement son article par la phrase suivante : "si c’est ainsi, les démocrates français ont probablement plus de raisons d’être inquiets, que les démocrates russes".

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