
Voilà une semaine que la nouvelle loi sur l’immigration est entrée en vigueur en Russie. Elle a pour objectif de luter contre l’immigration clandestine, notamment en légalisant 6 des 10 millions d’illégaux (entre 3 et 3,5 millions selon les chiffres de la Banque mondiale) qui séjournent et travaillent (principalement sur les marchés) sur le territoire de la Fédération de Russie. Toutefois, en imposant des quotas (40% de travailleurs étrangers autorisés sur les marchés), l’effet recherché est, en fait, de remplacer les étrangers par des Russes pure souche, voire même d’inciter ceux qui vivent dans les anciennes républiques soviétiques (environ 300.000 personnes) à revenir en Russie.
Le gouvernement russe semble pourtant oublier que le pays subit une fuite des cerveaux importante et que sa population décline d’année en année. Mettre en place des lois migratoires avantageuses et non répressives pour les migrants auraient donc de nombreux avantages : solution à la pénurie de main d’œuvre, accroissement des revenus (grâce aux prélèvements sociaux et patronaux) et réduction des tensions sociales liées à une migration non maîtrisée.
La Russie devrait prêter une plus grande attention au rapport de la Banque mondiale, publié le 16 janvier et intitulé Les migrations et envois de fonds de travailleurs en Europe de l’Est et dans l’ex-Union soviétique.
Commentaires
>> A quand l’immigration choisie ?
Nezavissimaïa Gazeta se fait aujourd’hui l’écho de l’inquiétude des pays de la CEI suite à l’instauration de quotas limitant à 6 millions le nombre de ressortissants des ex-républiques soviétiques autorisés à travailler en Russie. Ukraine, Tadjikistan, Kazakhstan… beaucoup demandent des comptes à Moscou. Va-t-on asister en Russie à une guerre migratoire (après celle du gaz et du pétrole) ?
Commenté le 24 janvier 2007 à 17h10 par Valérie