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"Nous sommes du même sang"

Par Aurialie le 28.03.2012 à 00h23

Le centre de transfusion des Urgences de l’Institut Sklifosovsky organisait aujourd’hui une journée intitulée "Nous sommes du même sang", prise en photos par Anton Belitski pour le site Ridus. Ce type de journée, organisé depuis 2 ans et demi, a pour but d’attirer des personnes, qui n’envisageaient pas de donner leur sang, en organisant une rencontre avec les membres d’un groupe de rock. Ont déjà mis leur notoriété pour cette cause le groupe ????, les leaders des groupes ?????, ????, Noize MC, Lumen, Louna,...


Cette année, les donneurs ont eu la chance de boire un thé et d’entendre des chansons des groupes  ????????! et  ?????? ?? ??????. Les chanteurs n’ont pas pu donner leur sang, car leurs derniers tatouages dataient de moins de 6 mois. Et contrairement à la France, qui pourrait prendre modèle sur la Russie, les homosexuels masculins ont le droit de donner leur sang depuis 2008.

Il semble que le sujet du don du sang soit pris très au sérieux par les autorités russes, car en 2011, la Russie a reçu le Sabre award pour sa campagne d’information sur le don du sang, réalisée entre 2008 et 2010. Aujourd’hui, grâce à cette journée, 35 personnes ont accepté de donner son sang et en tout ce sont plus de 250 donneurs qui y ont participé en 2 ans et demi.

Source photos : Ridus

La force du web ou d'une communication bien maîtrisée ?

Par Aurialie le 24.04.2009 à 00h53

Afin d’améliorer sa communication avec les internautes, Dmitri Medvedev a ouvert un blog sur la plateforme Live journal il y a 2 jours, non sans inquiéter certains bloggeurs qui se demandaient "si l’intérêt du président pour l’Internet" ne signifiait pas "que l’Internet cessera[it] d’être une zone de communication libre."

Mais aujourd’hui, c’est sa réactivité à un problème soulevé dans un commentaire qui fait le tour du web russe et des médias (Vesti, Kommersant, Rosbalt, mmu2.ru, Newsru.com). Zubarev-a s’est plaint de l’état déplorable d’un des hôpitaux de la région de Riazan (photos), où sa petite nièce est soignée pour une pneumonie. Or c’est justement où devait se rendre Medvedev cette semaine. Ni une, ni deux, il a demandé au gouverneur de la région, Oleg Kovalev, de trouver une solution à cette situation. Zubarev-a a eu du mal à croire qu’il avait été entendu par le Président. Les réparations vont-elles être aussi rapides que la réaction de Medvedev ?

Le chiffre du jour : 90

Par Aurialie le 15.01.2009 à 00h49

Selon le Service fédéral d’exécution des peines russe (FSIN), 795.000 prisonniers souffrent de maladies diverses. Sachant qu’au 1er novembre, il y avait 891.700 personnes privées de liberté, près de 90% des personnes emprisonnées seraient malades. Sur les 795.000 malades, "340.000 souffrent de maladies socialement signifiantes, 25.000 sont invalides à différents niveaux", a déclaré Alla Kouznetsova, vice-représentante de la section médicale du FSIN. En outre plus de 150.000 souffrent de toxicomanie ou de maladies mentales.

Alla Kouznetsova précise que l’on ne peut plus dire que "la prison est la pépinière de la tuberculose et d’autres maladies infectieuses", puisque la quantité de malades de la tuberculose et du VIH dans le système pénitentiaire dépend maintenant du développement de ces épidémies dans la population russe. Chaque année, ce sont 20.000 malades de la tuberculose qui vont en prison, plus de 7.000 apprennent leur diagnostic en prisons. Concernant les infestions au VIH, le nombre de prisonniers infectés a beaucoup augmenté en 10 ans. "Je me rappelle qu’en 1994, il n’y avait que 7 prisonniers atteints du VIH, aujourd’hui ils sont 48.000, soit 11 % des personnes infectée en Russie", a souligné lz vice-représentante de la section médicale du FSIN.

Actuellement, les directions pénitentiaires luttent prioritairement contre la tuberculose et les infections au VIH. Et selon Kouznetsova, tous les malades ont accès à une assistance médicale qualifiée : dans les prisons, il y a plus de 950 sections sanitaires et 131 hôpitaux, dont 57 pour le traitement de la tuberculose et 5 pour le traitement des maladies mentales. Par contre, il n’y a pas encore en Russie de la loi sur la réhabilitation sociale des personnes sortant de prison.

Sources : Droits de l’Homme en Russie et Newsru.com

Nuclear Nightmares

Par Aurialie le 03.08.2008 à 23h12

A voir : Ces quelques photographies issues d’un travail de Robert Knoth sur la dévastation nucléaire au Kazakhstan, en Ukraine, Biélorussie, Oural et Sibérie, suite à l’explosion d’un réacteur de la centrale nucléaire de Tchernobyl.

Certains clichés sont difficilement supportables. Celui que j’ai choisi représente Annya Pesenko, atteinte d’une tumeur au cerveau. Elle peut à peine bouger et est incapable de s’asseoir. Elle est également sur la couverture d’un ouvrage de photos de R. Knoth, intitulé ’’Certificat numéro 000358’’ avec des textes d’Antoinette de Jong, sorti en 2006, lors du 20e anniversaire de la catastrophe, avec le soutien de Greenpeace.

L’organisation met également sur son site internet une carte indiquant les pays ayant des programmes d’armes nucléaires (recherches, développement) ou des armes nucléaires en stationnement sur leur sol. La France et la Russie y occupent une très bonne place avec respectivement 10 et 37 sites. Et les centrales nucléaires, telle que celle du Tricastin, n’y sont pas référencées...

Inquiétude sur l'état de santé psychologique russe

Par Aurialie le 09.06.2008 à 18h43

Des spécialistes de l’Institut de psychologie de l’Académie des sciences russe ont évalué l’état psychologique de la société russe. Pour l’évaluer, les chercheurs ont élaboré un indice composite, à partir de différents indices statistiques : nombre de suicides, d’affections psychiques, de meurtres et de divorces, orphelinage social (enfants abandonnés), taux de mortalité imputable à des affections du système nerveux et des organes sensoriels.

Les chiffres qu’ils citent sont accablants :
- nombre de meurtres : 1e place en Europe et dans la Communauté des États indépendants
- nombre de suicides : 2e derrière la Lituanie
- taux de mortalité dû à l’alcoolisme : 1e
- accidents de la route : 3e
- nombre de divorces : 1e place
- longévité : la Russie est située au dernier rang des pays développés et à économie de transition.
- accroissement naturel de la population : la Russie occupe une des dernières places en Europe
- indice de corruption : la Russie est située au 143e rang mondial (sur 180).

Les chercheurs ont établi que les principaux problèmes psychologiques de la société russe contemporaine ont pour cause le sentiment d’injustice sociale, le manque de protection sociale et physique, l’incertitude, la perte du sens de la vie et des perspectives vitales (qui est l’une des causes majeures de suicide). L’inquiétude, la dépression, la phobie, l’apathie, l’indifférence, l’agressivité élevée, la dégradation morale, la criminalisation du savoir, les conflits entre générations, la liberté perçue comme la possibilité de faire n’importe quoi, etc. sont également largement répandus dans la société. A cela s’ajoutent la destruction de la psychologie rationaliste, la progression de l’ésotérisme et de la foi dans la magie, la sorcellerie et l’extrasensoriel, qui posent de sérieux problèmes (les chercheurs ont établi qu’il y avait dans le pays quelque 300.000 mages, astrologues et sorciers).

Les auteurs de cette étude estiment qu’une amélioration fondamentale de la situation pourrait être favorisée par la suppression des disproportions entre les niveaux de revenus, la décriminalisation de la société, la renaissance d’une morale, notamment en conférant aux normes morales de base le statut de lois.

Source : Ria Novosti

Une avancée pour les homosexuels russes

Par Aurialie le 26.05.2008 à 22h13

Un important changement a été introduit vendredi dans la législation russe sur le don du sang. Les homosexuels sont maintenant autorisés à donner leur sang, ce qui fait de la Russie, un des pays en avance sur cette question. En Europe, seules la Grande Bretagne et la France (depuis décembre 2007) acceptent les dons des gays. A l’inverse, la Pologne est sur le point de les interdire.

Selon les experts du service fédéral de surveillance de la santé publique et du développement social, dans les 10 dernières années, le nombre de donneurs de sang en Russie a diminué de 4 à 1,8 million de personnes. Il n’y a donc que 13 donneurs pour 1000 habitants, soit deux fois moins que dans les autres pays d’Europe.

Acharnement anti-thérapeutique

Par Aurialie le 24.01.2008 à 23h22

Un homme à qui on a diagnostiqué le HIV, une tuberculose, une cataracte, une tumeur au rein, une infection des ganglions lymphatiques, ainsi que des problèmes cardiaques, doit-il rester en prison, sans soins, alors que son procès n’a pas encore eu lieu ? La Cour européenne des droits de l’homme répond non, bien sûr, la justice russe oui, sûrement parce que l’homme en question, Vassili Aleksanian, est l’ancien vice-président de Youkos, poursuivi pour fraude fiscale.

Par trois fois, la Cour européenne a exigé qu’il soit transféré dans un hôpital spécialisé et qu’un traitement lui soit prodigué, sans quoi une plainte pour violation du droit à la vie par torture ou traitement inhumain et dégradant serait déposée contre la Fédération de Russie.
Amnesty International suit également cette affaire et demande d’envoyer aux autorités russes un appel :

  • les exhortant de transférer immédiatement Vassili Aleksanian dans un hôpital spécialisé pour les malades du VIH/sida, où sa maladie pourra être traitée de manière adéquate ;
  • leur demandant de se conformer à la Cour européenne des droits de l’homme qui exige que toutes les mesures soient prises pour sauvegarder la santé de Vassilii Aleksanian, et d’informer la Cour sur le traitement suivi ;
  • exprimant son inquiétude sur un procès qui pourrait se dérouler avec un accusé dans l’incapacité de participer efficacement à sa défense, en violation des normes internationales d’équité ;
  • appelant au report du procès, jusqu’à ce que son état de santé lui permette de participer au processus judiciaire.

Toutes les adresses sont ici, en bas de page.

Photo : Gazeta.ru

Appel à la libération d'Andreï Novikov

Par Aurialie le 23.11.2007 à 00h05

Envoyé spécial diffusait ce soir un bon reportage de Marion Loizeau sur Anna Politikovskaïa, un an après sa mort (et en prolongement, sur la situation de la presse libre en Russie). Les images d’archives de son mari, montrant l’origine de son engagement, et les dernières interviews qu’elle avaient accordées avant son assassinat, étaient particulièrement émouvantes.

La dernière partie du reportage relatait le sort du journaliste d’opposition Andreï Novikov, enfermé depuis 10 mois dans un hôpital psychiatrique de Rybinsk, comme Larysa Arap il y a quelques mois. Il est accusé d’incitation à la perpétration d’actions extrémistes, suite à la publication sur Internet de deux articles, comportant les phrases suivantes : "Les paroles d’Allah sont là comme le glaive vengeur … Oui la volonté d’Allah se réalisera ! Oui Allah transformera en poussière ces maisons de tolérance, qui se multiplient dans toute la Russie (…) Rybinsk adore le diable, Iblis, qui dirige le monde. Nous ébranlerons les refuges de Satan et d’Iblis !" Novikov ne nie pas la paternité de ses mots, mais explique que ce sont des œuvres littéraires et non des appels à la haine.

Quoiqu’il en soit, cela ne nécessite certainement pas un enfermement et un traitement psychiatriques, dignes des années Brejnev. Il est donc nécessaire que la communauté internationale se mobilise pour faire sortir Andreï Novikov, (et les autres) comme cela a été le cas pour Larisa Arap.

Source image : Novaïa Gazeta

Armée folle : le chiffre du jour

Par Aurialie le 25.09.2007 à 00h20

En 2006, 8.200 appelés de l’Armée russe ont été renvoyés pour cause de maladie mentale, notamment pour des troubles névrotiques (2.700 cas) et des troubles de la personnalité (4.500 cas). Ces données, qui ont été annoncées hier à la Douma par le Direction générale militaro-médicale, pourraient expliquer, en partie seulement, les très nombreux faits de violence rapportés par le Mouvement des mères de soldats.

Source : Newsru.com

Psychiatrie politique

Dernièrement, les journaux français se sont fait écho de l’enfermement en hôpital psychiatrique de la militante, Larissa Arap, membre du mouvement d’opposition Front civique unifié. Pour avoir dénoncé les sévices infligés aux patients d’hôpitaux psychiatriques (électrochocs, viols, privation de nourriture, coups, ...), L. Arap s’est elle-même retrouvée enfermée contre son gré depuis le 5 juillet, alors qu’elle passait des examens pour renouveler son permis de conduire. Seule bonne nouvelle : une éventuelle sortie est prévue dans deux semaines, selon le médecin principal de l’hôpital psychiatrique.

Autre opposant au régime, autre enfermement :Nikolaï Balouev, membre du Parti national bolchevique, accusé de détention d’arme et de préparation d’attentat, doit rester dans un hôpital psychiatrique spécialisé de Novossibirsk jusqu’à guérison de son état considéré comme "malade", suite à une décision du tribunal local de Novossibirsk. Cependant les conclusions de la première expertise psychiatrique étaient tout autre : les experts de l’hôpital spécialisé ?3 de Novossibirsk ont conclu que Balouev était responsable de ses actes au moment de leur accomplissement, mais qu’une maladie mentale sous forme de "psychose réactive" s’était développée pendant sa garde à vue. L’accusation a alors demandé une contre-expertise, qui a été mené par l’Institut de psychiatrique sociale et juridique de Moscou. Les experts ont reconnu Balouev irresponsable, ce qui a permis au Tribunal de Novossibirsk, qui a également déclaré infondées les conclusions de la défense sur une fabrication de toute cette affaire, d’envoyer l’accusé en hôpital psychiatrique.

Pourquoi envoyer un jeune opposant en hôpital psychiatrique plutôt qu’en prison ? Pour les mêmes raisons qu’au temps de l’Union soviétique : isoler les prisonniers politiques du reste de la société, discréditer leur idées, les briser physiquement et mentalement. Et l’Institut de psychiatrique social et juridique de Moscou portant le nom du psychiatre russe Vladimir Serbsky a toujours été un instrument du pouvoir et de répression. Dans les années soviétiques, on compte parmi ses victimes le général Petro Grigorenko, le mathématicien Alexandre Essenin-Volpin, le poète Viktor Nekipelov et l’écrivain géorgien Zviad Gamsakhurdia, tous devenus des dissidents qui ont lutté contre les abus des autorités soviétiques.

La directrice de l’Institut a affirmé que la psychiatrie russe aujourd’hui n’était plus utilisée de façon abusive. Ce que réfute Iouri Savenko, président de l’association psychiatrique indépendante de Russie, en expliquant que de tout temps (soviétique et actuel), des institutions étaient spécialement conçues pour servir les intérêts de l’État. Il cite notamment l’affaire Boudanov, cet officier russe accusé d’avoir étranglé une jeune Tchétchène en mars 2000. L’Institut Serbsky avait déclaré Boudanov dément, donc irresponsable, au moment du meurtre. Des contre-enquêtes avaient été menées, notamment par l’Association, arrivant à des conclusions contraires. L’Institut, au lieu de faire valoir des arguments psychiatriques, avait alors déclaré que les experts de l’association avaient été payés. Le colonel Boudanov, après avoir été jugé irresponsable de son acte une première fois, a finalement été condamné à 10 ans d’emprisonnement en juillet 2003, remettant en cause la pertinence et la véracité des conclusions de l’Institut Serbskiy.

Il y a deux jours un responsable de l’Institut a déclaré dans le Daily Telegraph que le candidat à l’élection présidentielle russe de 2008, Vladimir Boukovski, était "sans aucun doute psychotique". "Après son arrestation, il a écrit des centaines de lettres de plaintes. Tout le monde ne fait pas ça. C’est une autre symptôme de sa condition", a-t-il poursuivi. Après avoir déclaré que Boukovski n’avait pas la nationalité russe, qu’il n’avait pas vécu 10 ans en Russie, que sa double nationalité russo-britannique l’empêchait de se présenter, les adversaires du dissident soviétique évoquent la maladie mentale comme raison à la non validation de sa candidature... Pourquoi le pouvoir russe a-t-il si peur de Vladimir Boukovski et des accusations de quelques éléments de la société civile ?
Photo1 : Instants de Folie de Julian Renard
Photo2 : Institut Serbsky sur Rol.ru
Photo3 : Nature Morte 2 de Antje Poppinga

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