Tous les articles sur le mot clé : prison

Les nouvelles technologies au service des prisonniers

Par Aurialie le 19.11.2008 à 00h09

Les prisons et le sort des prisonniers en Russie n’est pas un sujet qui laisse insensible et indifférent. Après l’instauration d’une journée de solidarité avec les prisonniers et la mise en place d’un réseau social pour détenus, anciens et actuels, par des personnes de l’opposition, c’est maintenant les autorités publiques qui veulent agir en leur faveur. Le service fédéral d’application des peines (FSIN) a décidé de mettre en place un site internet pour aider les personnes enfermées à retrouver du travail à la fin de leur détention. Cette année, 240.000 personnes (moyenne d’âge – 31 ans) sont sorties de prison, et selon les statistiques du ministère de l’Intérieur, 1/5 ont réussi à trouver un travail. Seulement 8% des employeurs se disent prêts à engager un ancien détenu et encore avec une réserve sur la cause de la détention.

Ces derniers jours, des organisations civiles et de défense des droits de l’Homme ont également annoncé mettre en place un système de communication gratuit (via Skype) entre prisonniers et leurs familles. Et les idées ne manquent pour permettre plus d’intéraction entre le monde carcéral et l’extérieur : des agents de la prison de la Bourtyka à Moscou ont ouvert au printemps un site pour attirer des travailleurs des autres régions, la demande en gardiens n’étant pas satisfaite par les Moscovites. Une possibilité : engager d’anciens prisonniers comme gardien.

Source : Utro.ru

S. Bakhmina veut accoucher en paix

Par Aurialie le 05.11.2008 à 23h39

Quelques jours avant son accouchement, Svetlana Bakhmina, l’ancienne juriste de Ioukos condamnée à 6,5 années d’emprisonnement pour détournement de fonds et fraude fiscale, demande à être placée à l’écart du tumulte, lié à sa situation. Voilà plusieurs semaines que défenseurs de droits de l’Homme, journalistes, hommes politiques, artistes, ... se mobilisent pour obtenir sa grâce auprès du président Medvedev. A ce jour plus de 80.000 personnes ont signé la pétition de demande de grâce.

Le chef de la direction du service fédéral d’exécution des peines de Mordovie, Victor Malkov, a fait part aujourd’hui de cette déclaration de Svetlana Bakhmina : "Ayant pris connaissance des nombreux débats dans les médias, je vous demande d’informer toutes les personnes concernées que, compte tenu de mon état de santé actuel, je ne souhaite rencontrer personne, excepté les médecins traitants et ma famille. Pour des raisons évidentes, le plus important pour moi en cette période est de me reposer. (...) Les conditions de ma détention et mon état de santé sont satisfaisants. On m’assure les soins nécessaires."

Etre ancienne juriste de Ioukos, icône des défenseurs de droits de l’homme et prisonnière depuis 4 ans est en effet une situation peu appropriée pour une femme enceinte.

Source : Grani.ru

Quelques nouvelles de Biélorussie

Alors qu’Alexandre Loukachenko estime qu’il n’y a pas de crise en Biélorussie et que le gouvernement n’aidera donc pas les entreprises locales, un jeune activiste qui participait à une manifestation pour le petit entrepreneuriat en janvier, a été arrêté cette semaine. Jusqu’à présent Alexandre Borozenko se trouvait en Pologne pour ses études, son retour sur sa terre natale s’est de suite suivi d’une arrestation. Quelques mois plus tôt, 11 autres personnes avaient été condamnées à de la prison, dont 9 avec sursis, mais tous avaient finalement été relâchés le mois dernier, Loukachenko souhaitant améliorer ses relations avec l’Occident. Les opposants au président biélorusse commencent à mener des actions pour demander la libération de ce nouveau prisonnier politique.

Le dernier film documentaire de Vladimir Kolos, Ada Gallery, peut être une illustration des difficultés décriées par Alexandre Borozenko. Narrant l’ouverture et les tracas d’une galerie d’art en Biélorussie, il a reçu jeudi le Prix Europe, prix spécial de l’Europarlement dans la catégorie film documentaire au festival international des programmes télé et radio de Berlin. Ada Gallery sera en compétition au 8e festival international du documentaire de création de la Rochelle, débutant vendredi prochain.

Photo : Charter 97

Solovki, l'ile où est né le goulag

Par Aurialie le 15.10.2008 à 00h20

Le site des Droits de l’Homme en Russie nous rappelle aujourd’hui que l’histoire du camp de travaux forcés de l’archipel Solovetsky a commencé il y a 85 ans, suite à une décret de Lénine le 13 octobre 1923. Avec la transformation de ce monastère en colonie pénitentiaire à mission spéciale, c’est l’histoire même du goulag qui commence.

Les sources d’informations pour en apprendre plus sur le système du goulag et plus particulièrement sur le camp Solovki ne manquent pas. Je conseille tout de même la lecture de ce très riche site canadien solovki.ca et des romans d’Alexandre Soljénitsyne, Varlam Chalamov et Evguenia Ginzbourg.

Free Svetlana Bakhmina

Par Aurialie le 10.10.2008 à 23h11
Помочь Светлане Бахминой
Quand une femme enceinte de huit mois, déjà mère de deux enfants (de 7 et 9 ans), incarcérée pour des raisons politiques, se voit refuser sa libération anticipée après avoir purgé la moitié de sa peine, les internautes se mobilisent pour essayer de la faire sortir. Vous êtes invité à vous rendre sur le site bakhmina.ru pour signer une lettre demandant au président Medvedev de gracier Svetlana Bakhmina , ancienne chef adjoint du département juridique de Ioukos. En trois jours, plus de 12.000 personnes ont signé la demande de grâce. La petite bannière verte permet de voir l’évolution du nombre de signataires.

14 000 mafieux lâchés dans la nature

Par Aurialie le 09.10.2008 à 00h04

Via Courrier International

Ayant purgé leur peine d’emprisonnement, environ 14 000 détenus de la région russe de Sverdlovsk, située dans l’Oural, vont être libérés d’ici la fin de 2008. C’est deux fois plus que les années précédentes. La Komsomolskaïa Pravda rappelle que la région de Sverdlovsk est tristement réputée pour l’impitoyable et sanglante guerre des gangs qui opposa des organisations mafieuses rivales – les groupes Ouralmach et Centre – dans les années 1990.

Durant cette période, la police a emprisonné par milliers de dangereux criminels. Leur libération est désormais imminente. Sur les 14 000 prisonniers libérables, 4 000 sont des mafieux condamnés pour des crimes particulièrement graves. L’absence de programme de réinsertion fait craindre une explosion de la criminalité jusque dans la capitale russe, rapporte le journal moscovite.

En illustration, une photo prise à Ekaterinbourg (capitale administrative de l’oblast de Sverdlovsk), représentant la tombe d’un de ces mafieux tués en 1992 : une table en marbre pour ses amis qui voudraient boire un verre à sa santé, des clés de Mercedes dans sa main droite, la grande classe !

Une pensée pour les oppressés turkmènes

Il y a deux ans, la correspondante de Radio Free Europe/Radio Liberty au Turkménistan, Ogoulsapar Mouradova, mourrait, torturée en prison. Elle purgeait alors une peine de six ans d’emprisonnement, du fait de son engagement quotidien pour la liberté et le respect des droits de l’Homme. A la même époque, le journaliste Annakourban Amanklytchev et le militant des droits de l’Homme Sapardourdy Khadjiev, étaient condamnés pour la même raison à 6 et 7 ans de prison.

Ces trois activistes avaient pour autre point commun d’avoir été interviewés par une journaliste française pour un reportage diffusé dans l’émission Envoyé Spécial. Certains pensent d’ailleurs que c’est à cause de cela qu’ils ont été emprisonnés. Or le tournage s’était déroulé en mars, les arrestations en juin (officiellement pour trafic d’armes et de drogue), les condamnations en août, la mort d’Ogoulsapar en septembre, et ce quelques jours avant la diffusion du reportage en France.

A l’occasion du sommet Union européenne/Asie Centrale le 18 septembre, des militants de Reporters sans frontières ont occupé pacifiquement l’ambassade du Turkménistan à Paris, pendant deux heures, pour exiger la libération d’Annakourban Amanklytchev et de Sapardourdy Khadjiev et réclamer des explications sur les conditions de la mort d’Ogoulsapar Mouradova. "Les autorités turkmènes doivent cesser leur acharnement contre les journalistes et tous ceux qui critiquent la politique ultra-autoritaire du gouvernement", a déclaré Reporters sans frontières. L’élection de Gourbangouly Berdymoukhammedov, après la mort du dictateur Niazov, n’a pas apporté la libéralisation tant attendue dans ce pays.

Photo : Reporters sans frontières

L'abus de pouvoir d'un chef de prison

Continuons notre série "prison" avec cette effarante histoire d’abus de pouvoir dans un établissement pénitentiaire de Krasnodar. Anatoli Ataev, condamné à 5 ans de prison pour entreprise illégale et fraude, a obtenu sa libération anticipée le 5 août dernier par un tribunal du district, après 2 ans et 9 mois de privation de liberté. Avant d’appliquer cette décision à effet immédiat, Vladimir Nikolaev, responsable de la prison, a voulu en vérifier la légalité. Il a même ignoré un courrier du vice-président du tribunal confirmant le lendemain que cette disposition devait être appliquée immédiatement, "en toute diligence". Les avocats d’Ataev ont alors déposé une plainte au service fédéral d’exécution des peines et ont demandé de l’aide au Comité contre la torture (qui fêtait ses 8 ans d’existence le 30 août).

Le 14 août, la situation n’ayant pas évolué, Ataev a entamé une grève de la faim et le Comité a porté l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’Homme. Il a reçu hier une copie des réponses faites par la Russie sur l’affaire : celle-ci a reconnu qu’Anatoli Ataev était toujours en détention, malgré la décision de libération conditionnelle, et elle a informé la Cour "que les organismes concernées prenaient toutes les mesures possibles en vue d’éclaircir la situation et restitueraient les droits violés du demandeur en cas de violation réelle."

Aujourd’hui, A. Ataev est enfermé depuis un mois à cause de l’entêtement d’un chef de prison, qui abuse clairement de son autorité, sans que les organes judiciaires n’arrivent à lui faire entendre raison. A se demander si V. Nikolaev a entendu la déclaration de Medvedev le 20 mars, à la réunion solennelle consacrée au 85e anniversaire de la Cour suprême : "L’un des aspects les plus importants des réformes est le fait que la justice russe a cessé d’être exclusivement punitive. Elle se transforme en système de protection des droits de l’homme."

Source photo : Comité contre la torture

Le chiffre du jour : 15 millions

Par Aurialie le 03.09.2008 à 23h17

Au cours des 16 dernières années, près de 15 millions de personnes ont été reconnues coupables d’une infraction pénale en Russie (environ un million par an), ce qui représente un dixième de la population russe et un quart de la population mascule adulte. Et parmi ces 15 millions, un tiers a été condamné à de la prison ferme.

Ces chiffres sont avancés par Vladimir Radchenko, ancien juge à la Cour suprême et actuel chef de l’Institut de législation et droit comparé du gouvernement russe. Pour comparaison, entre 1987 et 1991, "seulement" un demi-million de Soviétiques étaient condamnés chaque année.

Paradoxalement, cette augmentation du nombre de condamnations ne réduit pas la criminalité dans la société, mais au contraire conduit à sa criminalisation : de plus en plus de Russes passent par la case prison, avec tous les risques de mauvaises relations que cela peut engendrer, avant de réintégrer la société, sans aucune réinsertion. Radchenko remarque également que l’augmentation du nombre de condamnations a dépassé l’augmentation de la criminalité, ce qui montre la nature répressive du droit pénal en Russie et la nécessité d’une reforme du code pénal.

Derniers chiffres à titre comparatif : il y a actuellement 2,245 millions de prisonniers aux États-Unis (soit 0,75% de sa population totale - le taux le plus élevé d’emprisonnement au monde), 895.000 en Russie (soit 0,63% de sa population totale et 2e taux d’emprisonnement le plus élevé), et 63.000 en France (soit 0,09% de la population française, un des taux les plus faibles, pas très éloigné des pays nordiques).

Un site pour trouver la meilleure prison

Par Aurialie le 02.09.2008 à 00h17

L’Union des prisonniers a officiellement déposé hier à la mairie de Moscou une demande de manifestation au Parc Gorki pour le 14 septembre, journée de solidarité avec les prisonniers. Un réseau social spécifique pour ces derniers a été mis en place à cette occasion par les organisateurs : sokamerniki.net.

Les détenus pourront ainsi retrouver leur compagnons de cellule, inviter des amis à leur audience au tribunal, échanger des informations sur les centres de rétention, les procureurs, les avocats ou les enquêtes ; ou encore mettre leurs photographies et morceaux de musiques préférés. Ce site, qui n’est pas ouvert depuis longtemps, a déjà 140 personnes inscrites, dont 83 détenus, actuels ou anciens, principalement des prisonniers politiques. On pourrait croire à une nouvelle blague du type FSBook, mais il semble que cela ne soit pas vraiment le cas.

Source image : sokamerniki.net

Et de trois !

Que se passe-t-il dans la tête du président biélorusse, Alexandre Loukachenko ? Par un décret présidentiel, il a gracié aujourd’hui deux opposants, considérés comme des prisonniers politiques, quatre jours après la libération d’Alexandre Kozouline. Sergueï Parsioukevitch s’est vu attribué une peine de deux ans d’enfermement pour violence physique contre des forces de l’ordre en janvier 2008. Pour le même motif, le jeune activiste, Andreï Kim, enfermé depuis 7 mois, a été condamné à 1,5 année d’emprisonnement. Sur ses conditions d’emprisonnement et de libération, il a déclaré à sa sortie de prison : "On m’a mis aujourd’hui devant le fait accompli ’Tu es libre’. On m’a réveillé ce matin, on m’a donné 7 minutes pour rassembler mes affaires et on m’a libéré. On m’a dit que j’avais été gracié par un décret de Loukachenko. On m’a arrêté sans aucune forme et on m’a libéré de la même façon."

Mais point de bonté d’âme, Loukachenko n’a plus supporté la pression exercée par l’Union européenne et les Etats-Unis pour obtenir la libération des prisonniers politiques. A terme, des sanctions économiques étaient même été envisagées en cas de refus du pouvoir biélorusse. Pour la Commissaire chargée des relations extérieures Benita Ferrero-Waldner, ces libérations est un "pas positif, que l’Union européenne attendait depuis longtemps" : "J’espère que la libération de Kozouline donnera une impulsion positive dans le développement des relations entre la Biélorussie et l’UE."

Cependant, avant les libérations d’aujourd’hui, Lluís Maria de Puig, président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), avait déclaré : "La démocratie et les droits de l’homme ne souffrent aucune concession. L’APCE tiendra évidemment compte des efforts significatifs et durables des autorités, mais ne fermera pas pour autant les yeux sur les violations des libertés et des droits universels. En particulier, une observation attentive de l’actuelle période préélectorale [des élections législatives sont prévus le 28 septembre 2008] permettra de déterminer si les autorités sont disposées à créer les conditions nécessaires à la tenue d’élections libres et équitables, qui sont l’élément de base de toute démocratie." Les élections parlementaires seront donc un test important pour Loukachenko.

Photos : Sergueï Parsioukevitch et Andreï Kim, source - Charter97.org

Alexandre Kozouline est libre

Par Aurialie le 16.08.2008 à 23h34

Télex : Aujourd’hui, 16 août, jour de la solidarité biélorusse, l’un des prisonniers politiques biélorusses les plus connus, l’opposant Alexandre Kozouline a été libéré, à la surprise générale. Les conditions de sa libération ne sont pas encore connues, mais sa fille a déclaré à l’AFP, qu’il allait rentrer chez lui avec certitude. A. Kozouline pourra ainsi assister, lundi, aux obsèques de son beau-père, le père de sa femme, elle-même décédée en février 2008. Il donnera également une conférence de presse lundi.

Portrait d'un humaniste : A. Pristavkine

La mort d’Alexandre Soljenitsyne a remis à la une du site du Monde un artcicle sur la mort de l’écrivain Anatoli Pristavkine, ancien président de la commission des grâces présidentielles de Russie, décédé le 11 juillet dernier, à Moscou, à l’âge de 76 ans. Ecrivain et humaniste, il mérite d’être connu, donc voilà son portrait par Daniel Vernet.

Anatoli Pristavkine a connu la gloire littéraire tardivement quand son roman Un nuage d’or sur le Caucase a été enfin autorisé en URSS, du temps de Mikhaïl Gorbatchev. Ce fut un immense succès. Le livre, qui traite de la déportation du peuple tchétchène sous Staline, a été traduit en une trentaine de langues et vendu à plusieurs millions d’exemplaires.

Il était né le 17 octobre 1931. Orphelin - ses parents sont morts pendant la seconde guerre mondiale -, il s’est enfui à 14 ans de l’institution dans laquelle il avait été placé et a erré dans le pays avec les bandes d’enfants des rues pourchassées par la police. Il en a tiré Les Petits Coucous, un roman paru en France en 1991. Dans les années 1960, il a participé à la construction de la centrale hydroélectrique de Bratsk, en Sibérie, qui a été aussi la matière à un roman.

Mais c’est surtout dans les années 1990 qu’Anatoli Pristavkine s’est fait connaître. Sur la recommandation du défenseur des droits de l’homme Sergueï Kovalev, il a été nommé en 1992 par Boris Eltsine président de la commission des grâces présidentielles.

Cette commission, composée d’intellectuels, devait examiner les dossiers des détenus, notamment des condamnés à mort. Dans un pays où l’abolition de la peine de mort ne rencontre le soutien ni de la population ni de la grande majorité des hommes politiques, elle avait pour raison d’être d’essayer d’humaniser un peu un système carcéral où règne l’arbitraire. Par rapport au nombre d’habitants, la population carcérale de Russie est une des plus élevées au monde. Chaque année, 10 000 prisonniers meurent de malnutrition, d’étouffement à cause de l’entassement dans les cellules, de maladie, notamment de la tuberculose.

Pendant ses dix ans d’existence, la commission présidée par Prostavkine a examiné plus de 50 000 dossiers et gracié plus de 12 000 condamnés à mort. Elle était une épine dans la chair du FSB (ex-KGB), la police politique qui contrôle aussi la justice. Vladimir Poutine, alors président de la Russie, l’a supprimée en 2001.

Source photo : Lenta.ru

La dure vie d'un prisonnier politique

Par Aurialie le 19.07.2008 à 01h51

Quand un leader de l’opposition biélorusse, Anatoli Lebedko, inculpé pour diffamation envers le président Loukachenko, s’approche trop près d’une frontière (lituanienne en l’occurrence), il est forcément arrêté pour violation du régime frontalier (article 23.30 du code administratif biélorusse). Venu à Ochmiani pour rencontrer d’autres candidats de l’opposition aux élections législatives (qui auront lieu le 28 septembre 2008) et organiser des campagnes d’agitation, Lebedko a été obligé de quitter la ville dans les 24h suivant sa libération.

Et dans la série prisonnier politique, celui qui est considéré comme le 1er du Front Civil unifié depuis son arrestation le 26 novembre 2007, Andreï Grekov, aura 37 ans demain. Courrier et colis peuvent être envoyés à l’adresse suivante : 344064, г. Ростов-на-Дону, ул. Тоннельная 4. УЧ-398/2, ПФРСИ. Камера 4 Грекову Андрею Анатольевичу.

Photo : Anatoli Lebedko (Lenta) et Andreï Grekov (Kasparov.ru)

Pas de sport sur les morts

Par Aurialie le 18.07.2008 à 00h11

Telex : Je faisais mention mardi de la lettre de l’association Mémorial, envoyée au Ministère des situations extraordinaires, demandant l’annulation d’une compétition sportive sur la montagne Sekirnaïa, l’un des pires endroits de la prison de l’archipel Solovetski. Hier, le ministre Sergueï Choïgou a fait savoir à Mémorial que la compétition n’aurait finalement pas lieu sur la montagne tragique. Un combat gagné pour l’association.

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