Tous les articles sur le mot clé : manifestation

Deux clips, un même combat

Il y a bien longtemps que je n’avais pas bloggué, par manque de temps, mais aussi par manque d’envie. Les mêmes manifestations, les mêmes arrestations, les mêmes slogans, ... agrémentés d’arrestations d’espions aux Etats-Unis, d’une visite du président Sarkozy à Saint-Pétersbourg, d’une onzième place de la Russie au Concours de l’Eurovision.

Et pourtant aujourd’hui, je vais parler d’un mouvement civique, appelé Strategy 31, dont le but est de défendre l’article 31 de la Constitution russe, garantissant aux citoyens le droit de se réunir pacifiquement. La 1e manifestation s’est tenue il y a près d’un an, le 31 juillet 2009 à Moscou. Depuis, les actions de Strategy-31 se sont développées dans plusieurs villes de Russie le 31 de chaque mois.

Ci-dessous, vous pouvez voir deux clips faisant référence aux actions de ce mouvement et montrant des images des précédentes manifestations. La 1e vidéo est une chanson du groupe Podpolnyi Front, projet musical de musiciens pétersbourgeois formé à l’occasion du combat contre la construction d’une tour de 400m dans le centre de Saint-Pétersbourg. Le groupe est composé de Vadim Kourylev, guitariste du groupe Elektritcheskie Partizany, de Mikhaïl Borzykine, leader du groupe Televizor, d’Alexandre Tchernetski de Raznye Lioudi, de Sergueï Parachtchouk, soliste du groupe NEP et des musiciens Mikhaïl Novitski et Iouri Roulev.

Vous pouvez retrouver la transcription des paroles ici.

Et pour qu’il y en ait pour tous les goûts et tous les styles, la 2e vidéo est un rap du groupe Noize FM, dont vous pouvez retrouver la transcription des paroles .

Voilà de quoi attirer du monde aux prochaines manifestations du 31 juillet, non ?

Le 1e mai a 120 ans

Par Aurialie le 09.05.2010 à 22h59

Lors des manifestations du 1e mai, le dessinateur Evgueni Osipof a publié cette image en parallèle d’une illustration célébrant, en 1989, les 100 ans de la journée de solidarité internationale des travailleurs.

Sur les pancartes de ces manifestants, ce ne sont pas les habituels slogans que nous pouvons lire, du genre "réduction du temps de travail", "baisse de l’age du départ en retraite", "hausse des salaires", ... A la place, il est écrit : "A nous la vie privée", "La vie est courte", "Le bonheur, c’est aimer et être aimé", "Prolétaires, unissez-vous deux par deux", "Assez de la politique", ...

L’auteur précise en légende que de l’impétuosité qui subsistait encore pendant la Pérestroïka, il ne reste qu’un "tous au pique-nique !". Cent vingt ans après la décision de faire de chaque 1er mai une journée de manifestation ayant pour objectif la réduction de la journée de travail à huit heures, Osipof semble dire que l’esprit de l’internationale ouvrière est mort... ou presque. C’est vrai que cette année, les gens ont certainement plus regretté que le 1e mai soit un samedi, plutôt que le nombre peu élevé de manifestants.

Source image : Evgueni Osipof

Un jour, une photo

Par Aurialie le 15.04.2010 à 00h53

"Les jardins sont les poumons de la ville", tel est le slogan écrit sur la pancarte de ce jeune homme, présent avec 2 à 300 personnes à une manifestation pour la sauvegarde d’un square de la rue d’Ivan Fomine à Moscou le 3 avril 2010.

Toutes les photos de la manifestation sont ici.

Source : Сообщество Движения сопротивления имени Петра Алексеева (ДСПА) (communauté du Mouvement de résistance Pierre Alekseev-DSPA)

Appel pour la libération de Valentin Ourousov

Par Aurialie le 29.03.2010 à 00h34

Il y a bientôt un an, j’avais évoqué la condamnation du syndicaliste Valentin Ourousov. Cette semaine, j’ai reçu un appel pour sa libération, sa santé ne permettant pas un maintien en détention. Je vous le livre tel quel :

Le syndicaliste Valentin Ourousov est en prison depuis plus d’un an. Son crime ? Il avait fondé en 2007 un syndicat indépendant, « Prosvoboda », dans l’entreprise d’extraction de diamants ALROSA, sise dans la République de Sakha-Iakoutie.

ALROSA est une entreprise florissante : c’est le premier producteur russe de diamants. En 2009 ALROSA a vendu 25 % des diamants bruts achetés dans le monde. ALROSA a annoncé avoir devancé cette même année le bostwanais Debswana et le sud-africain De Beers dans la production de carats. Le conseil de surveillance d’ALROSA est présidé par le ministre russe des finances, Koudrine, flanqué du premier ministre de la république de Sakha-Iakoutie, Egor Borissov et du vice-premier ministre, Guennadi Alexeiev. En août 2009 le premier ministre Vladimir Poutine a fait attribuer par l’Etat russe un soutien d’un milliard de dollars à ALROSA.

Le syndicat de Valentin Ourousov a vite rassemblé près d’un millier de membres, et a soumis à la direction une liste de revendications portant sur les conditions de travail et de rémunération des ouvriers et employés de l’entreprise. La réaction ne s’est pas fait attendre.

Le 13 septembre 2008, Valentin Ourousov a été arrêté et accusé de « détention de narcotiques » qu’en réalité, selon un procédé éprouvé, les policiers lui fourrèrent dans la poche au moment même de son arrestation. L’un des deux officiers de police chargés de l’opération fut d’ailleurs arrêté peu après pour malversations.

Le tribunal a d’abord condamné Valentin Ourousov à 6 ans de prison. A la suite d’une campagne menée en Russie et à l’étranger cette condamnation a d’abord été cassée en appel. Mais le tribunal régional l’a à nouveau condamné à 6 années de prison, réduites à 5 lors d’un second appel.

En même temps, la direction d’ALROSA a licencié tous les responsables du syndicat « Profsvoboda », les a fait inscrire sur une « liste noire » destinée à les empêcher de retrouver du travail. Elle a obtenu ce qu’elle voulait : le syndicat décapité a perdu plus de la moitié de ses adhérents. Le gouvernement de la République de Sakha (Iakoutie) reste quant à lui sourd aux appels lancés en faveur d’Ourousov, et ne semble être sensible qu’aux exigences de la direction d’ALROSA.

Ourousov est atteint d’une maladie des reins qui a nécessité son hospitalisation bientôt suivie de son renvoi en cellule, où il est soumis au harcèlement de l’administration pénitentiaire.

Sa vie est en danger ! Son maintien en prison est une violation des libertés syndicales élémentaires.

Deux délégations de syndicalistes aux ambassades de Russie à Paris et à Berlin ont fait état de ces éléments, et ont réclamé sa libération, tout comme le syndicat des mineurs britanniques, et des militants ouvriers et démocratiques de Serbie. Pour sauver Ourousov et défendre les libertés syndicales cette exigence doit être largement reprise.

C’est pourquoi les soussignés réclament la libération immédiate de Valentin Ourousov.

Premiers signataires : Carine Clément, « Institut de l’Action collective » (IKD, Moscou), Jean-Jacques Marie, historien ;

Merci de renvoyer votre signature, en indiquant vos nom, prénom, et qualité, à Jean-Jacques Marie, jj.marie[at]club-internet.fr

L’appel en russe et ses signataires sont visibles ici.

Sauvons le Baïkal

Oulan-Oudé et Saint Pétersbourg hier, Moscou et Petrozavodsk aujourd’hui, des appels à la mobilisation pour sauver le Baïkal sont lancés dans de multiples villes de Russie. Depuis la réouverture d’une usine de cellulose sur les berges du lac, les protestations se font entendre dans la rue, sur le web (pétition sur SaveBaikal.ru, pétition d’un biologiste russe travaillant aux Etats-Unis) et même dans les urnes : le communiste Viktor Kondrachov a largement gagné l’élection municipale d’Irkoutsk, face au candidat de Russie unie.

Entre 200 et 800 personnes étaient présentes à la manifestation de Saint Pétersbourg. Outre les concerts, une collecte de papier toilette a été organisée dans le but de le transmettre à Vladimir Poutine, signataire de l’arrêté autorisant la réouverture de l’usine de pâte à papier et de cellulose à Baïkalsk, au bord du lac Baïkal.

Parallèlement, près de 700 personnes ont manifesté à Baïkalsk pour soutenir la décision de la réouverture de l’usine de cellulose car elle garantit environ 1.600 emplois.

Source photos : na6ludatelb

Plus qu'un corps

Par Aurialie le 22.03.2010 à 23h39

Cette photo est la copie conforme de la pochette du dernier album de Damien Saez J’accuse. Celle-ci n’a d’ailleurs pas eu l’autorisation d’être affichée dans le métro, car jugée dégradante pour l’image de la nature humaine. Et pourtant, que ce soit cette image, ou cette manifestation organisée le 8 mars (journée internationale de la femme) à Kiev, cette représentation de la femme dans un caddie dénonce le sexisme dans la publicité, le corps féminin utilisé comme un objet dans notre société de consommation.

Les slogans scandés par les quelques manifestants étaient "le sexisme est une maladie sociale", "nous en avons marre de supporter les humiliations, nous sommes plus qu’un corps”, "des fleurs aujourd’hui, l’esclavage au quotidien", "on ne donne pas la liberté – on prend la liberté", ...

Source photo : Moloyko Vasiliy via bigpicture.ru

Le phénomène Femen

Par Aurialie le 21.11.2009 à 02h23

Il est facile de dire que ces femmes n’ont pas froid aux yeux. Vêtues de tenue sexy, telles des jeunes filles embauchées pour promouvoir des boissons alcoolisées ou énergétiques dans les soirées, elles se sont mises ainsi en scène pour protester contre le harcèlement sexuel à l’université en Ukraine. Réunies devant le ministère des sciences et de l’éducation, situé au centre de Kiev, elles veulent montrer et dénoncer le comportement des professeurs persécutant les étudiantes pauvres.

Ces jeunes femmes sont des activistes du mouvement féministe FEMEN, dont la mission est de "créer les conditions les plus favorables pour des jeunes femmes souhaitant intégrer un groupe social dont l’idée générale est l’entraide mutuelle et la responsabilité sociale, contribuant ainsi à révéler les talents de chaque membre du Mouvement". Concrètement, elles souhaitent informer la société des problèmes et questions des femmes ukrainiennes, agir activement contre les tendances négatives mettant en danger la santé mentale et physique des femmes ukrainiennes, développer les qualités intellectuelles, morales et de leader des jeunes femmes en Ukraine, …

En août 2008, elles ont organisé une manifestation contre le tourisme sexuel où l’on pouvait lire, autour de jolies jeunes femmes couchées sur le sol entourées d’hommes et d’argent, le message "l’Ukraine n’est pas un bordel" en plusieurs langues. Leurs actions sont parfois en décalage avec leurs messages. Cet été, elles ont protesté contre le porno et exigé la fermeture de tous les accès au porno en Ukraine en manifestant le haut du corps totalement dénudé et le mot google (avec de multiples O) lisible sur leur dos. Il y a une dizaine de jours, elles ont mené l’action "Demarlezatsia" pour remontrer le morale des citadins "pendant cette difficile période d’épidémie" de grippe. Vêtues de sous-vêtements en gaze et d’imperméables ouverts, elles se promenaient dans le centre de Kiev en disant que le baiser était le meilleur moyen contre la dépression et qu’elles n’avaient pas peur de la grippe.

Les membres de Femen disent avoir créer une forme unique d’expression de soi basée sur le courage, la créativité, l’efficacité et le choc. Cette forme d’expression est en effet assez originale et montre qu’une femme peut être jolie, intelligente et féministe !

Source photo : Delfi

La rentrée de l'opposition en dessins

Par Aurialie le 06.09.2009 à 01h12

Lundi, à Moscou, différentes organisations mécontentes de la politique du gouvernement ont tenté d’organiser une manifestation pour la défense de l’article 31 de la Constitution russe sur la liberté de réunion. La manifestation étant interdite par la mairie, les forces de police étaient là en nombre pour garantir le maintien de l’ordre et arrêter les fauteurs de trouble.

Cette nouvelle n’aurait certainement pas fait l’objet d’un article (vu le manque de nouveauté), si je n’avais pas vu les peintures de Pavel Chevelev, qui a assisté à la manifestation (la preuve en image).

Ces dessins changent des habituelles photos et rendent bien compte de l’atmosphère du moment. Les quelques mots, publiés en complément de ses dessins, sont également un bon témoignage sur ce rassemblement : "J’ai eu une terrible impression. Il y avait beaucoup de kagébistes, des provocateurs, des agents travestis. Quelques personnes scandaient leur honte et on les arrêtaient, et les 60 autres prenaient des photos et se taisent. Si tu te tais, on ne te touchera pas. Il suffit que tu ouvres la bouche et ils te saisissent. Ce n’est pas très agréable, c’est effrayant. Je dessine les flics. Un vieillard s’approche et leur crie :
- Vous êtes les satrapes de Poutine, protégez Abramovitch, Khodorkovski !
- L’imbécile, ont dit les flics en hochant la tête.

Source image : Pavel Chevelev

Quelle peine pour les femmes enceintes emprisonnées ?

Par Aurialie le 20.07.2009 à 23h44

Le 14 juillet dernier à Saint-Pétersbourg, des femmes, membres du Parti national-bolchévique, manifestaient pour demander l’amnistie des femmes enceintes et des mères emprisonnées. Pour elles, le système fédéral d’application des peines (FSIN) est une grande Bastille moderne construite pour humilier et détruire la dignité humaine, et non pour rééduquer les criminels. "Nous trouvons que le système pénitentiaire de la Fédération de Russie doit être réformé radicalement et placé sous le contrôle de la société et des organisations de défense des droits de l’homme."

Au cours de cette manifestation, qui n’a pas réuni grand-monde pour être honnête, elles ont notamment demandé la libération de Tatiana Kharlamova, natsbol enceinte de 4 mois, emprisonnée depuis début juin. Son crime : accompagnée d’Igor Chtchouk, elle a allumé des fumigènes et distribué des tracts demandant le retour à la Russie des îles Bolchoï, Tarabarov et Bolchoï Oussouriisk cédées le 14 septembre 2008 à la Chine, la fin d’une coopération militaire sino-russe, "suicidaire pour la Russie" et le jugement "des criminels d’État du Kremlin, qui, en ayant cédé les îles, ont foulé aux pieds la Constitution et ont porté atteinte à l’intégrité territoriale de la Russie". Pendant 6 mois, ils ont été enfermés dans une prison de Khabarovsk, libérés le 1er avril 2009, mais sous surveillance des services secrets. Après avoir quitté Khabarovsk, ils ont été de nouveau arrêtés début juin 2009 et se trouvent en prison depuis. Le plus triste dans cette histoire, c’est que l’on apprenait hier que Tatiana avait perdu son bébé.

L’amnistie des femmes enceintes emprisonnées est une question intéressante, car comme le fait remarquer un commentaire : tous les prisonniers doivent être égaux et effectuer leur peine indépendamment de leur sexe, nationalité ou situation familiale et patrimoniale. Toutefois, l’article 25 de la déclaration universelle des droits de l’homme rappelle que "la maternité et l’enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales". En France, malgré les peines alternatives (travail d’intérêt général, amende…) ou les aménagements de peine (libération conditionnelle, placement à l’extérieur…) environ une cinquantaine d’enfants naissent de femmes incarcérées chaque année.

Source photo : namarsh.ru

En souvenir du 22 juin 1941

Par Aurialie le 22.06.2009 à 21h32

Alors que les Russes célébraient leur victoire sur l’Allemagne nazie le 9 juin dernier, aujourd’hui ils commémoraient l’entrée de l’Union soviétique dans la Seconde guerre mondiale, suite au lancement de l’opération Barbarossa et l’invasion de l’armée hitlérienne à 3h du matin. Ainsi 2.000 personnes ont pris part à l’opération le Quart de la Mémoire à Moscou, un rassemblement de vétérans et de jeunes dans la nuit du 21 au 22 juin. Deux adjectifs/sentiments me viennent à l’esprit en voyant cela : l’empathie pour ces vieilles personnes qui ont dû vivre l’annonce de l’invasion allemande avec beaucoup d’inquiétude et qui méritent qu’on les honorent, la désuétude de ce type de commémoration (et pas qu’en Russie ; le 14 juillet français est tout aussi désuet avec son défilé militaire), dont on devrait supprimer tous les aspects patriotiques et nationalistes, tels les uniformes militaires (portés par les jeunes notamment) ou les drapeaux avec Saint-Georges.

La cérémonie organisée par le parti Iabloko, qui a allumé 1418 bougies, symbolisant les 1418 jours de guerre (photo), a donc ma préférence, pour son côté plus intime.

Du soutien et encore du soutien

Par Aurialie le 10.06.2009 à 00h34

Une carte avec une tête de mort dans la main d’Artiom Loskoutov, dont j’ai maintes fois raconté l’histoire, voilà un parfait hommage au député européen suédois, issus du Parti pirate, qui va bientôt siéger au Parlement européen (même s’il y a peu de chance qu’il y ait un rapport). Quoiqu’il en soit (désolée de divaguer ainsi), Artiom (ou Artem selon la translitération française ou anglaise) passe, aujourd’hui 10 juin, en cassation pour demander sa remise en liberté. Son comité de soutien, quant à lui, continue à se mobiliser : manifestation, pétition, journée de solidarité, désir d’internationaliser la campagne de soutien, poursuite de la grève de la faim d’artistes de Saint-Pétersbourg, ...

Autre lieu, autre mobilisation qui mérite également d’être citée : les ouvriers au chômage de Pikalevo protestent pour réclamer la réouverture des usines de la ville et le règlement des arriérés de salaire. Le Premier ministre, V. Poutine, est intervenu en personne pour trouver une solution à la situation (ce qui a d’ailleurs inspiré ce dessin à Sergueï Elkin). On dit merci qui ? Merci Vladimir !

Source photo : Svobodanews

Le chiffre du jour : 116

Par Aurialie le 08.06.2009 à 01h09

C’est le nombre de kilos de vieux journaux et magazines apportés par un moscovite pour participer au premier écofestival de Moscou organisé par Greenpeace vendredi dernier, journée mondiale de l’environnement. L’entrée était gratuite, mais chaque participant devait apporter des papiers usagés pour pouvoir entrer. Au total, 3.000 personnes sont venues à l’écofestival et 2 tonnes de papier ont été collectées. Même le maire de Moscou, Iouri Loujkov, est venu avec 10 kilos de vieux papiers avant d’inaugurer le festival. Son intervention ne s’est pas faite sans difficultés, des membres du Parti national-bolchevik ayant scandé les slogans "Loujkov démission", "C’est notre ville", "Moscou n’est pas une décharge" (deux natsbols ont d’ailleurs été arrêtés pour "petit hooliganisme" et "meeting non-autorisé").

Pendant cette journée, différentes activités étaient organisées : concours créatifs, peinture sur des sacs en toile, origami avec le papier récolté, dessin de la "Ville, dans laquelle il fait bon vivre", questionnaire pour les enfants, concerts, … et pour finir la journée, projection du film Home de Yann Arthus-Bertrand. L’écologie est donc à la fête, comme le montre également le bon score du parti Europe écologie aux élections européennes.

Source photo : Greenpeace

Des artistes se mobilisent contre l'arbitraire

Par Aurialie le 06.06.2009 à 01h21

Voilà 9 jours que des artistes de Saint-Pétersbourg se sont mis en grève de la faim et tous les matins le directeur adjoint du Comité pour les questions de légalité, de droit et de sécurité, N.V. Stroumentov, passe les voir. Ce monsieur est notamment responsable de l’arrestation, illégale pour les artistes, de participants du défilé StreetParty du 1er mai. Mais d’autres forces de l’ordre viennent rendre visite aux grévistes, non pas pour prendre de leurs nouvelles, mais pour leur demander leurs papiers d’identité ou l’autorisation de faire ainsi une grève de la faim.

Pour rappel, cette action a débuté suite à l’incarcération de l’artiste Artiom Loskoutov (dont j’ai déjà parlé ici et ). Les artistes grévistes exigent des autorités fédérales la cessation des poursuites, mais aussi la création d’une commission publique de contrôle de l’activité du Centre de lutte contre l’extrémisme. Enfin, ils demandent aux autorités de Saint-Pétersbourg d’ouvrir une enquête pour arrestation illégale de participants lors d’une procession légitime (la StreetParty du 1e mai).

En illustration, vous voyez des tableaux peints lors de la grève de la faim. Tout le monde est invité à le rejoindre et à les soutenir.

Arrêtez-moi, je suis un artiste

Par Aurialie le 29.05.2009 à 00h41

Dans différentes villes de Russie sont organisées des actions de soutien et de solidarité avec l’artiste Artiom Loskoutov, arrêté la semaine dernière par le département "Э", le centre de lutte contre l’extrémisme. Manifestation (d’une dizaine de personnes) à Moscou, invitation à dessiner et grève de la faim d’artistes à Saint-Pétersbourg, performance artistique de l’artiste britannique Kimbal Bumstead à Novossibirsk (vidéo).

Pour toutes les personnes présentes à ces différentes actions, une certitude : l’affaire de vente de narcotique et de violation de l’ordre public a été montée de toutes pièces par la police politique pour faire taire l’artiste, et par extension pour faire taire les artistes.

Le chiffre du jour : 4

C’est le nombre de personnes arrêtées, non pas lors des célébrations du 1er mai, mais lors d’une manifestation contre l’interdiction des rassemblements publiques à Saint Pétersbourg ce dimanche. Trois sont membres du mouvement Solidarnost, un du parti Iabloko.

Selon les organisateurs, ce type de manifestation publique se déroule chaque semaine à Saint Pétersbourg. Ils demandent l’autorisation à la la mairie de manifester, mais celle-ci refuse toujours de la leur donner (Cette fois-ci, la raison pour laquelle la mairie n’a pas autorisé l’action de protestation était la présence d’un passage sous-terrain à l’endroit où devait se tenir les opposants et la tenue d’actions antiterroristes). Les activistes viennent tout de même, les policiers également.

Source : Lenta.ru

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