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On ne touche pas à la liberté des médias !

Une déclaration, une information qui se répand comme une trainée de poudre, un démenti : la liberté des médias fait réagir ... les médias. Le 18 novembre, Dmitri Medvedev déclare qu’il assigne un rôle prépondérant aux médias dans la résorption de la crise financière par le pays. Il précise que de la précision, de la délicatesse et de l’exactitude journalistiques dépendent de nombreux processus dans le pays.

Dans son édition du 19 novembre, le journal Kommersant fait un article sur la prochaine campagne du Parquet général contre les médias publiant des informations inexactes ou démesurées sur l’ampleur de la crise économique. Seraient en particulier visées les attaques contre les banques. Cette information n’est pas sans fondement, le journaliste du Kommersant écrit que le Parquet de la région de Sverdlovsk a déclaré qu’il commençait à vérifier les médias locaux qui pourraient déstabiliser le climat dans la région. D’autres journaux russes ont immédiatement jugé cette action des Parquets comme un début de censure contre les médias écrivant sur la crise financière.

Le soir même, les représentant du Parquet général de Russie ont déclaré qu’ils n’avaient pas l’intention de mener une vérification massives des médias, mais contrôleront attentivement la couverture de la situation sur le marché financier. Marian Gridneva, représentant officiel de l’institution, a rajouté : "Le Parquet général de Russie n’a pas l’intention d’instaurer une censure sur les médias. Il s’agit seulement d’exiger le respect de la législation et la publication d’information authentique, sans participer aux attaques informationnelles contre les organismes de crédit."

Les médias seront-ils rassurés par cette déclaration ? Rien n’est moins sûr. Le réseau Indymedia Russie ne souhaite pas relacher la pression et diffuser largement l’information sur le début de censure des médias indépendants.

Source image : Utro.ru

Le chiffre du jour : 4,3 millions

C’est le montant cumulé en euros des amendes que la Russie a dû payer à ses citoyens suite à des condamnations pour violation de leurs droits à la Cour européenne des droits de l’Homme.

Voilà là 10 ans que la Russie participe à la convention des droits de l’homme de la Cour européenne et pendant cette période 46.000 plaintes de citoyens russes ont été déposées, ce qui représente 20% de l’ensemble des plaintes.

Rien qu’en 2007, la Russie a perdu 140 affaires sur 192, dont 175 concernaient des violations de la Convention européenne des droits de l’Homme. Elle occupe alors la 4e place des amendes réglées en 2007, après la Turquie, la Grèce et la Roumanie. Entre janvier et avril 2008, il y a eu déjà 65 arrêts. La Russie est donc bien partie pour battre son record !

Source : Droits de l’Homme en Russie

Quand parler est nocif pour la liberté

Nouvel épisode dans l’affaire Khodorkovski : l’ancien patron de Ioukos s’est vu infligé 12 jours de cellule disciplinaire pour la publication dans le magazine Esquire de sa correspondance avec l’écrivain Boris Akounine.

Or le règlement intérieur de la prison interdit aux prisonniers de recevoir du courrier en dehors de la procédure. Cependant la violation de cette interdiction n’est confirmée par aucunes preuves, puisque Mikhaïl Khodorkovski n’a écrit aucunes lettres " illégales" et n’en a reçu aucunes, ont déclaré ses avocats. Ils s’appuient sur le fait qu’un prisonnier a droit sans restriction de communiquer avec ses défenseurs, qui peuvent lire tout document et prendre des notes sur ce qu’ils pensent utile à sa défense.

Trois membres du comité de soutien de Khodorkovski ont entamé une grève de la faim hier pour protester contre cette mise au cachot. Celle-ci devrait durer au moins jusqu’au 15 octobre, date de l’audience examinant le pourvoi en cassation des avocats de Khodorkovski sur sa demande de libération conditionnelle.

Il y a d’autres pays où accorder une interview peut avoir de graves conséquences sur la liberté de l’interviewé. En France, Jean-Marc Rouillan, qui a purgé la part incompressible de sa condamnation à la réclusion à perpétuité, est retourné en prison après répondu aux questions de l’Express sur ses possibles regrets sur ses actions passées en tant que membre d’Action directe.

Source photo : hro1.org

Free Svetlana Bakhmina

Par Aurialie le 10.10.2008 à 23h11
Помочь Светлане Бахминой
Quand une femme enceinte de huit mois, déjà mère de deux enfants (de 7 et 9 ans), incarcérée pour des raisons politiques, se voit refuser sa libération anticipée après avoir purgé la moitié de sa peine, les internautes se mobilisent pour essayer de la faire sortir. Vous êtes invité à vous rendre sur le site bakhmina.ru pour signer une lettre demandant au président Medvedev de gracier Svetlana Bakhmina , ancienne chef adjoint du département juridique de Ioukos. En trois jours, plus de 12.000 personnes ont signé la demande de grâce. La petite bannière verte permet de voir l’évolution du nombre de signataires.

14 000 mafieux lâchés dans la nature

Par Aurialie le 09.10.2008 à 00h04

Via Courrier International

Ayant purgé leur peine d’emprisonnement, environ 14 000 détenus de la région russe de Sverdlovsk, située dans l’Oural, vont être libérés d’ici la fin de 2008. C’est deux fois plus que les années précédentes. La Komsomolskaïa Pravda rappelle que la région de Sverdlovsk est tristement réputée pour l’impitoyable et sanglante guerre des gangs qui opposa des organisations mafieuses rivales – les groupes Ouralmach et Centre – dans les années 1990.

Durant cette période, la police a emprisonné par milliers de dangereux criminels. Leur libération est désormais imminente. Sur les 14 000 prisonniers libérables, 4 000 sont des mafieux condamnés pour des crimes particulièrement graves. L’absence de programme de réinsertion fait craindre une explosion de la criminalité jusque dans la capitale russe, rapporte le journal moscovite.

En illustration, une photo prise à Ekaterinbourg (capitale administrative de l’oblast de Sverdlovsk), représentant la tombe d’un de ces mafieux tués en 1992 : une table en marbre pour ses amis qui voudraient boire un verre à sa santé, des clés de Mercedes dans sa main droite, la grande classe !

L'imagination est-elle un crime ?

Par Aurialie le 07.10.2008 à 00h09

Après Savva Terentiev et Dmitri Soloviev, un nouvel internaute se trouve dans le collimateur de la justice russe. Dmitri Chirinkin, connu sur la plate-forme LiveJournal sous le pseudo de tetraox, a écrit, le 21 avril 2007, une semaine après le massacre de Virginia Tech, un texte, dans lequel il crie sa haine du genre humain : "J’ai acheté hier un pistolet. (...) Je vous déteste tous, je déteste Poutine, je déteste Kasparov, je déteste McDonald’s, je déteste Dom-2 [emission de télé réalité], je déteste le métro, je déteste la province russe. Je prendrai avec moi deux ou trois dizaines d’âmes. Je n’ai pas décidé pour le moment dans quelle université j’irai. Certainement à politekh [sorte de polytechnique, le prestige en moins]. Je la déteste. Je déteste aussi les autres "types d’université". Je déteste les gens."

Une enquête a été ouverte le 20 aout 2007 et le jeune internaute a reçu il y a quelques jours les résultats de l’expertise linguistique demandée par le ministère de la Justice. Voilà ce que dit l’expert, Irina Gart : "Du point de vue de la linguistique moderne, n’importe quelle inscription dans un journal en ligne (y compris le texte étudié) contenant une information est un message." Et le texte publié le 21 avril 2007 est un message "annonçant des actions dangereuses, dans le but de donner la mort à des gens."

Dans sa pages d’informations personnelles, Tetraox a pourtant mis le message suivant : "Le présent journal est une œuvre littéraire. Identifier les héros de l’œuvre donnée à leur auteur serait une erreur. Tout le monde est prévenu, je l’espère." Mais voilà, Tetraox est poursuivi selon l’article 207 du Code pénal "message sciemment mensonger au sujet d’un acte terroriste" et il risque pour cela 3 ans de prison... On ne plaisante avec l’imagination !

Source image : lenta.ru

Ci-joint l’expertise complète (9 pages) :

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Expertise complète

Le facteur n'est pas passé...

Par Aurialie le 25.09.2008 à 23h12

Des savants, inquiets du sort de leurs collègues enfermés pour des motifs politiques, ont envoyé il y a trois mois une lettre ouverte au président pour demander de trouver des solutions à cette situation. Les jours sont passés et la lettre s’est perdue en chemin. C’est ce que vient d’apprendre Ernst Tcherni, secrétaire responsable de Comité civique de défense des savants, après un mois et demi de recherches. La lettre a bien été transmise à l’administration présidentielle le 24 juin 2008, mais elle a atterri sur le bureau de l’adjoint du procureur général, Sabir Kekhlerov. Ensuite, plus de trace du courrier. Ernst Tcherni va s’adresser à Vladimir Loukine, représentant de droits de l’homme auprès du Président, pour le retrouver.

On ne sait pas pour le moment si la lettre ouverte envoyée il y a quatre mois par des défenseurs des droits de l’homme russes demandant la libération de 14 prisonniers politiques russes est arrivée. La prochaine fois, ils devraient de corrompre l’assistant(e) de Medvedev, selon l’indice de perception de la corruption de Transparancy Internartional la Russie occupe la 147e place sur 180.

On aura tout lu

Par Aurialie le 13.09.2008 à 23h07

La diversité des participants aux marches du désaccord se retrouve dans sa communauté web : diversité de parties, diversité d’idées. Alors quand un membre du blog a posté l’annonce d’une manifestation contre la radio Écho de Moscou, coupable de "soutenir les actions guerrières géorgiennes" et de "porter la responsabilité du génocide [des peuples ossète et russe] mené par les Etats-Unis et la Géorgie" (sic), on se dit vraiment qu’on aura tout lu et on ne s’étonne pas qu’un modérateur de la communauté ait enlevé l’article en mettant ce commentaire ironique : "il ne manque que l’ESM [Union eurasienne de la jeunesse, auteur de l’appel à manifester] pour que notre bonheur soit entier !"

Une nouvelle surprenante nous apprend également que l’association des mères de soldats a été condamnée pour diffamation envers l’unité militaire 3727 de Saint Pétersbourg, car elle l’aurait accusé à tort d’avoir forcé un jeune appelé à se prostituer. Mais elle ne compte pas en rester là et va se pourvoir en cassation, voire même à la Cour européenne des droits de l’homme, si besoin. Une Mère de soldat, ça ne se laisse pas faire !

Les chiens ne font pas des chats

Par Aurialie le 07.09.2008 à 02h52

La Mostra de Venise a récompensé ce week-end le cinéma d’auteur russe en la personne d’Alexeï Guerman Jr et son film Soldat en papier. Et il n’a reçu un simple prix de consolation, mais a été doublement primé : Lion d’argent de la meilleure réalisation et prix Osella de la meilleure photographie pour ses deux chefs opérateurs, Alisher Khamidhojaev et Maxim Drozdov.

Le film relate la préparation des premiers cosmonautes envoyés dans l’espace par l’URSS et le cas de conscience d’un médecin anticonformiste, chargé de superviser l’entraînement de jeunes gens dont la vie risque d’être sacrifiée. Fils du grand réalisateur Alexeï Guerman, qui a fêté ses 70 ans cet année et termine le montage de son dernier film Il est difficile d’être un Dieu (adaptation d’un roman de science-fiction des frères Strougatski), Alexeï Guerman Jr semble avoir hérité de son père la volonté de faire des films profonds et soignés.

Mais l’héritage paternel n’est pas toujours aussi facile à porter. Tsotne Gamsakhourdia, fils du premier président post-soviétique de la Géorgie, Zviad Gamsakhourdia (chassé du pouvoir en 1992 par l’opposition de l’époque et retrouvé 7 mois plus tard mort dans des circonstances jamais élucidées), a été arrêté jeudi à l’aéroport de Tbilissi pour trahison. Il était recherché depuis novembre 2007 pour avoir rencontré un diplomate russe lors des manifestations antigouvernementales de novembre 2007. On ne peut que lui souhaiter de ne pas finir comme son père.

PS : En russe, l’expression du titre se dit "яблоко от яблони недалеко падает".

L'abus de pouvoir d'un chef de prison

Continuons notre série "prison" avec cette effarante histoire d’abus de pouvoir dans un établissement pénitentiaire de Krasnodar. Anatoli Ataev, condamné à 5 ans de prison pour entreprise illégale et fraude, a obtenu sa libération anticipée le 5 août dernier par un tribunal du district, après 2 ans et 9 mois de privation de liberté. Avant d’appliquer cette décision à effet immédiat, Vladimir Nikolaev, responsable de la prison, a voulu en vérifier la légalité. Il a même ignoré un courrier du vice-président du tribunal confirmant le lendemain que cette disposition devait être appliquée immédiatement, "en toute diligence". Les avocats d’Ataev ont alors déposé une plainte au service fédéral d’exécution des peines et ont demandé de l’aide au Comité contre la torture (qui fêtait ses 8 ans d’existence le 30 août).

Le 14 août, la situation n’ayant pas évolué, Ataev a entamé une grève de la faim et le Comité a porté l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’Homme. Il a reçu hier une copie des réponses faites par la Russie sur l’affaire : celle-ci a reconnu qu’Anatoli Ataev était toujours en détention, malgré la décision de libération conditionnelle, et elle a informé la Cour "que les organismes concernées prenaient toutes les mesures possibles en vue d’éclaircir la situation et restitueraient les droits violés du demandeur en cas de violation réelle."

Aujourd’hui, A. Ataev est enfermé depuis un mois à cause de l’entêtement d’un chef de prison, qui abuse clairement de son autorité, sans que les organes judiciaires n’arrivent à lui faire entendre raison. A se demander si V. Nikolaev a entendu la déclaration de Medvedev le 20 mars, à la réunion solennelle consacrée au 85e anniversaire de la Cour suprême : "L’un des aspects les plus importants des réformes est le fait que la justice russe a cessé d’être exclusivement punitive. Elle se transforme en système de protection des droits de l’homme."

Source photo : Comité contre la torture

Le chiffre du jour : 15 millions

Par Aurialie le 03.09.2008 à 23h17

Au cours des 16 dernières années, près de 15 millions de personnes ont été reconnues coupables d’une infraction pénale en Russie (environ un million par an), ce qui représente un dixième de la population russe et un quart de la population mascule adulte. Et parmi ces 15 millions, un tiers a été condamné à de la prison ferme.

Ces chiffres sont avancés par Vladimir Radchenko, ancien juge à la Cour suprême et actuel chef de l’Institut de législation et droit comparé du gouvernement russe. Pour comparaison, entre 1987 et 1991, "seulement" un demi-million de Soviétiques étaient condamnés chaque année.

Paradoxalement, cette augmentation du nombre de condamnations ne réduit pas la criminalité dans la société, mais au contraire conduit à sa criminalisation : de plus en plus de Russes passent par la case prison, avec tous les risques de mauvaises relations que cela peut engendrer, avant de réintégrer la société, sans aucune réinsertion. Radchenko remarque également que l’augmentation du nombre de condamnations a dépassé l’augmentation de la criminalité, ce qui montre la nature répressive du droit pénal en Russie et la nécessité d’une reforme du code pénal.

Derniers chiffres à titre comparatif : il y a actuellement 2,245 millions de prisonniers aux États-Unis (soit 0,75% de sa population totale - le taux le plus élevé d’emprisonnement au monde), 895.000 en Russie (soit 0,63% de sa population totale et 2e taux d’emprisonnement le plus élevé), et 63.000 en France (soit 0,09% de la population française, un des taux les plus faibles, pas très éloigné des pays nordiques).

Un (petit) soutien pour le musée Sakharov

Par Aurialie le 22.07.2008 à 00h21

En décembre 2007, je relayais la demande de soutien financier du directeur du musée Sakharov, Youri Samodourov, pour continuer à faire fonctionner l’établissement portant la mémoire des persécutions staliniennes. Celui-ci a trouvé un donateur en la personne de Platon Lebedev, ancien patron de Menatep, banque liée au groupe Ioukos.

Lebedev a obtenu le 2 juin un jugement en sa faveur à la Cour européenne des droits de l’homme, obligeant la Russie à lui payer la somme de 10.000€ en compensation des différentes violations constatées lors de sa détention. La moitié de somme sera donnée au lycée de Koralovo, l’autre au musée Sakharov. Cinq mille euros, c’est un bon début, mais bien loin des 230.000€ nécessaires annuellement.

Source : Lenta.ru

Khodorkovski libre en octobre ?

Par Aurialie le 16.07.2008 à 23h28

C’est en tout cas ce qu’a affirmé le rédacteur en chef du journal Zavtra sur la radio Ekho Moskvy. Il aurait eu cette information de cercles hautement compétents. En échange, Mikhaïl Khodorkovski n’exercerait aucune activité politique, mais ne serait pas interdit de faire des affaires. Affabulation ou vérité ? La réponse en octobre.

Source : Lenta.ru

Des condamnations et un limogeage

La représentante russe auprès de la Cour européenne des droits de l’Homme, Veronika Milintchouk, a été limogée aujourd’hui par le président Dmitri Medvedev. Les nouvelles condamnations de la Russie à Strasbourg et donc, l’incapacité de Mme Milintchouk à protéger les intérêts de la Russie à la Cour, ne sont certainement pas étrangères à cette décision. 70.000€ à Mme Akhiyadova, 35.000€ à Mme Moussaïeva et 40.000€ à M. Oumarov, trois familles tchétchènes dont les fils avaient disparu en 2000 après avoir été retenus illégalement par des militaires russes et 10.000€ pour Evgueni Tchember, soldat ayant subi des traitements inhumains (lésion à la colonne vertébrale suite à une punition, invalidité permanente sans dédommagement)... la note est plutôt salée. D’autant plus que la Russie avait déjà était condamnée dans plusieurs affaires il y a trois semaines et que des plaintes sont déposées régulièrement. Le nouveau représentant, qui n’a pas encore été désigné, arrivera-t-il à faire cesser les condamnations ? Personnellement, j’en doute…

Une journée à la Cour européenne des droits de l'Homme

Par Aurialie le 16.06.2008 à 22h52

La Russie a l’habitude d’être poursuivie et condamnée à la Cour européenne des droits de l’Homme de Strasbourg. Et les nouvelles d’aujourd’hui confirment cette bien mauvaise habitude :
- condamnation à payer plus de 100.000€ à deux familles dont un proche avait disparu en Tchétchénie entre 2001 et 2003 ;
- condamnation à 5.000€ d’amende pour violation des droits et libertés d’un détenu, membre du parti national-bolchevique, Alexeï Makarov en avril 2006 ;
- plainte du Comité contre la torture au nom d’Alexandre Novocelov, violenté et torturé à Nijni-Novgorod en avril 2004 par des inconnus, qui se sont avérés des agents de la direction régionale du ministère de l’Intérieur ;
- plainte des musulmans d’Astrakhan au sujet de la démolition de la mosquée à l’entrée de la ville (les autorités municipales proposent d’en construire une autre, à l’extérieur de la ville, dans la steppe) ;
- plainte des organisations homosexuelles moscovites et demande d’une compensation de 30.000€ pour interdiction d’organiser une gay-pride en juin 2007.

Une journée ordinaire dans un pays où les droits de l’Homme sont parfois accessoires (malheureusement, la France connait aussi beaucoup de condamnations...)

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