Tous les articles sur le mot clé : histoire

KVN, l'indétrônable école du rire russe

Par Aurialie le 08.11.2008 à 23h54

Le KVN fête aujourd’hui ses 47 ans de création. Déjà évoqué brièvement sur ce blog, le Клуб Весёлых и Находчивых (Club des Joyeux et des Débrouillards) est une institution télévisuelle en Russie : 5 millions de téléspectateurs annuellement, 40 mille participants rien que dans la League supérieure, une organisation dans 180 villes russes, 1000 équipes estudiantines, 2000 équipes scolaires... Le principe du jeu est assez simple : des équipes, composées au moins de deux membres, s’affrontent à coup de blagues, improvisations, chansons et sketches, pour être élu la meilleure.

Qui va en Russie ne peut pas passer à côté d’une (re)diffusion de cette émission, apparue la 1e fois sur les écrans le 8 novembre 1961. La diffusion en direct n’a pas beaucoup plu aux censeurs soviétiques : certains bons mots ont été considérés comme antisoviétiques. Après une coupure de 14 ans (1972-1986), la relative liberté de la pérestroïka permet à l’émission de renaître et de connaître depuis une des plus longues longévités. Les hommes politiques aiment faire un tour dans ce programme populaire, même Medvedev et Poutine. Et preuve du succès de ce jeu, parfois difficile à comprendre pour les non-russophones : la création de leagues et compétitions à l’étranger, notamment en Israël, Allemagne, Australie, Portugal, ou encore aux Etats-Unis, dans les universités d’Harvard et Berkeley.

Video : Mikhail Galoustiane joue Gadia Petrovitch Khrenova, une petite fille qui s’est perdue.

Tbilissi, 9 avril 1989

Par Aurialie le 29.10.2008 à 00h49

Très beau cliché du journaliste et photographe Iouri Rost, publié dans Novaya Gazeta à la suite des évènements tragiques entre l’Abkhazie, la Géorgie et la Russie cet été. En avril1989, les tensions existaient déjà entre ces 3 régions. L’Abkhazie exigeait son détachement de la Géorgie et sa promotion en seizième république fédérée de l’Union soviétique. Les Géorgiens y voyait une tentative du PCUS de briser leur propres aspirations nationalistes à l’indépendance.

Le 8 avril 1989, dans la capitale Tbilissi, plus de dix mille personnes ont manifesté leur soutien aux deux cents grévistes de la faim qui protestaient contre les revendications sécessionnistes de l’Abkhazie. Lors des émeutes de la nuit, des manifestants ont bravé le couvre-feu, les forces de l’ordre ont alors employé des gaz innervants et tué près de 50 personnes (source Wikipedia)

Le texte accompagnant la photo rappelle les liens qui unissent la Russie et la Géorgie : "Nos soldats sont dans les mêmes fosses communes des deux Guerres mondiales. Nos langues se sont entrelacées par de grandioses traductions des poètes géorgiens et russes. Nos cultures, en se développant indépendamment, partent des racines d’une même terre, d’une même foi (...). La terreur et la honte chez nous est aussi la même : le bolchevisme et Staline. Nous sommes du même sang."

Moussa Djalil honoré à Moscou

Par Aurialie le 27.10.2008 à 00h29

Ceux qui sont passés un jour à Kazan ont certainement vu près du Kremlin l’immense statue d’un homme les mains liées dans le dos et les jambes enroulés de fil barbelé. Ce monument, représentant le célèbre poète tatare Moussa Djalil (Муса Джалиль), décédé tragiquement en 1944, a été érigé en 1966 à l’occasion du 60e anniversaire de sa naissance.

Moussa Djalil est bien plus qu’un poète, c’est un héros de l’Union soviétique et de la Seconde guerre mondiale. Engagé volontaire dans l’Armée Rouge en 1941, sévèrement blessé en 1942, il est fait prisonnier et embrigadé de force dans une légion de la Wehrmacht, où il organise un groupe de résistance antifasciste. En août 1943, son projet est découvert, il est alors arrêté, torturé et incarcéré dans la prison de Moabit à Berlin. C’est là, quelques mois avant sa condamnation à mort, qu’il a écrit ses dernières poésies Les Cahiers de Moabit, où il raconte ses souffrances, le courage des soldats soviétiques, leur foi en la victoire sur l’ennemi.

Cependant, en 1946, les autorités soviétiques pensent qu’il se cache en Europe de l’Ouest et l’accusent d’avoir trahi la patrie et d’être un ennemi du peuple. C’est la découverte de ses Cahiers et les efforts des écrivains tatares qui permettent de laver l’honneur de Moussa Djalil. Il est élevé au grade de héros de l’Union soviétique à titre posthume en 1956. Vendredi, une statue en son honneur était inaugurée à Moscou, c’est la sixième en Russie.

Nous autres, 1e contre-utopie

Par Aurialie le 20.10.2008 à 00h18

"Délivrer l’humanité ! C’est extraordinaire à quel point les instincts criminels sont vivaces chez l’homme. Je les dis sciemment : criminels La liberté et le crime sont aussi intimement lié que, si vous le voulez, le mouvement d’un avion et sa vitesse. Si la vitesse de l’avion est nulle, il reste immobile, et si la liberté de l’homme est nulle, il ne commet pas de crime. Le seul moyen de délivrer l’homme du crime, c’est de le délivrer de la liberté."

Cette citation est issue du roman de sciences-fiction Nous autres d’Evgueni Zamiatine, écrit en 1920 (p.45). Il dénonce les risques de totalitarisme que la société encourent dans la Russie nouvellement soviétique : l’État décrit dans cette dystopie organise et contrôle de façon mathématique les moindres aspects de l’existence de ses citoyens (travail, sexualité, temps de loisir, ...). Le narrateur D-503 profite de son Heure Personnelle pour écrire des notes sur le fonctionnement de l’Etat unique, dans le but de laisser un témoignage sur la perfection de la vie édifiée par le Bienfaiteur. Mais comme dans toute machine bien huilée, un grain de sable vient perturber la vie du mathématicien : une femme I-330, membre d’un groupe de résistants voulant remettre de la fantaisie, de l’imagination et de l’inconnu dans l’ordonnancement parfait de ce monde.

"Les ennemis du bonheur ne dorment pas. Tenez votre bonheur d’une main ferme. Tout travail cessera demain pour permettre à chaque numéro de subir l’Opération. Ceux qui ne la subiront pas seront envoyés à la Machine du Bienfaiteur (p.82)."

Le pdf du livre est téléchargeable ici.

Solovki, l'ile où est né le goulag

Par Aurialie le 15.10.2008 à 00h20

Le site des Droits de l’Homme en Russie nous rappelle aujourd’hui que l’histoire du camp de travaux forcés de l’archipel Solovetsky a commencé il y a 85 ans, suite à une décret de Lénine le 13 octobre 1923. Avec la transformation de ce monastère en colonie pénitentiaire à mission spéciale, c’est l’histoire même du goulag qui commence.

Les sources d’informations pour en apprendre plus sur le système du goulag et plus particulièrement sur le camp Solovki ne manquent pas. Je conseille tout de même la lecture de ce très riche site canadien solovki.ca et des romans d’Alexandre Soljénitsyne, Varlam Chalamov et Evguenia Ginzbourg.

La mémoire d'un siècle de caricatures s'éteint

Par Aurialie le 01.10.2008 à 23h29

Le plus vieux caricaturiste du monde était russe et il est mort aujourd’hui à Moscou, à l’age de 108 ans. Pendant toutes ces années, Boris Efimov a produit plus de 50.000 dessins, mais il est surtout célèbre pour ses caricatures représentant la Seconde guerre mondiale (et notamment les dirigeants nazis) et mettant en scène l’impérialisme des Etats-Unis pendant la guerre froide.

Le dessin de gauche, intitulé "Mister Truman et son ombre" et daté de 1950, pourrait parfaitement illustrer la période actuelle. Sur le journal il est écrit "En Amérique, tout va bien, tout-va-bien !" alors que sur le personnage en arrière plan, on peut lire CRISE.

La caricature de Staline (à droite), est une des dernières œuvres de Boris Efimov, dessinée à l’occasion de l’exposition "Regard du passé sur le futur", organisée l’année dernière, à l’occasion de son 107e anniversaire.

La Russie a un nom

Par Aurialie le 24.09.2008 à 23h54

Le vote du projet Imia Rossii est arrivé à sa fin (après plus de 20 millions de suffrages) et le gagnant final, le représentant de la Russie est, avec 2.011.766 voix, (roulement de tambour) ... Alexandre Nevski. Prince de Novgorod, Grand-prince de Vladimir et de Kiev, il est célèbre pour avoir battu les Suédois à la bataille de la Néva (d’où son nom) au XIIIe siècle. Viennent ensuite Alexandre Pouchkine (1.781.863) et Fédor Dostoïevski (1.678.083), les deux grands auteurs russes ont poussé les méchants dictateurs et autocrates hors du podium.

Le projet n’a toutefois pas été exempté de fraudes : hackers ukrainiens votant massivement pour leurs compatriotes l’anarchiste Nestor Makhno et le cosaque Bogdan Khmelnitski ; programmes pirates (du type Stalin.exe) soutenant Nicolas II, Khrouchtchev, Lénine, Essenine, Gagarine, Vyssotski, Lomonosov, Korolev, Joukov ou le maréchal Rokossovski. Devant une question si sensible que celle de trouver la figure emblématique d’un pays et avec des hackers si compétents à l’Est, il est (presque) normal qu’il y ait quelques tentatives de falsifications.

L'Europe vue de Moscou en 1952

Par Aurialie le 18.09.2008 à 23h12

En 1952, Moscou se représentait ainsi l’Europe. Le changement de perspective est intéressant pour notre habituel point de vue ethno-européo-centré. Avoir une vision actuelle aurait fait un bon parallèle, mais quitte à avoir une image du passé, autant remettre la statut de Dzerjinski sur la place de la Loubianka, pour "sa loyauté, son honnêteté et son professionnalisme."

Source carte : Strange Maps

Lénine avait 100 ans

Par Aurialie le 06.09.2008 à 23h21


Il y a 28 ans, à l’occasion du centenaire de la naissance de Lénine, décédé quelques années plus tôt, des bucherons soviétiques ont taillé une forêt près de la frontière kazakhe avec le message suivant "Ленину 100 лет" (Lénine à 100 ans). Comme le fait remarquer English Russia, qui relaie cette image, à l’époque il n’y avait pas Google Earth, les bucherons ne l’ont donc pas fait pour être le buzz du jour et faire le tour du web. Est-ce dû à un ordre du gouvernement central ou une initiative personnelle, nul ne le sait, mais à ce jour, c’est toujours visible ici.

Lectures spoutnitsiennes

Par Aurialie le 01.09.2008 à 03h09

L’été se termine, ma pile de livres commence à diminuer progressivement, petite revue de romans et essais, lus ou à lire.

L’année à commencer avec la lecture du formidable pavé d’Orlando Figes (la Révolution russe,1891-1924, la tragédie d’un peuple) qui m’a bien demandé 5 mois pour arriver à la 1106e page. La genèse de la Révolution russe de 1917 (la situation sociale, la vie dans les campagnes, l’autoritarisme de Nicolas II, opposé à toutes réformes et démocratisation de la société, la révolution de 1905) est décrite avec beaucoup de précisions et de détails fort intéressants. On suit ensuite les évènements de 1917 presque au jour le jour : les premières manifestations de février, la mise en place du gouvernement transitoire de Kerensky, l’instabilité politique de l’été 1917, la prise de pouvoir par les bolchéviques, ... Et enfin, troisième grand moment : les premiers années au pouvoir de Lénine et ses acolytes, la longue période de guerre civile (racontée avec trop de précisions, à mon goût), la détérioration de l’état de santé de Lénine et l’arrivée au pouvoir de Staline.

La lecture de cet ouvrage très riche m’a donné envie de lire deux autres livres : Nous autres, roman de science-fiction, écrit en 1920 par Evguéni Zamiatine (que je n’ai pas encore lu) et Vie et mort de Léon Trotsky de Victor Serge. Cette biographie de Trotsky, dont l’importance dans la "réussite" de la révolution russe a été quelque peu occultée dans mes années d’études, est un bon début pour en savoir plus sur ce théoricien, victime de la tyrannie stalinienne, avant d’entamer, un jour, son autobiographie (Ma vie).

Enfin, je viens de finir Adriana, 3e roman de l’auteure bulgare Théodora Dimova, qui sortira en France le 11 septembre prochain, en pleine rentrée littéraire. Il traite de la vieillesse et du besoin de partage. Adriana est une vieille femme de 93 ans qui engage, au crépuscule de sa vie, une jeune fille, Ioura. Elle lui raconte alors sa vie et notamment les tragiques évènements de sa jeunesse. L’intérêt de ce roman, ce qui donne envie de poursuivre sa lecture, réside dans la découverte de cette tragédie (un conseil, ne lisez pas le résumé de l’éditeur, tout y est révélé). Un bémol : le côté trop parfait de l’héroïne, Ioura, étudiante brillante sans étudier, dont tous les hommes sont amoureux (notamment son cousin Teodor, auteur à qui elle demande d’écrire la vie d’Adriana ; et l’homme qui veille aux intérêts de la vieille dame, Simeon, qui la demande en mariage 5 minutes après l’avoir rencontrée).

Il me reste donc maintenant à lire :
- Nous autres de Evgueni Zamiatine
- L’Apocalypse russe - Dieu au pays de Dostoïevski de Jean-François Colosimo
- Projet : Russie (auteur anonyme), dont la particularité selon l’éditeur est la suivante : antinomie totale avec ce qui se dit et s’écrit en France et en Europe aujourd’hui ; écriture claire et transparente ; matière riche à polémique et réflexion à tous les échelons ; information percutante et pertinente, particulièrement d’actualité à la lumière des toutes récentes élections présidentielles en Russie.
- La Russie et l’idée européenne d’Alexandre Tchoubarian, sortie en octobre
- Ma vie de Léon Trotsky
- La Maison des Feuilles de Mark Z. Danielewski (roman qui n’a rien à voir avec la Russie, mais parfois, il faut bien changer de sujet et se reposer les méninges !)

Le chiffre du jour : 55

Par Aurialie le 26.08.2008 à 19h23

Dans un sondage paru aujourd’hui par le Centre Levada, on apprend que sur les 1600 russes interrogés au sujet du Printemps de Prague et de l’intervention des forces du Pacte de Varsovie, 55% avouent ne rien savoir sur ce qu’il s’est passé. Et si on demandait aux Français ce qu’ils savent du Massacre de Sétif, combien répondrait "je ne sais pas" ? Quelle est belle la transparence de nos gouvernements !

Photo : Czechoslowakia, Josef Koudelka, 1968 (via geographis.ch où il y a d’intéressantes explications sur la photo)

Trotsky : une vie vouée à la Révolution

Par Aurialie le 23.08.2008 à 00h51

Continuons avec la commémoration des évènements tragiques des 21 août soviétiques : après la répression du Printemps de Prague en 1968 et le putsch de Moscou en 1991, on remonte le temps jusqu’à 1940 et l’assassinat de Trotsky.

La plus émouvante évocation de ses dernières journées est bien sûr celle de sa femme Natalia Sedova, qui l’a vu mourir après l’avoir suivi dans son exil, d’Europe au Mexique. Artisan de la Révolution d’Octobre 1917 (au même titre que Lénine), fondateur de l’Armée rouge et de la IVe Internationale, opposant farouche à Staline et à la bureaucratisation croissante du régime soviétique, historien et théoricien de la Révolution russe, Trotsky a donné sa vie à cette dernière, prenant parfois des décisions brutales et contestables, notamment la répression du soulèvement des marins du Cronstadt en 1921 (certains avaient perdu l’esprit révolutionnaire de 1917).

A la lecture de la biogaphie de Victor Serge, écrite en collaboration avec Natalia Sedova (donc forcèment partisane), Vie et mort de Léon Trotsky, on garde tout de même l’image d’un homme intègre et profondèment intelligent, (me) donnant envie (personnellement) de lire son autobiographie Ma vie.

Source photo : communisme.wordpress.com

21 août 1968 : fin du Printemps de Prague

Par Aurialie le 21.08.2008 à 20h59

Quelques images de l’invasion des armées du Pacte de Varsovie il y a tout juste 40 ans (le 21 août 1968), pour "normaliser" la situation en Tchécoslovaquie où le secrétaire général du Parti communiste tchécoslovaque, Alexander Dubček, avait eu l’impudence d’introduire une dose de libéralisation (liberté de la presse, de circulation et d’expression, décentralisation de l’économie, développement de l’industrie des biens de consommation, ...).

Le quotidien allemand Frankurter Rundschau (repris dans la section Opinion de Courrier International) s’est demandé ce que les jeunes générations ont gardé de cet épisode historique.

"La plupart de ceux qui appartiennent à la véritable première génération mondialisée ne se demandent jamais (et n’ont pas à se demander) en quoi leur vie a quelque chose à voir avec le "printemps de Prague" ou l’agitation de 1968. Ils profitent aujourd’hui de la mondialisation de la musique, de la mode, de la consommation, des moyens de communication et de toutes les libertés qui en découlent. Mais ils ne sont pas pour autant aussi apolitiques ou inconscients que ce que pensent leurs aînés", écrit le journal.

Cette nouvelle génération se retrouve bien sûr face à un contexte qui n’a plus rien à voir avec celui des années 1960, aussi bien sur le plan économique que politique. Mais le journal estime qu’elle ne vit pas pour autant dans un paradis hérité des combats du passé. "La génération mondialisée a grandi en affrontant ses propres périls. Comme la précarité, qui pèse lourdement sur les choix de vie. Comme l’autoritarisme, qui fleurit aussi dans les démocraties et les économies de marché, en menaçant les libertés d’une tout autre façon. Et tant que le capitalisme triomphant se développera, les mouvements de protestation ne disparaîtront pas."

L'autre vie de Lénine

Par Aurialie le 11.08.2008 à 22h24

Rinat Voligamsi, membre de l’Union des artistes de Russie et lauréat du Prix d’Etat, a imaginé, dans une série de photos intitulée "Lénine est vivant, plus vivant que tous les vivants", la vie d’un Lénine qui ne serait pas mort en 1924, mais se serait retiré de la vie politique, puis converti à l’Islam.

Les fantaisies de l’auteur ne s’arrêtent pas là : après un pèlerinage à la Mecque, effectué avec son frère jumeau, il aurait écrit l’ouvrage "L’Islam comme dernier espoir de la révolution". Pendant la Seconde Guerre mondiale, Lénine se serait caché en Amérique latine, où il aurait consulté Castro et Trotsky sur différentes questions. Dans les derniers jours de sa vie, il aurait déménagé avec sa famille à Zurich, où il aurait ouvert une boutique d’antiquaire.

Les différentes parties de cette vie fantasmée ont été réalisées grâce à des photomontages. L’artiste, pour réaliser ce projet original, a utilisé des centaines de vraies photos anciennes.

Source photos : Rinat Voligamsi

Un point sur le concours Imia Rossii

Par Aurialie le 05.08.2008 à 23h56

Un jour après l’annonce de la mort d’Alexandre Soljenitsyne, les organisateurs du concours Imia Rossii ont décidé de le rajouter dans le Panthéon des héros... avec les 488 autres personnalités culturelles et historiques russes, qui ne sont plus en lice pour être le représentant de la Russie. Cela signifie donc que ce prix Nobel de littérature n’y avait pas sa place à l’origine du projet ?

En trois semaines, le nombre de votes a grandement augmenté, les résultats pas mal changé (sauf pour deux). Pour rappel, le classement du 15 juillet était le suivant : Nicolas II (275.065 voix), Staline (273.877), Lénine (188.372), Vladimir Vissotski (151.518) et Pierre Ier (116.014). Aujourd’hui, plus de 15 millions de voix plus tard, le quinté de tête est le suivant : Saint Serge de Radonège (1.501.108 voix), Staline (1.448.775), Lénine (1.330.942), le maréchal Gueorgui Joukov (1.290.609) et le cosmonaute Iouri Gagarine (1.175.782). On trouve ensuite : le prince (et saint) Alexandre Nevski, le poète Mikhaïl Lomonossov, Alexandre Pouchkine, Nikita Krouchtchev, l’ingénieur Sergueï Korolev. Nicolas II n’est plus qu’à la 13e place avec 509.510 voix.

Nouveau point en septembre pour la dernière étape de l’élection.

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