Tous les articles sur le mot clé : élection

Kadyrov a dit : "Votez !"

Par Aurialie le 13.10.2008 à 00h13

Dimanche, c’était jour d’élection dans les parlements régionaux de 5 régions russes : les oblasts d’Irkoutsk, de Kemerovo et de Sakhaline, le kraï de Transbaïkalie et la république de Tchétchénie. Kadyrov, célèbre président de cette région, a encore fait une étonnante déclaration : il a annoncé que le taux de participation en Tchétchénie serait de 100%, voire plus. Son explication : "les citoyens de Tchétchénie vont remplir leur devoir civique et aller aux urnes, comme les années précédentes, parce qu’ils connaissent le prix de la paix et la stabilité."

Cela sonne assez comme un aveu de la falsification des élections antérieures en Tchétchénie. Malheureusement pour Kadyrov, le taux de participation à 19h était situé aux alentours de 85-86%.

"Manifest" : Belarus freedom

Par Aurialie le 28.09.2008 à 23h09

Aujourd’hui, en Biélorussie, c’est journée électorale. Les bureaux de vote viennent de fermer, les résultats seront publiés demain matin, tout comme l’avis des observateurs de l’OSCE sur la légalité du scrutin. L’opposition biélorusse ne se fait pas d’illusions et a déjà demandé l’instauration de nouvelles élections parlementaires. Leurs résultats sont attendus par tout le monde, notamment le président biélorusse, qui a misé gros sur ces élections (et qui d’ailleurs les connait certainement déjà, les résultats). En jeu, la levée des sanctions et son admission dans l’arène européenne.

En attendant, écoutons Manifest le nouvel album de Liapis Troubetskoï, dont le très original clip Kapital avait été salué par les professionnels du secteur et les internautes.

Le Loukachenko nouveau est arrivé (CI)

Via Courrier International

A l’approche des législatives du 28 septembre, le régime de Minsk s’est adjoint les services d’un conseiller en image, le Britannique Timothy Bell. Malgré des signes d’ouverture, l’opposition n’est pas dupe.

Lors de sa première rencontre, en août dernier, avec lord Timothy Bell, c’est le président Loukachenko qui a dominé. Assis au bout d’une table au palais présidentiel de Minsk, il expliquait ses opinions en hochant la tête, les yeux sur ses notes. Quelques fragments ont filtré dans la presse. “La Biélo­­russie est un Etat dont le peuple a, par le passé, beaucoup apporté à l’Europe“, expliquait Loukachenko. Lord Bell n’avait devant lui qu’une feuille à en-tête de Bell Pottinger Communications et un crayon portant le logo de son entreprise de relations publiques. Le gourou des médias, anobli par Margaret Thatcher pour l’avoir transformée de “ménagère en politicienne de fort calibre” (c’est lui qui le dit), écoutait calmement le dictateur. “Je suis venu ici à sa demande. Il voulait savoir comment améliorer son image”, a laconiquement déclaré Bell après la rencontre. En fait, il y travaillait depuis le mois d’avril et avait établi un plan détaillé pour y parvenir.

“Je savais qu’il serait libéré. Après tout, il a été arrêté illégalement”, dit Igor Rymkevitch, l’avocat de l’opposant Alexandre Kozouline, maintenant que son client a retrouvé la liberté [le 16 août]. Il y a encore quelques semaines, ce n’était pas si évident. Kozouline, candidat à l’élection présidentielle de 2006, avait été emprisonné pour “hooliganisme” et condamné à cinq ans et demi de camp de travail. “Il est épuisé, on l’a traité avec brutalité”, témoigne son avocat. Au grand étonnement de la communauté internationale, deux autres opposants, Andreï Kim et Sergueï Parsioukevitch, ont également été relâchés. “Un geste à l’intention de l’Occident”, explique Agata Wierzbowska-Miazga, du Centre d’études orientales de Varsovie. “Loukachenko en a toujours fait quand il y avait des problèmes entre Minsk et Moscou. Mais ce qui est surprenant, c’est que, aujourd’hui, il n’y a aucun problème entre Minsk et Moscou. Le flirt de Loukachenko avec l’Occident relève plutôt d’une nouvelle stratégie.”

La réaction de l’Occident est enthousiaste. La France, qui préside l’Union européenne, a suggéré de lever les sanctions imposées à une quarantaine de membres du régime après le référendum de 2004 [qui a accordé à Loukachenko la possibilité de gouverner à vie] si Loukachenko organise des élections libres et s’il garantit la liberté des médias. Des conditions “difficiles” à remplir, mais jusque-là l’UE en a posé bien d’autres. “Depuis que Bell conseille Loukachenko, le monde nous perçoit différemment”, affirme le metteur en scène Nikolaï Khalezine, fondateur et directeur du Théâtre libre de Minsk. Ce qui ne l’enchante pas particulièrement. “Nous revenons d’une tournée en Grande-Bretagne. Là-bas, tout le monde est déjà persuadé que la dictature en Biélorussie vit ses derniers jours. Or ce n’est pas vrai.” Nikolaï Khalezine a d’ailleurs adressé une lettre ouverte à lord Bell. “Nous comprenons que vous faites ça pour l’argent, lui écrit-il. Vous n’êtes pas un enfant et vous savez que dans le budget de l’Etat il n’y a pas de fonds secret à huit chiffres pour rémunérer vos activités. Ce sont les contribuables qui vont régler la note.” “Nous souhaitons qu’il se sente responsable de ce qui se passe dans le pays”, explique Khalezine. “Si le monde arrête de nous considérer comme une dictature, on assistera à un retour des assassinats politiques”, poursuit-il. Lord Bell ne lui a pas répondu.

Mikhaïl Pachkevitch a 22 ans et, officiellement, il n’est pas un prisonnier politique. Il a juste été condamné à une assignation à résidence pour avoir manifesté avec une dizaine de personnes pour “défendre les droits des petits entrepreneurs” en janvier dernier. Ils ont tous été condamnés à la même peine et, depuis, ne peuvent quitter Minsk. Entre 19 heures et 6 heures, ils doivent rester chez eux ; tout changement d’employeur ou d’adresse doit être immédiatement signalé aux autorités. Une fois par semaine, ils doivent pointer au commissariat. “Si je suis en retard d’une demi-heure, c’est une violation du règlement. Trois violations, je vais en prison. Les interdictions sont si nombreuses que la police peut toujours trouver quelque chose”, témoigne Mikhaïl.

C’est pour cela que les opposants biélorusses contestent l’idée que, “en Biélorussie, il n’y a plus de prisonniers politiques”, désormais soutenue par le régime après les libérations de Kozouline, de Kim et de Parsioukevitch. Au sein de l’opposition, personne ne s’attend à de vrais changements. “C’est une manœuvre typique du régime. Personne ne pense que la répression va cesser”, dit Katia Tkatchenko, du Parti civique uni. “On libère des prisonniers pour les enfermer aussitôt”, ajoute l’avocat de Kozouline.

A quoi joue Loukachenko ? La réponse est banale : il cherche tout d’abord à diversifier les investissements étrangers. “Jusqu’à présent, le régime ne pouvait compter que sur la Russie, l’Inde, la Chine ou l’Iran, des pays qui ne lient pas les contacts commerciaux au respect des droits de l’homme, explique Mme Wierzbowska-Miazga. Ensuite, Loukachenko veut montrer au Kremlin qu’il y a une alternative à l’alliance avec la Russie. Il s’agit ainsi d’avoir une meilleure position pour les négociations sur le prix du gaz.” Le dernier acte de ce spectacle va se jouer le 28 septembre, le jour des législatives. L’opposition redoute qu’entre-temps lord Bell ne règle ses comptes avec elle.

Source images : lukashenko2008.ru

Medvedev président, et après ?

Par Aurialie le 02.03.2008 à 21h04

Sans surprise, Medvedev est le nouveau président de la Fédération de Russie, les médias annoncent qu’il aurait été élu avec 66,5% des voix, pour l’instant. Les trois autres candidats se partageraient le reste : 20% pour le candidat communiste Ziouganov, 12% pour l’ultra-nationaliste Jirinovski et 1,5% pour le social-démocrate Bogdanov.

Une membre de la commission électorale a pourtant admis (dans un reportage de France 2) que les résultats seraient truqués pour permettre à Medvedev d’obtenir au moins 70% des voix (comme Poutine en 2004) et rendre ainsi l’élection légitime. Les taux de participation de 100% dans certaines régions n’auront donc rien d’étonnant, comme lors des élections législatives. La radio Echos de Moscou annonce déjà que près de 100% des prisonniers ont voté, quelques voix manquent parmi ceux enfermés dans les sections psychiatriques.

Cette élection soulève quelques questions :
- Medvedev, qui n’est pas issu du FSB (ex-KGB), contrairement à Poutine, lâchera-t-il du lest à l’opposition et aux médias encore indépendants ?
- Comment le couple Medvedev/Poutine va-t-il fonctionner ? L’ancien hyper-président aux larges pouvoirs se satisfera-t-il d’un poste de premier ministre ?
- Les différentes réformes sociales vont-elles être menées sans léser les classes les plus vulnérables, notamment les personnes âgées ?

Concernant la situation de l’opposition, certains politologues russes sont peu optimistes. Medvedev est un adepte d’Internet - il regarde ce qu’on dit de lui tous les matins - et donc pourrait encore plus museler les internautes. Le dégel annoncé par les médias n’est donc pas encore assuré et l’opposition risque d’avoir des difficultés à se faire entendre. Le fait que Medvedev est refusé de participer à des débats contradictoires avec les autres candidats de l’élection présidentielle n’est déjà pas bon signe.

Evgueni Bountman, correspondant des Échos de Moscou, interrogé sur l’antenne d’Arte, espérait que l’élection de Medvedev marquerait le point zéro de la formation d’une opposition unie.

Et selon vous, quel chemin va prendre la Russie avec l’élection de Medvedev ?

Source photo : Yahoo news

Poutine inspire les dessinateurs

Par Aurialie le 01.03.2008 à 23h08

Après Poutine marionnettiste, Poutine éleveur de champions (par Chappatte).

D’autres dessins politiques ici et .

Des élections ? Ah bon !

Par Aurialie le 22.02.2008 à 19h17

Dans une période qui aurait dû être riche en déclarations politiques, débats et meetings enflammés, il ne se passe absolument rien de passionnant. L’élection présidentielle russe est dans une semaine, le gagnant est tout désigné (seul son score n’est pas connu) et l’opposition est laminée. Elle tente tout de même de réunir quelques manifestants le soir des résultats pour montrer combien cette élection est une farce.

La légende de la photo est : "Eh citoyen, va vite voter", via Vse soprut

Election sans l'OSCE

Par Aurialie le 08.02.2008 à 00h24

Enfin un peu d’action dans cette élection présidentielle, qui est totalement inintéressante - pas de candidat d’opposition, pas de débat, pas de suspense : les experts de l’OSCE ont annoncé aujourd’hui qu’ils annulaient leur mission d’observation, en raison "des restrictions imposées par les autorités russes". Limitation du nombre d’observateurs et réduction du durée de la mission sont deux bonnes raisons de ne pas aller en Russie.

Les partisans de Poutine et de sa clique vont pouvoir dire que l’Occident fait tout pour jeter l’opprobre sur la démocratie à la russe et encourager l’opposition à fomenter une révolution colorée. En tout cas, celle-ci a déjà préparé ses pancartes (1, 2, 3, 4 et 5) et ses bannières !

Voter ? Non, manifester !

Par Aurialie le 28.01.2008 à 23h39

Plusieurs manifestations ont eu lieu ce week-end en Russie, notamment à Saint-Pétersbourg dans le cadre de la Journée d’action globale pour les droits civils et la justice sociale (1 arrestation) et à Niazan contre la corruption en Ingouchie, la mauvaise gestion du président de cette République, Mourat Ziazikov, et pour le respect des lois (plusieurs dizaines d’interpellations, dont de nombreux journalistes).

Ajoutés à cela, une élection présidentielle avec une pluralité de façade (4 candidats - Medvedev, Ziouganov, Jirinovski et Bogdanov) et un futur président refusant de débattre avec ces pseudos concurrents, on peut comprendre que des personnes portent le badge : Je n’irai pas à ces "élections".

Légende photo : Les droits ne se donnent pas, ils se prennent.

Voix royale pour Medvedev

Par Aurialie le 23.01.2008 à 00h01

Après Kasparov, Boukovski et Nemtsov, c’est au tour de Mikhaïl Kassianov, seul candidat de l’opposition démocratique à avoir eu une chance d’être candidat à l’élection présidentielle, de se résoudre à assister de loin à la victoire du successeur de Vladimir Poutine.

Le 16 janvier, il avait bien réussi à déposer à la Commission centrale électorale les 2 millions de signatures nécessaires à l’enregistrement de sa candidature. Mais après vérification de 400.000 d’entre elles, plus de 15% s’avèrent "incorrectes", soit bien plus que les 5% tolérées. Un collaborateur de Kassianov a appris que les signatures invalidées le sont à cause de formulaires non standards et non pas parce que les signatures sont falsifiées.

Quelque soit la raison de rejet, une chose est sûre, Kassianov ne sera pas le 4e candidat à l’élection présidentielle, seuls Medvedev, Ziouganov (Parti communiste) et Jirinovski (parti ultra-nationaliste) sont qualifiés pour le 1er tour à ce jour.

Source photo : Svobodanews, avec la légende "Qui n’a pas été intimidé par l’OuBOP est mis au rebut par la Commission électorale centrale"

La Cour de cassation dit "non" à Boukovski

Sans grande surprise, la Cour de Cassation a refusé définitivement l’enregistrement de la candidature de Vladimir Boukovski à l’élection présidentielle russe du 2 mars 2008. L’ancien dissident soviétique a déclaré dans uneinterview à Radio Svoboda que ses avocats réfléchissaient à l’opportunité de porter l’affaire à la Cour européenne des droits de l’Homme de Strasbourg. Il confirme également son soutien au seul candidat de l’opposition démocratique, Mikhaïl Kassianov. Si ce dernier le lui demande (après acceptation de sa candidature), il pourrait s’investir fortement dans sa campagne.

A la question "Comprenez-vous pourquoi la Russie va élire si docilement Poutine ou son successeur ?", il répond que l’on ne peut pas parler réellement d’élections, quand on voit l’absurdité des élections parlementaires de décembre 2007, qui ont rappelé certaines œuvres de Beckett ou Kafka. "Quand les gens sont forcés de photographier leurs bulletins de vote et de les présenter sur leur lieu de travail ou d’études, quand en Ingouchie il s’est révélé que plus de la moitié des gens n’ont pas voté, mais qu’officiellement il y a plus de 98 % de votants, il est clair que l’on a dépassé quelques limites. Comment peut-on parler d‘élections ? Il faut que la société trouve en elle-même les forces de résister au régime dictatorial actuel."

Selon lui, la résistance dans le pays grandit, peut-être plus lentement que les forces de l’opposition le souhaiterait. Mais cela s’explique par les décennies de régime soviétique, qui ont privé les gens d’initiative, et par les répressions assez féroces qui ont fait naître une certaine frayeur.

Vladimir Boukovski oublie aussi l’indifférence d’une société pour laquelle l’augmentation de son pouvoir d’achat et un accès gratuit à l’éducation et aux soins est plus importante qu’une libre expression de ses choix.

2.000.100 - le compte est bon !

Par Aurialie le 14.01.2008 à 00h04

Si vous avez toujours voulu savoir combien représentent deux millions de signatures, c’est ici, en 28 photos. A voir comment se déroule le travail de recomptage de ces fameuses deux millions de signatures dans le QG de Mikhaïl Kassianov, on peut se demander comment il n’y a pas de fraude dans leur rassemblement et comment le Comité central électoral va vérifier leur véracité.

2380 signatures par minute

Par Aurialie le 10.01.2008 à 23h13

Comme cela a déjà été dit ici, Vladimir Boukovski n’a pas été autorisé par la Commission électorale centrale (TsIK) à se présenter à l’élection présidentielle russe de mars 2008, pour cause de double nationalité et de non présence en Russie pendant 10 ans. Mais cela n’a pas arrêté le dissident et son groupe d’initiative qui ont déposé une plainte à la Cour de cassation pour non légitimité des raisons invoquées.

Mais ils font aujourd’hui remarquer très justement que si le jugement, rendu le 15 janvier, est en leur faveur, ils n’auront alors que 14h pour recueillir les 2 millions de signatures nécessaires à l’enregistrement de la candidature (le recueil des signatures ne peut se faire qu’après le pré-enregistrement par le TsIK et jusqu’au 16 janvier). Mais cela n’est pas un problème pour un groupe très motivé qui demande donc à chaque personne souhaitant la candidature de Boukovski de se présenter devant la Cour de cassation et le TsIK le 15 janvier pour déposer sa signature. Et voilà donc comment obtenir 2 millions de signatures en 14h, soit 2380 signatures par minute. Pas facile tout de même

Source photo : Alexandr Pavlovski sur Flickr

Et un de moins

Par Aurialie le 30.12.2007 à 19h33

Après Boukovski et Kasparov, Boris Nemtsov a pris sa décision : il ne participera pas à l’élection présidentielle de mars 2008. Selon lui, l’opposition démocratique doit être représentée par un seul candidat et celui-ci sera donc Mikhaïl Kassianov. Mais il ne se fait pas d’illusion sur les chances de ce dernier, car cette élection est "une farce".

En outre, il exige :

  • des débats avec le candidat (successeur désigné de Poutine) Dmitri Medvedev
  • un accès égal des candidats aux chaînes de télévision fédérales - Pervyi, Rossia, NTV
  • la suppression immédiate des listes, élaborées par Poutine et Sourkov, de persona non grata dans les programmes politiques des chaînes de télévision fédérales, comme N.Belykh, V.Ryjkov, S.Glaziev, G.Kasparov et bien d’autres
  • le refus du pouvoir d’utiliser les services secrets et les ressources administratives lors de l’élection présidentielle.

Il estime que le refus par le pouvoir d’exécuter ces quatre conditions sera la plus sérieuse raison de ne pas participer à l’élection présidentielle, car actuellement la présidence a "recours à une propagande digne de Goebbels" en utilisant "les ressources des services de maintien de l’ordre et de l’administration contre les candidats de l’opposition".

Top 10 des évènements marquants (Ria Novosti)

Selon Ria Novosti, les 10 évènements marquants de l’année 2007 en Russie sont les suivants :

1 - Vladimir Poutine, proclamé "personnalité de l’année" par le magazine américain Time, désignant son successeur et dévoilant son avenir politique en qualité de Premier ministre.

2 - La nouvelle loi fédérale pour les élections à la Douma d’État selon laquelle seuls des partis politiques, et non des individus, sont autorisés à participer aux législatives.

3 -La victoire écrasante de Russie unie aux élections législatives du 2 décembre.

4 - Le décès de Boris Eltsine, 1er président de la Fédération de Russie, le 23 avril suite à un arrêt cardiaque.

5 - La démission du gouvernement du premier ministre russe Mikhaïl Fradkov le 12 septembre.

6 - La suspension de la participation de la Russie au Traité sur les forces conventionnelles en Europe (FCE).

7 - L’arrestation du vice-ministre russe des Finances Sergueï Stortchak et de deux entrepreneurs, le 16 novembre dans le cadre d’une enquête sur une affaire de détournement de fonds publics.

8 - La tempête de force six du 11 novembre provoquant un nombre sans précédent d’accidents en mer d’Azov et en mer Noire.

9 - La décision du Comité international olympique choisissant la ville russe de Sotchi pour organiser les Jeux Olympiques d’hiver de 2014.

10 - La qualification de l’équipe russe de football pour la finale de l’Euro-2008 qui se déroulera l’été prochain en Autriche et en Suisse.

Tout cela est bien officiel, ma sélection d’évènements marquants prochainement !

Boukovski ne sera pas le nouveau président russe

Par Aurialie le 26.12.2007 à 23h31

Sans surprise la Commission centrale électorale (TsIk) a refusé la candidature de Vladimir Boukovski. Suite à l’annonce de cette décision, ce dernier a fait la déclaration suivante :

"Le régime tchékiste n’a pas accepté notre appel, il s’est caché peureusement derrière le fil de fer barbelé de la scolastique juridique. Le contrôle des média, les répressions politiques, les meurtres, la propagande, la falsification des élections et tout cet arsenal de la contrainte, de l’intimidation et de la roublardise, que nous avons observé lors des dernières élections à Douma, ne lui suffisent déjà plus pour préserver la "stabilité". Maintenant il nomme en plus ses adversaires parmi les candidats les plus faibles et les plus accommodants.

(…) Nous noterons seulement le cynisme rare de cette décision me privant du droit électoral passif : j’ai été jeté du pays menottes aux mains et ensuite pendant 11 ans je n’ai pas pu obtenir des autorités russes de visa d’entrée. [Pour pouvoir être candidat à la présidentielle russe, il faut avoir vécu 10 ans en Russie.] Nous noterons aussi le comique de la décision juridique, totalement inégale, de la Cour Constitutionnelle de la Fédération de Russie en matière de double nationalité, qui en plus a été tenue secrète jusqu’au dernier moment. Oui, telles sont nos cours, de la plus petite jusqu’à la Constitutionnelle, où domine de nouveau "le droit téléphonique".

Il était facile de prévoir tout cela, en connaissant l’état actuel du pays. Mais nos efforts n’étaient quand même pas vain. Notre expérience a démontré à tout le monde que l’actuel régime tchékiste est menteur, peureux et instable et que messieurs les tchékistes ne relâcheront pas notre pays de leur crochet, tant qu’ils ne seront pas jetés hors du Kremlin par l’onde puissante de la colère nationale. Notre expérience a prouvé que, contrairement à l’opinion répandue, on peut unir l’opposition et en faire un outil effectif de résistance aux usurpateurs. (…) »

La seule solution pour l’opposition semble donc être Mikhaïl Kassianov, faut-il encore qu’il réussisse à déposer les 2 millions de signatures de citoyens russes nécessaires à l’enregistrement définitif de sa candidature.

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