Tous les articles sur le mot clé : art

Voyage dans l'art moderne russe

Par Aurialie le 03.02.2010 à 00h02

Hier soir, Arte diffusait le reportage "Le rouble roule sur l’art", qui traitait des millionnaires russes qui investissent dans l’art national. Une place importante était faite à Igor Markin, propriétaire d’une entreprise de plastique pour portes et fenêtres. En 1992, il achète ses 2 premières œuvres, mais une s’avère être un faux. Dix ans plus tard, plus riche et plus sensé, il commence à collectionner des œuvres datant de 1945 à nos jours. En juin 2007, il décide de faire partager sa collection en ouvrant un musée d’art contemporain au centre de Moscou Art4.ru.

Pour ceux qui n’ont pas la chance de se trouver dans la capitale russe, près de 140 œuvres sont visibles sur le site du musée, mais aussi celles des expositions temporaires des autres musées de la ville. Par exemple, voilà les photos de l’exposition des nominés du Prix Kandinski 2009 au TsDV, l’exposition Boom de Vladimir Logoutov à Vinzavod ou encore l’exposition de Marina Kastalskaïa à la galerie pop/off/art.

Pour illustrer cet article, j’ai choisi l’un des premiers tableaux achetés par Igor Markin, considéré comme un chef d’oeuvre de l’hyperréalisme russe : Le Poète Lev Rubinstein (du cycle "Le métro moscovite") de Semion Faïbisovitch (datant de 1987). Et le tableau, sans titre, d’une jeune artiste russe Galina Emelina

Cocher c'est créer

Par Aurialie le 11.01.2010 à 00h09

Je sais que nous ne sommes pas encore en 2011, mais cette façon de souhaiter la bonne année (avec barres de défilement, boutons radio et cases à cocher) est plutôt graphiquement originale. L’auteur, Andrey Yazev, aime utiliser ces éléments d’interface graphique pour créer des œuvres visuelles ou musicales, qui peuvent être poétiques, amusantes, intrigantes, ...

Ma création préférée est celle appelée Tenori, anciennement numéro 387 : cochez les cases au hasard et une œuvre musicale se fait entendre. Avec 256 cases, les possibilités sont très nombreuses, la vitesse d’exécution des notes est en plus modulable.

Graphiquement, j’aime beaucoup également la création n° 386 "Drops" ("gouttes") : cochez une case, une grosse goutte se forme, tombe et s’écrase sur le sol en gouttelettes qui rebondissent. Si vous cochez la case the389.com, la pluie de coches est plus importante.

Une précision tout de même : les créations d’Andrey Yazev ne sont pas visibles sur tous les navigateurs web (Safari et Chromium fonctionnent), mais des vidéos permettent de les voir. A vous de cocher et de créer !

Les mamies graffeuses de Samara

Par Aurialie le 21.10.2009 à 00h24

Je ne sais pas dans quelle mesure cette nouvelle est vraie, n’ayant pas trouvé d’informations sur d’autres sites au sujet de ces grands-mères graffeuses. Selon EnglishRussia, les peintures sur ces photos seraient l’œuvre d’un groupe de personnes âgées de Samara adeptes de l’art de rue.

"Combien de temps devrons-nous supporter ces horribles peintures que l’on appelle "graffiti" ? Après m’être posé la question deux fois, je me suis dit plus jamais !", explique Anastasia, leader du groupe. Elle poursuit : "Nous avons décidé de montrer à quoi devraient ressembler les vrais graffitis afin que nos enfants puissent adopter de bons goûts dès le plus jeune âge." Et c’est ainsi que des grands-mères d’une petite ville près de Samara ont décidé de prendre leurs crayons, de donner aux rues, aux immeubles, aux jeux d’enfants un "mamie style" et de mettre un peu de poésie sur les murs. La poésie, c’est bien ce qui manque dans le nouveau rapport de RSF sur la liberté de la presse... la France régresse dangereusement...

Conversation (graphique) avec une feuille

Par Aurialie le 12.10.2009 à 23h54

Du 2 au 4 octobre, dans le parc Nivki de Kiev, s’est tenu le Antonytch-Fest, festival consacré au 100e anniversaire du poète ukrainien Bogdan-Igor Antonytch (né le 5 octobre 1909). Lectures, pièces de théâtre, peintures, sculptures, … la mémoire de ce poète ukrainien, inconnu en France, a été honoré sous différentes formes. Ce qui m’a le plus attiré a été cette illustration du graphiste Der Kunst (ou dim_lightnin_b) du poème Розмова з листком (Dialogue avec une feuille), que j’ai essayé tant bien que mal de traduire. Si un Ukrainophone souhaite proposer une traduction, je suis preneuse. Sinon, les images peuvent également être un bon moyen pour essayer d’appréhender les écrits d’Antonytch.

Розмова з листком 

Діткнулась ставу осені рука,
Паде на хвилі журавлине : кру, 
І поширяється далеч укруг, 
Друкує в хмарах зорями друкар. 

В руці з землі листок маленький дру. 
О, як є повно в нім зими примар, 
Та крихта літа ще життя трима. 
Листок маленький, мій зів’ялий друг. 

Розвіється життя останній хунт, 
Що вітер все про нього грав, брехун, 
Коли за щастя вів із ним ти спір. 

Та не сумуй ; ти весну мав. Тям те : 
Не раз майстерством є та щастям теж 
Знання самоошуки пити спирт. 

Conversation avec une feuille 

La main effleure l’étang de l’automne 
Tombe dans l’onde la canneberge : [krou], 
Et s’élargit plus loin le rond
L’imprimeur fixe dans les nuages les étoiles. 

Dans la main une petite feuille de la terre [vole]. 
Oh, combien elle est pleine des fantômes de l’hiver, 
Ces miettes de l’été [ont] encore trois vies. 
Petite feuille, mon amie fanée. 

Le dernier round de la vie s’évanouit, 
Que le vent joue [avec elle], le menteur, 
Quand pour le bonheur, amené avec lui, tu contestais.

Mais ne sois pas triste, tu avais le printemps. De fait : 
Pas une seule fois la virtuosité n’a été aussi le bonheur
Savoir [de la propre recherche] boire de l’alcool.

Ceci n'est pas un jouet

Par Aurialie le 01.10.2009 à 00h56

La 3e biennale d’art contemporain de Moscou a ouvert ses portes il y a quelques jours, avec pour thème le jouet. L’exposition montre les travaux de plus de cinquante artistes russes, qui utilisent ou ont utilisé des jouets pour créer des œuvres d’art – assemblages, installations, performances. Les organisateurs n’ont donc pas donné d’instructions particulières aux artistes, mais ont réuni des œuvres déjà existantes, que la majorité des visiteurs russes verront pour la 1e fois.

Le but de ce projet est d’observer l’histoire du jouet dans l’art russe de 1930 à aujourd’hui. L’exposition est ainsi divisée en six sections : avant-garde enfantin, assemblages, objets et sanctuaires magiques, objets de manipulations, musée du jouet, le musée aux jouets. L’une des principales questions posée par l’exposition est de savoir comment le jouet, en tant que matériau de l’art moderne, change la conscience de l’artiste "qui joue".

Lenta.ru publie des photos d’une vingtaine d’œuvres présentées à la biennale. Parmi celles-ci j’ai choisi "Никогда не говори да" ("Ne dis jamais oui") de Diana Matchoulina, qui est l’une des œuvres les plus difficiles techniquement pour certains : sur une planche allant d’avant en arrière ont été fixés des chiens chinois qui remuent sans cesse la tête, alors que sous leur gorge il y a une lame de rasoir. Cela a de quoi amuser le visiteur, mais effraie l’âme, selon le journaliste Arsenii Chteïner. Ce qui s’applique à d’autres travaux, comme par exemple, "implantation manipulatrice dans la zone des sédiments mentaux" ("Манипулятивное внедрение в зону ментальных отложений") du Groupe "PMP". Et d’autres sont bien plus marrantes.

A voir à la galerie Tretiakov jusqu’au 8 novembre.

L'Ouvrier et la Kholkozienne

Par Aurialie le 24.09.2009 à 00h02

A l’occasion du 120e anniversaire de la naissance de Vera Moukhina, la salle d’exposition moscovite Novyi Manège organise une exposition sur l’artiste soviétique. Son œuvre majeure est la sculpture de l’Ouvrier et la Kolhozienne qui a servi par la suite d’emblème aux studios Mosfilm. Lenta.ru publie une série de photos du monument qui a été créé pour orner le toit du pavillon soviétique de l’exposition universelle de 1937, à Paris. La sculpture fait tout de même 25m et pèse 80 tonnes, le toit du pavillon devait être solide.

Depuis 2003, elle est en restauration, (celle-ci a pris un peu plus de temps que prévu), mais elle devrait bientôt reprendre sa place. D’autres photos de la sculpture sont visibles ici.

Source photo : Lenta.ru

L'Ukraine a du talent

Par Aurialie le 12.09.2009 à 23h19

La jeune fille que l’on voit dessiner sur du sable est Ksenia Simonova, gagnante de la version ukrainienne de l’émission Incroyable Talent (le programme en Grande Bretagne avait vu gagner Susan Boyle). Sur cette vidéo, elle évoque la Seconde guerre mondiale, la séparation des couples, … L’histoire racontée est tellement belle et émouvante que de nombreuses personnes du public versent une petite larme.

Et en plus d’être douée, la jeune artiste de 24 ans est généreuse : avec le million de hryvnias qu’elle a gagné (soit 86.297€), elle a décidé de s’acheter un appartement mais surtout d’aider une petite fille malade, qui a besoin d’argent pour son traitement.

Des artistes se mobilisent contre l'arbitraire

Par Aurialie le 06.06.2009 à 01h21

Voilà 9 jours que des artistes de Saint-Pétersbourg se sont mis en grève de la faim et tous les matins le directeur adjoint du Comité pour les questions de légalité, de droit et de sécurité, N.V. Stroumentov, passe les voir. Ce monsieur est notamment responsable de l’arrestation, illégale pour les artistes, de participants du défilé StreetParty du 1er mai. Mais d’autres forces de l’ordre viennent rendre visite aux grévistes, non pas pour prendre de leurs nouvelles, mais pour leur demander leurs papiers d’identité ou l’autorisation de faire ainsi une grève de la faim.

Pour rappel, cette action a débuté suite à l’incarcération de l’artiste Artiom Loskoutov (dont j’ai déjà parlé ici et ). Les artistes grévistes exigent des autorités fédérales la cessation des poursuites, mais aussi la création d’une commission publique de contrôle de l’activité du Centre de lutte contre l’extrémisme. Enfin, ils demandent aux autorités de Saint-Pétersbourg d’ouvrir une enquête pour arrestation illégale de participants lors d’une procession légitime (la StreetParty du 1e mai).

En illustration, vous voyez des tableaux peints lors de la grève de la faim. Tout le monde est invité à le rejoindre et à les soutenir.

Arrêtez-moi, je suis un artiste

Par Aurialie le 29.05.2009 à 00h41

Dans différentes villes de Russie sont organisées des actions de soutien et de solidarité avec l’artiste Artiom Loskoutov, arrêté la semaine dernière par le département "Э", le centre de lutte contre l’extrémisme. Manifestation (d’une dizaine de personnes) à Moscou, invitation à dessiner et grève de la faim d’artistes à Saint-Pétersbourg, performance artistique de l’artiste britannique Kimbal Bumstead à Novossibirsk (vidéo).

Pour toutes les personnes présentes à ces différentes actions, une certitude : l’affaire de vente de narcotique et de violation de l’ordre public a été montée de toutes pièces par la police politique pour faire taire l’artiste, et par extension pour faire taire les artistes.

Les autorités de Novossibirsk enferment l'artiste A. Loskoutov

Par Aurialie le 22.05.2009 à 02h01

Artiom Loskoutov, jeune artiste contemporain de Novossibirsk, se trouve emprisonné depuis le 15 mai pour détention de marijuana et activité politique extrémiste. Connu comme un des leaders de la scène artistique underground de la première ville de Sibérie, Artiom Loskoutov a fondé le groupe Babouchka posle pokhroron (lit. Grand-mère avant après l’enterrement), est l’auteur de films et l’organisateur de nombreux festivals, performances, manifestations, dont la Monstration, un défilé artistique de jeunes qui se tient le 1er mai depuis 2004.

Cependant, l’inculpation de détention de drogue n’est pas fondée pour ses amis et connaissances, ainsi que pour Artiom lui-même. En effet, l’arrestation ne s’est pas faite après que la drogue ait été trouvée, mais selon l’ami présent lors de l’arrestation, Artiom a été enlevé dans la rue par plusieurs personnes, emmené au poste et alors 11 grammes de marijuana ont été trouvés, Artiom a alors été inculpé. Ses partisans pensent donc qu’il a été arrêté pour son activité artistique et sociale.

A l’occasion de sa comparution mercredi (20 mai), la juge Elena Deviataïkina a déclaré qu’au vu des auditions et des écoutes téléphoniques, Loskoutov était impliqué dans la vente de narcotiques sur le territoire de Novossibirsk et de l’université, ainsi que dans l’organisation d’actions liées à la violation de l’ordre public (organisation de désordre massif, destruction de magasins, incendie criminel, ...). Elle a donc approuvé le maintien en détention. Ses amis vont maintenant recueillir des documents pour prouver qu’Artiom est un artiste et le faire sortir le plus rapidement de prison.

Source photo : Valery Titievsky.

Chemiakine, les vices et les enfants

Par Aurialie le 11.04.2009 à 17h53

La prochaine fois que j’irai à Moscou, je ne manquerai pas d’aller voir de mes yeux ce monument de Mikhaïl Chemiakine "Les enfants victimes des vices des adultes". Cette œuvre de près de 600 mètres, installée en 2001, est composée de deux statuts dorés d’enfants aux yeux bandés entourés de 12 autres statues de bronze représentant des dangers potentiels dans un style surréaliste grotesque (alcoolisme, exploitation, indifférence, drogue, prostitution, sadisme, ignorance, guerre, pseudo-savoir, vol, propagande de la violence, misère), plus une dernière statue pour ceux qui n’ont pas de mémoire.

Pour l’artiste, ce projet a été pensé et réalisé pour appeler à lutter pour la sauvegarde de la génération actuelle et de celles à venir : "En tant que peintre, j’appelle par cette œuvre à regarder en arrière, à entendre et voir ce qui se passe autour. Et il n’est pas trop tard pour former des hommes sensés et honnêtes." Certains détracteurs ont critiqué l’accentuation mis sur les vices, et non sur la défense des enfants, et souligné le côté nuisible du monument sur le psychisme de l’enfant.

Né à Moscou en 1943, Mikhaïl Chemiakine a passé son enfance en Allemagne, avant de revenir en URSS où il a intégré en 1957 le collège spécial de l’académie d’art Répine dépendante de l’Académie des Beaux-Arts de Léningrad. Mais la vie n’a pas été simple pour cet ami du chanteur Vissotski : il est exclu de l’école à cause de ses conceptions artistiques qui ne correspondaient pas aux normes du réalisme socialiste, occupe des emplois précaires (il est ouvrier, s’occupe de la maintenance, est postier), est interné dans un hôpital psychiatrique pour avoir osé présenter à un haut-gradé du Parti communiste ses principes sur le Synthétisme Métaphysique, écrits avec un groupe d’artistes. Les autorités soviétiques l’obligent à quitter l’URSS en 1971. Il s’installe alors en France, puis aux Etats-Unis, où il peut développer son art.

De nombreux monuments ont été installés en Russie depuis la chute de l’URSS : statue de Pierre Le Grand à l’intérieur de la forteresse Pierre et Paul, monument à la mémoire des victimes de répressions politiques (sur le bord de la Neva), monument à la mémoire des architectes, bâtisseurs de Saint Petersbourg, monument à la mémoire du député assassiné M. Manevich. Si ses projets sont essentiellement liés à la Russie, il vit actuellement en France à Châteauroux, où il travaille à la création d’un monument consacré aux Français qui ont aidé les juifs à échapper aux nazis sous l’occupation.

Un peu d'art russe dans le métro parisien

Par Aurialie le 27.03.2009 à 01h25

A partir d’aujourd’hui, si vous passez par la station de métro Madeleine à Paris, vous aurez la chance de voir la fresque de l’artiste russe Ivan Loubennikov. Patchwork coloré de verre et de métal, composé des symboles russes (croix, faucille, marteau, étoile), cette œuvre est une représentation du conte Ryaba la poule. Le reportage de Vesti.ru, ci-dessous, relate l’inauguration de la fresque.

Et pour améliorer votre russe, vous pouvez regarder le reportage en lisant le script, qui se trouve en dessous.

Petit interlude de musique expérimentale

Par Aurialie le 21.01.2009 à 00h56

Lors du dernier jour du CYBERFEST, qui s’est tenu il y a plus d’un mois à Saint-Pétersbourg, Dmitri Choubin a fait une petite démonstration de thérémine (ou thereminvox), instrument inventé par Lev Sergueïevitch Termen en 1919. J’avais déjà une chronique sur cette étrange instrument il y a 2 ans, je le trouve toujours aussi fascinant aujourd’hui.

Pour découvrir toutes les bizarreries du Cyberfest, allez faire un tour sur leur blog.

Tout ce que Poutine touche vaut de l'or

Par Aurialie le 18.01.2009 à 02h15

On savait que Vladimir Poutine était un sportif accompli (judoka, dompteur de tigre, pêcheur, pilote de ligne), mais il nous avait caché jusqu’à présent ses talents artistiques. Afin de financer la construction d’un hôpital et la restauration d’une église, chaque lettre de l’alphabet a été représentée par une personnalité russe (parfois avec l’aide d’un peintre professionnel), pour être ensuite vendue aux enchères.

Le Premier ministre russe a accepté d’illustrer la lettre "у" (ou) en représentant le mot "узор" (broderie). Mais cette anecdote n’aurait pas beaucoup d’intérêt sans citer l’ingénieuse copie de l’opposition qui a remplacé le mot "узор" par "позор", signifiant honte. Bien sûr, c’est l’original qui a été vendu et acheté, par la galerie moscovite "Наши художники", à un très bon prix : 37 millions de roubles (soit 857.046€).

Toutes les œuvres, qui illustrent le conte de Gogol La nuit de Noël, sont visibles ici.

Source image : Namarsh.ru

Voïna contre l'opritchnina poutinienne

Par Aurialie le 04.01.2009 à 02h13

Les actions du groupe artistique Voïna avait déjà été évoquées ici. Leur dernier coup de l’année 2008 est une fois encore très intelligent : faire un parallèle entre un fait historique et la situation politique actuelle. En 1574, Ivan le Terrible, tsar de Russie depuis 1547, décide de se retirer dans son palace d’Alexandrov et abandonne le trône en faveur de Simeon Bekboulatobitch, alors khan de Kasimov. Ce dernier dirige la Russie pendant quelques mois, Ivan IV reprend sa couronne en 1576. En 2008, Vladimir Poutine a laissé son "trône" à Dmitri Medvedev, qui devient président de la Fédération de Russie en mars, tandis qu’il prend le poste de Premier ministre.

En 1964, Ivan le Terrible constitue l’opritchnina, territoire dans lequel il détient un pouvoir absolu, et crée les opritchiniki, une troupe d’élite qui doit lui obéir au doigt et à l’œil. Vladimir Poutine est également bien entouré depuis le début : famille Eltsine à l’origine de son ascension, anciens membres du KGB dans de nombreux ministères de force (siloviki), "clan des Pétersbourgeois", ... Or l’un des amis de l’actuel Premier ministre Poutine, le "journaliste" Mikhaïl Leontiev (je laisse les guillemets mises par Svintusoid, source de l’info), a ouvert récemment un restaurant dans le centre de Moscou, appelé Opritchnik. Tout naturellement, le groupe Voïna a donc décidé de fermer symboliquement et temporairement le restaurant, en soudant une plaque d’acier à l’entrée, dans la nuit du 28 au 29 décembre. Il veut ainsi "donner une chance à Dmitri Medvedev, à l’aube de la nouvelle année, d’en finir avec une nouvelle opritchnina". Pour le moment, Medvedev offre toujours le thé à Poutine.

Source image : Svintusoid, d’autres photos et détails ici.

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