Tous les articles sur le mot clé : violence

Habituelle journée du 4 novembre

Comme chaque année en ce 4 novembre, journée de l’Unité nationale, nationalistes de tout poil, environ 1.000 personnes, se sont rassemblés à Moscou sur les berges Taras Chevtchenko. D’autres se sont retrouvés dans le centre de ville, vers l’Arbat, pour une manifestation non autorisée, qui s’est terminée en bagarre avec la police et la détention de 400 personnes. En marge de ces rassemblements, des skinheads ont tué un Ouzbek.

Et comme chaque année, des contre-manifestations ont été organisées, notamment par le parti Iabloko pour protester contre la xénophobie et la nationalisme. Le mouvement pro-Kremlin Nachi avait réuni entre 6.000 et 10.000 jeunes pour déployer la "Couverture de la paix".

De l’amour, de l’haine, l’unité nationale va être difficile...

Source image : Lenta.ru

Le chiffre du jour : 4,3 millions

C’est le montant cumulé en euros des amendes que la Russie a dû payer à ses citoyens suite à des condamnations pour violation de leurs droits à la Cour européenne des droits de l’Homme.

Voilà là 10 ans que la Russie participe à la convention des droits de l’homme de la Cour européenne et pendant cette période 46.000 plaintes de citoyens russes ont été déposées, ce qui représente 20% de l’ensemble des plaintes.

Rien qu’en 2007, la Russie a perdu 140 affaires sur 192, dont 175 concernaient des violations de la Convention européenne des droits de l’Homme. Elle occupe alors la 4e place des amendes réglées en 2007, après la Turquie, la Grèce et la Roumanie. Entre janvier et avril 2008, il y a eu déjà 65 arrêts. La Russie est donc bien partie pour battre son record !

Source : Droits de l’Homme en Russie

14 000 mafieux lâchés dans la nature

Par Aurialie le 09.10.2008 à 00h04

Via Courrier International

Ayant purgé leur peine d’emprisonnement, environ 14 000 détenus de la région russe de Sverdlovsk, située dans l’Oural, vont être libérés d’ici la fin de 2008. C’est deux fois plus que les années précédentes. La Komsomolskaïa Pravda rappelle que la région de Sverdlovsk est tristement réputée pour l’impitoyable et sanglante guerre des gangs qui opposa des organisations mafieuses rivales – les groupes Ouralmach et Centre – dans les années 1990.

Durant cette période, la police a emprisonné par milliers de dangereux criminels. Leur libération est désormais imminente. Sur les 14 000 prisonniers libérables, 4 000 sont des mafieux condamnés pour des crimes particulièrement graves. L’absence de programme de réinsertion fait craindre une explosion de la criminalité jusque dans la capitale russe, rapporte le journal moscovite.

En illustration, une photo prise à Ekaterinbourg (capitale administrative de l’oblast de Sverdlovsk), représentant la tombe d’un de ces mafieux tués en 1992 : une table en marbre pour ses amis qui voudraient boire un verre à sa santé, des clés de Mercedes dans sa main droite, la grande classe !

Prison secrète pour torture discrète ?

Par Aurialie le 29.09.2008 à 22h34

Dans le cadre de la guerre contre le terrorisme, les services secrets de certains pays n’hésitent pas à employer les pires méthodes pour obtenir des informations. L’affaire des avions américains servant de lieux de torture en est un bon exemple. Un article de Novaya Gazeta révèle qu’en Russie les agents des services secrets enlèvent des jeunes hommes entre 23 et 35 ans, souvent originaires d’Ingouchie, et les torturent à l’abri des regards indiscrets, dans une datcha de la banlieue de Moscou. Un homme, Magomed Khamkhoev est ressorti de cet enfer et a ainsi pu témoigner. Une vingtaine de personnes ont manifesté aujourd’hui contre ces "escadrons de la mort", agissant en dehors des lois en tout impunité.

Source image : Novaya Gazeta

Une pensée pour les oppressés turkmènes

Il y a deux ans, la correspondante de Radio Free Europe/Radio Liberty au Turkménistan, Ogoulsapar Mouradova, mourrait, torturée en prison. Elle purgeait alors une peine de six ans d’emprisonnement, du fait de son engagement quotidien pour la liberté et le respect des droits de l’Homme. A la même époque, le journaliste Annakourban Amanklytchev et le militant des droits de l’Homme Sapardourdy Khadjiev, étaient condamnés pour la même raison à 6 et 7 ans de prison.

Ces trois activistes avaient pour autre point commun d’avoir été interviewés par une journaliste française pour un reportage diffusé dans l’émission Envoyé Spécial. Certains pensent d’ailleurs que c’est à cause de cela qu’ils ont été emprisonnés. Or le tournage s’était déroulé en mars, les arrestations en juin (officiellement pour trafic d’armes et de drogue), les condamnations en août, la mort d’Ogoulsapar en septembre, et ce quelques jours avant la diffusion du reportage en France.

A l’occasion du sommet Union européenne/Asie Centrale le 18 septembre, des militants de Reporters sans frontières ont occupé pacifiquement l’ambassade du Turkménistan à Paris, pendant deux heures, pour exiger la libération d’Annakourban Amanklytchev et de Sapardourdy Khadjiev et réclamer des explications sur les conditions de la mort d’Ogoulsapar Mouradova. "Les autorités turkmènes doivent cesser leur acharnement contre les journalistes et tous ceux qui critiquent la politique ultra-autoritaire du gouvernement", a déclaré Reporters sans frontières. L’élection de Gourbangouly Berdymoukhammedov, après la mort du dictateur Niazov, n’a pas apporté la libéralisation tant attendue dans ce pays.

Photo : Reporters sans frontières

L'abus de pouvoir d'un chef de prison

Continuons notre série "prison" avec cette effarante histoire d’abus de pouvoir dans un établissement pénitentiaire de Krasnodar. Anatoli Ataev, condamné à 5 ans de prison pour entreprise illégale et fraude, a obtenu sa libération anticipée le 5 août dernier par un tribunal du district, après 2 ans et 9 mois de privation de liberté. Avant d’appliquer cette décision à effet immédiat, Vladimir Nikolaev, responsable de la prison, a voulu en vérifier la légalité. Il a même ignoré un courrier du vice-président du tribunal confirmant le lendemain que cette disposition devait être appliquée immédiatement, "en toute diligence". Les avocats d’Ataev ont alors déposé une plainte au service fédéral d’exécution des peines et ont demandé de l’aide au Comité contre la torture (qui fêtait ses 8 ans d’existence le 30 août).

Le 14 août, la situation n’ayant pas évolué, Ataev a entamé une grève de la faim et le Comité a porté l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’Homme. Il a reçu hier une copie des réponses faites par la Russie sur l’affaire : celle-ci a reconnu qu’Anatoli Ataev était toujours en détention, malgré la décision de libération conditionnelle, et elle a informé la Cour "que les organismes concernées prenaient toutes les mesures possibles en vue d’éclaircir la situation et restitueraient les droits violés du demandeur en cas de violation réelle."

Aujourd’hui, A. Ataev est enfermé depuis un mois à cause de l’entêtement d’un chef de prison, qui abuse clairement de son autorité, sans que les organes judiciaires n’arrivent à lui faire entendre raison. A se demander si V. Nikolaev a entendu la déclaration de Medvedev le 20 mars, à la réunion solennelle consacrée au 85e anniversaire de la Cour suprême : "L’un des aspects les plus importants des réformes est le fait que la justice russe a cessé d’être exclusivement punitive. Elle se transforme en système de protection des droits de l’homme."

Source photo : Comité contre la torture

Fin mortelle pour un site d'opposition ?

Par Aurialie le 31.08.2008 à 18h55

Les ennuis avaient commencé fin mai pour le site internet Ingushetya.ru, menacé de fermeture pour incitation à la haine et à l’hostilité entre les peuples. Le propriétaire du site, Magomed Evloev, se battait depuis pour obtenir l’annulation de la décision du tribunal de Moscou, tout en poursuivant l’activité d’Ingushetya.ru, enregistré aux États-Unis. Mais ce matin, une rencontre fortuite lui a été fatale : alors qu’il rentrait en avion en Ingouchie, il s’est trouvé dans le même appareil que celui du président ingouche, Mourat Ziazikov. Il a alors été entouré des agents de la protection du ministère des affaires intérieures et à son arrivée, emmené de force dans une voiture. C’est là qu’une balle aurait été tirée, le touchant mortellement à la tête. Il est décédé quelques heures plus tard à l’hôpital.

Le site internet Kavkaz Times affirmait hier que le parlement non reconnu du peuple d’Ingouchie (opposition au président Ziazikov) avait pris la décision de sortir la république ingouche de la Fédération de Russie et souhaitait récolter des signatures pour entériner cette décision. L’annonce de cette sortie pourrait être un motif de la détention d’Evloev. Une centaine de personnes se sont réunies à Nazran, près de ses bureaux, en sa mémoire.

Source photo : Lenta.ru

La Géorgie et la Russie sont en guerre

Par Aurialie le 10.08.2008 à 01h23

La tension montait depuis quelques semaines entre la Russie et la Géorgie, la guerre est maintenant bien commencée : civils tués, bâtiments détruits, déclarations hostiles, tentatives d’apaisement des autres pays européens.

Tandis que la Pologne et les trois républiques baltes, qui ont dû subir l’hégémonie soviétique pendant de nombreuses années, critiquent la position trop accommodante de l’UE envers la Russie, la Suède compare cette dernière à Adolf Hitler, en se livrant en Géorgie à une "agression incompatible avec le droit international" : "Nous avons des raisons de nous rappeler comment Hitler, il y a un peu plus d’un demi-siècle, a utilisé une telle doctrine pour saper et attaquer des zones considérables d’Europe centrale", a déclaré dans un communiqué le ministre suédois des Affaires étrangères Carl Bildt.

Hitler est également la comparaison utilisée par des hackers russes, ayant piraté le site du Ministère géorgien des Affaires étrangères, pour décrire le comportement du président géorgien Mikheïl Saakachvili. Car pour de nombreux Russes, la Géorgie est l’agresseur d’un peuple opprimé, celui de l’Ossétie du Sud, demandant depuis des années son indépendance et éventuellement son rattachement à la Russie.

Alors que Vladimir Poutine, premier ministre russe, a déclaré ce soir que la Géorgie recouvrera "difficilement" sa souveraineté sur l’Ossétie du Sud après avoir attaqué ce territoire indépendantiste, le président géorgien s’est dit prêt à un cessez-le-feu si la Russie mettait fin à ses bombardements, estimant qu’"il devrait y avoir un désengagement" et appelant à "une internationalisation" de ce processus. La France a ainsi annoncé la tenue d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE en début de semaine prochaine sur le conflit, et l’envoi aujourd’hui dans la région du chef de sa diplomatie Bernard Kouchner pour proposer une "sortie de crise". Espérons que celle-ci arrive au plus tôt.

Source : article - Libération, image - Ouest France

Quelques chiffres sur le racisme

Par Aurialie le 06.08.2008 à 22h48

Natalia Rykova, directrice exécutive du Bureau moscovite pour les droits de l’homme a fait une analyse du racisme en Russie pour RIA Novosti. Dans cet article, intitulé Qui arrêtera les skinheads russes ?, on apprend qu’en six mois (de janvier à juin 2008) près de 170 agressions à caractère raciste ont été perpétrées sur le territoire russe et ont fait 72 morts et au moins 190 blessés. Il faut savoir qu’en 2007, on comptabilisait une cinquantaine de personnes victimes de meurtres à caractère raciste. Il y a donc un accroissement considérable des agressions mortelles.

Concernant l’indice ethnique, on trouve parmi les victimes de ces agressions des Ouzbeks (12 morts, 16 blessés), des Kirghiz (9 morts, 5 blessés), des Tadjiks (6 morts, 28 blessés) et des Azerbaïdjanais (6 morts, 9 blessés). La nationalité d’au moins 84 morts et blessés n’a pu être établie avec certitude.

La majorité des agressions racistes sont perpétrées par des skinheads. Leurs cibles sont le plus souvent des ressortissants d’Asie centrale et du Caucase, mais aussi des représentants de sous-cultures jeunes et des minorités sexuelles. D’après les données du Bureau moscovite pour les droits de l’homme, la Russie compte environ 70.000 skinheads et autres activistes appartenant à des organisations nationalistes radicales.

La suite de l’article est à lire ici.

Nuclear Nightmares

Par Aurialie le 03.08.2008 à 23h12

A voir : Ces quelques photographies issues d’un travail de Robert Knoth sur la dévastation nucléaire au Kazakhstan, en Ukraine, Biélorussie, Oural et Sibérie, suite à l’explosion d’un réacteur de la centrale nucléaire de Tchernobyl.

Certains clichés sont difficilement supportables. Celui que j’ai choisi représente Annya Pesenko, atteinte d’une tumeur au cerveau. Elle peut à peine bouger et est incapable de s’asseoir. Elle est également sur la couverture d’un ouvrage de photos de R. Knoth, intitulé ’’Certificat numéro 000358’’ avec des textes d’Antoinette de Jong, sorti en 2006, lors du 20e anniversaire de la catastrophe, avec le soutien de Greenpeace.

L’organisation met également sur son site internet une carte indiquant les pays ayant des programmes d’armes nucléaires (recherches, développement) ou des armes nucléaires en stationnement sur leur sol. La France et la Russie y occupent une très bonne place avec respectivement 10 et 37 sites. Et les centrales nucléaires, telle que celle du Tricastin, n’y sont pas référencées...

Des condamnations et un limogeage

La représentante russe auprès de la Cour européenne des droits de l’Homme, Veronika Milintchouk, a été limogée aujourd’hui par le président Dmitri Medvedev. Les nouvelles condamnations de la Russie à Strasbourg et donc, l’incapacité de Mme Milintchouk à protéger les intérêts de la Russie à la Cour, ne sont certainement pas étrangères à cette décision. 70.000€ à Mme Akhiyadova, 35.000€ à Mme Moussaïeva et 40.000€ à M. Oumarov, trois familles tchétchènes dont les fils avaient disparu en 2000 après avoir été retenus illégalement par des militaires russes et 10.000€ pour Evgueni Tchember, soldat ayant subi des traitements inhumains (lésion à la colonne vertébrale suite à une punition, invalidité permanente sans dédommagement)... la note est plutôt salée. D’autant plus que la Russie avait déjà était condamnée dans plusieurs affaires il y a trois semaines et que des plaintes sont déposées régulièrement. Le nouveau représentant, qui n’a pas encore été désigné, arrivera-t-il à faire cesser les condamnations ? Personnellement, j’en doute…

Pas de progrès dans l'armée russe

Par Aurialie le 02.07.2008 à 23h23

Alexandre Kanchine, président de la commission de la chambre publique des vétérans, des militaires et des membres de leurs familles, a présenté un bilan très négatif de la situation dans l’armée de la Fédération de Russie. Il y prospère le désordre et la corruption, les hauts gradés y ont un pouvoir incontrôlé, peu a peu mettent en location bâtiment, champs et terrains de ministère de l’Armée.

Dans un rapport sur "la corruption dans les structures de force comme menace de la sécurité nationale", il y est dit que l’année passée, la responsabilité pénale de 224 officiers principaux, 180 colonels et 16 généraux a été engagée pour crimes divers. La corruption même y est très présente : pour obtenir une mutation, le règlement d’une prestation en espèces, résoudre des problèmes quotidiens, … le paiement d’une redevance aux supérieurs est monnaie courante.

Enfin, Kanchine a annoncé qu’au premier trimestre, 200 militaires sont morts hors des périodes de combat. A la fin de l’année, ces pertes pourraient correspondre à deux bataillons militaires.

Source : Droits de l’homme en Russie

L'enquête sur le meurtre d'A. Politkovskaïa est close

Par Aurialie le 18.06.2008 à 22h28

Via Courrier international

Le comité d’enquête du parquet de la Fédération de Russie annonce que l’enquête préliminaire sur l’assassinat de la journaliste d’investigation russe Anna Politkovskaïa, en octobre 2006, à Moscou, est close, rapporte Moskovski Komsomolets. A partir du 19 juin, les proches de la victime et la défense pourront prendre connaissance du dossier. Trois personnes sont accusées du meurtre : un ancien policier, Sergueï Khadjikourbanov, et deux Tchétchènes, les frères Djabrail et Ibrahim Makhmoudov. Un ancien officier des services secrets russes, Pavel Riagouzov, est également impliqué dans l’affaire.

L’enquête sur le meurtre de la célèbre journaliste du bihebdomadaire Novaïa Gazeta a été marquée par des déclarations retentissantes des autorités. Moskovski Komsomolets rappelle que "le parquet général avait déjà annoncé l’élucidation du crime en août 2007, mais, depuis, le nombre des accusés n’a cessé de changer. Au cours de l’enquête, neuf personnes avaient été mises en accusation, mais ensuite plusieurs ont été libérées sans poursuites."

A quand un mémorial pour les victimes de Staline ?

Par Aurialie le 13.06.2008 à 22h11

Quelle famille soviétique n’a pas été touchée de près ou de loin par les répressions staliniennes ? Pour cette raison, des personnalités de la société civile russe, notamment l’ancien président Mikhaïl Gorbatchev, le chanteur Iouri Chevtchouk ou encore l’écrivain Daniil Granine, estiment qu’il est nécessaire d’ériger un mémorial en l’honneur des victimes et pour les générations futures.

Gorbatchev propose de transformer la prison de Bourtyrka en musée : "Comme prison, elle n’est plus satisfaisante, mais comme musée, elle convient parfaitement." Ce haut lieu des répressions staliniennes a vu passer dans ses murs de célèbres prisonniers : l’écrivain Alexandre Soljenitsyne, le poète Vladimir Maïakovski, l’anarchiste ukrainien Nestor Makhno, le pionner de la musique électronique Lev Thermen, l’écrivain Evguénia Guinzbourg, ...

"La prison de Boutyrka est une des variantes. Nous avons besoin d’un grand territoire à Moscou ou à côté. La création d’un espace commémoratif vers le canal" Moscou-Volga" est également possible. C’est le plus grand camp soviétique des années 30 sur le territoire moscovite", a déclaré Roginsky, responsable de l’association Mémorial.

Une lettre ouverte est en ligne, tout signataire est le bienvenu.

Quand l'autorité abuse de son pouvoir

Par Aurialie le 06.06.2008 à 23h31

Aujourd’hui, pour la 1e fois dans l’histoire de l’oblast de Nijni Novgorod, un agent du service fédéral d’exécution des peines (FSIN) a été reconnu coupable de torture contre un prisonnier. Mikhaïl Martynov, travaillant au centre pénitentiaire n°16, a été poursuivi en vertu de l’article 286 de la 3e section du Code pénal "abus de pouvoir avec utilisation de la violence" et de l’article 110 "[actions] menant à une tentative de suicide". Il a été condamné à 4,5 années de prison pour avoir brutalisé Sergueï Karpov, qui, ne supportant les traitements avilissants que Martynov lui avait fait subir, avait tenté de se suicider en se jetant du toit d’une baraque.

Ce même jour, à la colonie de Kopeïsk (oblast de Tcheliabinsk), onze collaborateurs, y compris le chef de la colonie, ont été licenciés pour avoir mortellement opprimé quatre prisonniers. De plus, suite au contrôle de la prison par le ministère public, ont été relevées de nombreuses atteintes à la loi, l’absence de travail éducatif avec les jeunes condamnés ainsi que le niveau professionnel désastreux des salariés de la colonie.

Le comité contre la torture, créé en 2000 à Nijni Novgorod, a salué la condamnation de Martynov. Les chiffres qu’il indique sur son site sont impressionnants :
Nombre de déclarations de violation de droits de l’homme – 754
Affaires en procédure – 232
Faits de torture avérés – 85
Faits de torture condamnés – 44
Compensations financières attribuées juridiquement – 13.340.320,45 roubles
Compensations financières reçues – 9.895.981,45 roubles
Décisions illégales annulées – 205
Plaintes déposées à la Cour européenne des droits de l’homme – 37

Le comité contre la torture a apparemment encore beaucoup de travail devant lui.

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