Tous les articles sur le mot clé : Ukraine

Une action de bien mauvais goût

Par Aurialie le 04.12.2008 à 00h18

Les actions du mouvement de jeunes Rossia Molodaïa (Rumol) avait déjà été évoquées ici, il semble que ses membres font toujours preuve de mauvais goût. Hier, sous les sons de la marche funèbre, ils ont organisé l’enterrement politique de Viktor Iouchtchenko en face de l’ambassade d’Ukraine de Moscou, avec tout le cérémonial lié à ce type d’évènement. Anton Demidov, militant de Rumol, a déclaré : "Aujourd’hui nous enterrons le cadavre politique de l’homme politique le plus odieux de la Place de l’Indépendance - Viktor Iouchtchenko. De quoi est-il mort ? Il est mort de chagrin, d’absurdes souffrances. Nous ne pouvons lui pardonner la démolition des monuments des vétérans de la Grande Guerre Nationale [Seconde guerre mondiale], la décoration des fusilleurs fascistes, le sang des soldats russes et ossètes versé par des baïonnettes ukrainiennes." Cette manifestation, autorisée, a tout de même mené à l’arrestation d’un des organisateurs.

La raison de cette haine : la volonté d’adhésion à l’Otan de l’Ukraine. Mais le président ukrainien est confiant et prédit une amélioration des relations avec la Russie.

Source photo : Communauté Live Journal de Rumol, d’autres photos sur Vzgliad.

Tranche de vie humaine

Par Aurialie le 04.10.2008 à 01h30

Dans la semaine végétarienne, je veux la Journée mondiale de l’animal (organisée aujourd’hui) et la Journée mondiale végétarienne (organisée le 1er octobre). On ne peut pas dire qu’il y ait surabondance d’informations sur ces sujets, la crise économique polarisant l’attention de tous les médias.

L’Ukraine, et plus particulièrement quelques jeunes de la ville de Lviv, ont semblé plus concernés par ces questions. La preuve : ce rassemblement d’une vingtaine de personnes sous le slogan "Sauvez les vaches, mangez de la viande humaine". Allez, vous prendrez bien une petite tranche de cuissot humain pour sauver Marguerite et Azalée !

Source photo : Zaraz.org

Famine 1932/1933 : génocide ?

Par Aurialie le 21.05.2008 à 22h32

Via Courrier International

"La polémique a été résolue au profit de la Russie", estime le quotidien Izvestia. Du moins pour l’instant, et dans le cadre de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE). Ainsi que le rapporte le chef de la délégation russe de l’APCE, Konstantin Kossatchev : "La commission politique n’a pas adopté la proposition de l’Ukraine de considérer la famine des années 1930 comme une tragédie ayant frappé exclusivement le peuple ukrainien. Elle a soutenu celle de la Russie qui suggère de traiter cette question uniquement dans le contexte soviétique." La proposition russe a obtenu trois fois plus de voix que l’ukrainienne.

Les Ukrainiens, les plus durement frappés lors de la famine qui a fait des millions de morts dans le sud de la Russie, en Ukraine, dans l’ensemble de la région du Caucase et au Kazakhstan, estiment que les autorités soviétiques ont délibérément organisé cette famine pour éliminer le peuple ukrainien et veulent que cette tragédie soit officiellement qualifiée de génocide. La position de Moscou est la suivante : si une responsabilité devait être attribuée, elle le serait au régime soviétique [et non à la Russie]. Par ailleurs, les victimes de ce régime accusé d’avoir organisé la grande famine seraient les koulaks en tant que classe et non les seuls paysans ukrainiens (bien qu’ils aient été les plus nombreux représentants de cette classe).

"Une défaite pour Viktor Iouchtchenko", insiste le quotidien. Et ce n’est pas faute d’efforts. Le président ukrainien exhibe ces derniers temps au poignet gauche un bracelet de silicone noir où est inscrit en lettres blanches "Ukrainian genocide 1932-1933", et revient de Londres où il a inauguré, dans une salle du Parlement britannique, une exposition consacrée au 75e anniversaire de ce que les Ukrainiens appellent l’Holodomor [extermination par la faim].

Par ailleurs, le président a annoncé que des monuments à la mémoire de la terrible famine qui a fait plusieurs millions de morts en Ukraine seraient érigés dans tout le pays.

Quelques informations supplémentaires

Cette carte, trouvée sur Wikipedia, montre combien les régions de l’Ukraine ont souffert de la famine, beaucoup plus que ces voisines. Les historiens sont en tout cas partagés sur le statut à accorder à cette famine : volonté délibérée de Staline d’exterminer le peuple ukrainien ou d’anéantir "seulement" la classe paysanne pour accélérer l’industrialisation de l’URSS. A ce jour, une vingtaine de pays reconnaissent le statut de génocide (du peuple ukrainien) à la famine de 1933.

Art national primitif ukrainien par Polina Raïko

Par Aurialie le 09.05.2008 à 03h21

Polina Raïko, sans le savoir, a fait de sa maison un musée d’art primitif ukrainien. Après une vie pas toujours heureuse (mort de sa fille et de son mari, alcoolisme envahissant d’un fils qui a fini en prison), Polina a commencé à dessiner sur les murs de sa maison très dépouillée, alors qu’elle avait 69 ans. Jusqu’à sa mort (à 76 ans), elle a dépensé l’argent de sa retraite en peinture pour embellir sa demeure.

Pour le centre culturel de la ville de Kherson, qui a souhaité préservé cet héritage unique, les dessins de Polina reflètent la bonté, l’humanisme, la chaleur de la peinture primitive ukrainienne. Un ouvrage de photos a même été publié, et il faut mieux avoir un livre que l’avoir en vrai chez soi, car c’est tout de même un peu chargé !

Et de trois

L’Ukraine est la nouvelle patrie des jeunes contestataires du pouvoir. Après Mikhaïl Gangan, c’est au tour d’Anna Ploskonosova, membre du parti national-bolchevique et fiancée du natsbol décédé l’année dernière Iouri Tchervotchkine, de demander l’asile politique en Ukraine. Accusée d’avoir attaqué le chef de la police de la sécurité publique de la région de Toula, elle risque 5 ans de prison. L’affaire semble toutefois fabriquée : la jeune fille ne pèse même pas 50kg et n’a jamais appris aucun art martial. Elle a une chance d’obtenir le statut de réfugié politique, puisqueOlga Koudrina, également membre du PNB, l’a obtenu en Ukraine en 2006, alors qu’elle était condamnée à 3 ans et demi de prison pour avoir accroché la pancarte « Poutine, pars ! » sur la façade de l’hôtel Rossia.

Alors, ces jeunes délinquants méritent-ils de pouvoir couler des jours paisibles dans un pays russophone ou bien devraient-ils croupir en prison avec des voyous de la pire espèce ?

Source : Kasparov.ru

Geôle russe ou asile politique ?

Quand on est membre du Parti national-bolchevique et activiste de l’Autre Russie, il y a de grandes chances de passer un jour par la case prison. Mikhaïl Gangan, 21 ans, l’a déjà connue en 2005 pendant un an, après une incursion pacifique dans un bureau de l’administration présidentielle. C’est pourquoi, lorsqu’en août 2007, quelques semaines après sa participation à une Marche du désaccord, il devenait clair que son arrestation n’allait pas tarder, il s’est enfui en Ukraine pour demander l’asile politique.

Coup de théâtre le 31 décembre 2007, il est arrêté par les forces de sécurité ukrainiennes sur instructions de leurs homologues russes et le 3 janvier 2008, condamné à 40 jours de prison, avant son extradition en Russie. Les organisations ukrainiennes et russes de défense des droits de l’hommes et les hommes politiques de l’opposition (notamment Garry Kasparov, Édouard Limonov, Vladimir Ryjkov et Boris Nemtsov) s’adressent alors aux autorités ukrainiennes pour demander sa libération et l’obtention du statut de réfugié politique.

Aujourd’hui, une demande au moins a été prise en considération : Mikhaïl Gangan a été libéré. Il ne lui reste plus qu’à obtenir l’asile politique maintenant.

Quelques mots également sur une autre activiste de l’Autre Russie, Lioudmila Kharlamova, arrêtée le 13 septembre, officiellement, pour détention d’héroïne. Bizarrement, ce ne sont pas les agents de lutte contre les trafics de drogue qui se sont chargés de l’arrestation, mais les agents de lutte contre l’extrémisme et le terrorisme, ceux qui surveillent l’opposition. Le 4 janvier, ses parents ont pu la voir pour la première fois depuis son arrestation, elle a fait part de violence physique et psychologique lors de sa garde à vue. Toujours enfermée, elle attend maintenant son procès.

Source photo : Prima-news.ru

L'impasse ukrainienne

Par Aurialie le 01.10.2007 à 23h38

Et de quatre ! L’Ukraine vient d’organiser ses quatrièmes élections en trois ans pour essayer de sortir d’une impasse politique, héritée en partie par la Révolution orange. Le pays est en effet divisé entre les Ukrainiens ukrainophones (représentés par le Président Iouchtchenko) et les Ukrainiens russophiles (derrière l’ancien Premier ministre Ianoukovitch).

Les résultats de l’élection législative ne vont pas permettre de régler la crise rapidement, puisque le Bloc Ioulia Timochenko (BIouT), pro-ukrainien, qui était donné victorieux dimanche soir et maintenant rattrapé par le Parti des régions de Ianoukovitch (selon la commission électorale, il obtient 33,4% des voix, contre 31,3% au bloc Timochenko et 14,6% au parti Notre Ukraine de Victor Iouchtchenko. Viennent ensuite le Parti communiste, allié du Parti des régions, avec 5,3%, et le bloc Litvine, centriste, avec 4,02%).

Ajoutés à cela des retards dans le dépouillement dans l’est et le sud de l’Ukraine (régions connues pour être pro-russe), des bruits de manipulations des résultats et des tractations entre partis qui ne seront que de la politique politicienne, on obtient alors un cocktail parfait pour désespérer une population lassée d’une situation qui ne fait pas avancer un pays en attente de réformes. En tout cas, les tentes sont déjà plantées un peu partout dans la capitale, ornées de fanions bleus pour le Parti des Régions, orange pour Notre Ukraine ou d’un cœur rouge pour BIouT.

Sources : Yahoo news, AFP et Courrier international

Verka ne sera pas député

Par Aurialie le 30.08.2007 à 23h38

Télex

Ledésir d’Andreï Danilko de participer aux élections législatives était bien une blague : l’artiste ne figurait pas sur la liste Bloc Verka Serdioutchka, selon le Comité central électoral. Celui-ci a d’ailleurs refusé d’accepter la liste portant le nom du célèbre personnage de l’humoriste ukrainien car les documents pour l’enregistrement sont arrivés trop tard. Ce sera pour une prochaine fois.

Source : Newsru.com

La nouvelle blague d'Andreï Danilko ?

Par Aurialie le 27.08.2007 à 00h13

Andreï Danilko, plus connu sous les traits de l’excentrique Verka Serdioutchka, deuxième place à l’Eurovision 2007, a apporté samedi à la Commission électorale centrale tous les papiers nécessaires à l’enregistrement de sa candidature pour les prochaines élections législatives ukrainiennes. Elles auront lieu de manière anticipée le 30 septembre 2007, suite à la crise politique d’avril 2006 et la dissolution du Parlement par le président Iouchtchenko.

La coalition de Verka Serdioutchka "Pour les siens !" ("За своих !") regroupe le parti libéral-démocrate d’Ukraine, le parti "Femmes d’Ukraine", le parti des travailleurs "Pour Verka Serdioutchka" et le parti virtuel "Pour Verka" et présentera environ 400 candidats. Lors de l’annonce de sa candidature, au XVI Festival international d’arts "le Bazar slave de Vitebsk", Danilko a déclaré : "les gens en Ukraine ne savent pas pour qui voter, ils sont fatigués des élections, des rapprochements, des confrontations, les hommes politiques à notre époque se battent à côté des tribunes." Serdioutchka, non plus, ne comprend rien, "mais elle peut aussi bien se battre et crier dans la Rada Suprême que tout va mal." Elle est "très bonne et capable d’influencer les gens", et si on lui donne des pots-de-vin, elle les prendra. "Mais elle dépensera cet argent pour aider les enfants", a souligné l’artiste.

Selon ses dires, Serdioutchka peut tout à fait se trouver dans les rangs du Parlement ukrainien : "il y a maintenant là-bas tant de personnages ridicules que l’apparition de Serdioutchka avec une étoile sur la tête n’aurait rien de surprenant. (...) Il y a encore deux ans personne ne pouvait supposer qu’elle chanterait à l’Eurovision et prendrait la deuxième place."

Selon un récent sondage, 2% des personnes interrogées vont voter pour le parti de Danilko, soit deux fois plus que pour le parti socialiste d’Ukraine, mais bien loin des 17,5% du parti de Ioulia Timochenko (BIouT) ou des 12,8% du bloc Notre Ukraine-Défense nationale, mais assez proche des 4,3% du parti communiste ou des 2,1% du parti populaire de Litvin.

Alors Danilko-Serdioutchka fera-t-il encore 2e ? Quelque soit la réponse du 30 septembre, tout ira pour le mieux pour Verka !

Source :Lenta.ru et Newsru.com
Photos : Newsru.com

Free Hugs d'été

Par Aurialie le 21.06.2007 à 20h29

Premier jour de l’été + fête de la musique = post léger. Donc petit moment de bonheur pur ou quand des gens embrassent d’autres gens, juste comme ça. En France, en Corée, en Amsterdam, mais aussi en Russie et en Ukraine (vidéo ci-dessous), les Free Hugs (ou calins gratuits) ne sont pas nouveaux : ils ont été popularisés par une vidéo postée sur YouTube le 22 septembre 2006. Une agence de pub a même réutilisé ce concept pour une campagne organisée par l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé. Alors embrassons-nous gaiement (vous pouvez passer la 1e minute) !

26 avril 1986, 1h32

Depuis le 22 avril 1993, la Russie commémore le 26 avril la mémoire des victimes des accidents et catastrophes radioactives.

Il y a 21 ans à cette même heure, les tests de l’alimentation électrique de secours du réacteur n°4 de lacentrale nucléaire de Tchernobyl connaissaient ses premiers couacs : la brutale chute de la puissance thermique provoquait un emprisonnement du réacteur au xénon. Deux heures plus tard, le cœur du réacteur était fracturé sous le choc de la chute des deux mille tonnes de la dalle de béton recouvrant le réacteur, provoquant alors un important incendie. L’ampleur de la catastrophe n’étant pas immédiatement comprise, de simples pompiers ont été appelés pour éteindre l’incendie. Quant à la ville de Pripiat, située à 3km, le 26 avril a été une journée ordinaire (un marathon des enfants a même été organisé autour du réacteur), les habitants n’ont été évacués que le lendemain avec l’espoir de revenir dans quelques jours. Maintenant, Pripiat est une ville morte, mais aussi touristique.

Source photo : Yann Arthus Bertrand

Non aux manifestations nazies

Par Aurialie le 19.04.2007 à 00h37

L’histoire ne date pas d’hier, mais revient tous les ans aux alentours du 28 avril. Et cette histoire est la conséquence d’une différence d’interprétation de l’Histoire. Les vétérans de la division SS de Galicie (ou en ukrainien SS Galitchina) ont-ils le droit d’organiser une manifestation pour célébrer la création de la division, le 28 avril 1943, par le Gouverneur allemand du district de Galicie ?

Alors que les troupes allemandes ont occupé la Galicie dès 1941 et qu’elles ont procédé à une liquidation systématique de la population juive, certains partisans de l’indépendance totale de l’Ukraine ont vu une chance d’atteindre ce rêve en rejoignant la SS Galitchina. Ils ont notamment combattu en Croatie, sur le front russe, en Slovénie et enfin en Autriche.

La commission de recherche sur les crimes de guerre (au Canada) dans son rapport rédigé en octobre 1986 apportait notamment la conclusion suivante : "Leur comportement depuis qu’ils sont venus dans ce pays a été bon et ils n’ont jamais indiqué de quelque façon que ce soit qu’ils avaient été infecté par l’idéologie nazie… (…) il semble clair qu’ils ont été volontaires pour se battre contre l’Armée Rouge pour des raisons nationalistes, qui ont connu une impulsion avec le comportement des autorités soviétiques durant l’occupation de la partie occidentale de l’Ukraine après la signature du pacte germano-soviétique. Bien que la propagande communiste ait constamment essayé de les dépeindre, comme tant de réfugiés, comme des "collaborateurs" et des "criminels de guerre", il est intéressant de noter qu’aucune accusation de crimes de guerre n’a été portée par l’Union soviétique ou d’autres gouvernements contre aucun membre de ce groupe."

Mais voilà, en Crimée, où la population est largement russophone, il est hors de question que les rescapés de la division Galitchina défilent à Kiev. Et comme l’a déclaré un député du parlement de Crimée : "Si l’on tente encore de présenter l’UPA ("Armée insurrectionnelle ukrainienne", qui combattait contre l’Armée rouge pendant la guerre) comme un mouvement de libération, la division SS Galitchina, de par son nom et de par sa nature, est une organisation franchement nazie." Et sur ce point, on ne peut qu’être d’accord.

Source image : Wikipedia

Politique et art ukrainiens

Par Aurialie le 03.04.2007 à 22h40

La situation politique de l’Ukraine est plus qu’instable actuellement, le président Iouchtchenko ayant décidé de dissoudre l’assemblée nationale, la Rada. Le motif : le ralliement de députés de l’opposition à la fraction de la majorité pro-russe, ce qui n’est pas possible selon la Constitution ukrainienne. La majorité et l’opposition sont composées de groupes politiques et non pas de députés individuels.

Les élections auront donc lieu le 27 mai, en attendant les manifestations des deux camps vont se multiplier. Les tentes sont déjà installées devant le Parlement par les partisans de Ianoukovitch (actuel Premier ministre).

Les images illustrant cet article n’ont rien à voir avec la politique mais ont bien un lien avec l’Ukraine, puisque ces tags ont été faits par des Ukrainiens. Ils illustrent des contes de fée nationaux. Pour en voir plus, c’est ici, sur le site English Russia. Si vous reconnaissez les personnages de ces histoires, n’hésitez pas à nous faire part de vos découvertes.

Ukraine : des élections tous les ans ?

Par Aurialie le 31.03.2007 à 00h35

La situation politique en Ukraine n’est pas beaucoup plus stable que celle du Kirghizstan. Le même jour (samedi 31 mars) à la même heure (17h) au même endroit (Place de l’Indépendance), les représentants de la coalition de l’unité nationale (composée du Parti des régions, du parti communiste et du parti socialiste) et l’opposition unie (formée de la coalition "Notre Ukraine", du "BIouT" (Bloc Ioulia-Tymochenko) et d‘"Autodéfense nationale") ont prévu une manifestation.

L’opposition organise un meeting pour exiger la dissolution de la chambre haute du Parlement, la Rada, et l’organisation de nouvelles élections. Ces exigences sont la conséquence du ralliement de 11 députés de l’opposition au groupe de la majorité parlementaire. Selon la constitution, une coalition faite des différentes fractions de députés se forme d’après les résultats des élections et sur la base d’un agrément sur des positions politiques. Le président Iouchenko, contrairement à l’opposition, ne considère pas que le changement d’adhésion des 11 députés est anticonstitutionnel, mais rencontre tout de même son Premier ministre (pro-russe), Victor Ianoukovitch, pour envisager les différentes options possibles dans la suite des événements.

Les dernières élections législatives ont eu lieu le 26 mars 2006, les prochaines doivent avoir lieu en 2010, sauf si la situation politique devient intenable.

Image (source Gazeta.ru) : Le Premier ministre Ianoukovitch (à gauche) rencontre le président Iouchtchenko (à droite).

Quel futur pour l'Ukraine ?

Par Aurialie le 08.03.2007 à 20h13

L’espoir de la Révolution d’orange semble s’être éteint à la fois dans la population ukrainienne et parmi l’opinion internationale depuis le 3 août 2006, date à laquelle le président ukrainien Viktor Iouchtchenko a accepté de nommer à la tête du nouveau gouvernement son principal rival, pro-russe, M. Viktor Ianoukovitch.

Alors que Viktor Iouchtchenko participe aujourd’hui à un sommet européen à Bruxelles pour parler du développement de l’Union européenne et de la stratégie énergétique européenne, il est intéressant de lire le témoignage d’un député au Parlement ukrainien Vitali Klitchko, publié cette semaine dans Courrier International. Le titre de l’article est le suivant : Avez-vous oublié l’Ukraine ? "Mon téléphone portable est le témoin de l’intérêt que suscite l’Ukraine. De l’automne 2004 au mois de janvier 2005, il était pour ainsi dire impossible de me joindre. Pendant près de six mois, j’ai été littéralement submergé de questions tant de mes amis que de milliers de gens que je connaissais à peine. Ces derniers temps, le nombre des appels a diminué. Aujourd’hui, mon portable ne sonne que quand éclate un nouveau scandale impliquant des politiciens ukrainiens, et encore, seulement quand ce scandale parvient aux oreilles des médias internationaux. Mes correspondants ont perdu de leur optimisme, mon téléphone ne sonne plus ; bref, le monde ne s’intéresse plus à l’Ukraine. La raison ? Nos nombreux imbroglios domestiques ont laissé perplexes les Européens qui nous faisaient confiance ; ils les ont aussi surpris, et finalement déçus. Quand des étrangers m’interrogent à propos de l’Ukraine, c’est généralement pour me demander : « Quand finira tout ce chaos ? »"

Anatoli Kinakh, député de la coalition pro-présidentielle Notre Ukraine, exprime la même perplexité de leurs partenaires face à l’évolution des événements en Ukraine. "On constate des prémisses de crise constitutionnelle, ce qui influe négativement sur le prestige international et la confiance des investisseurs."

Une Ukraine stable est pourtant dans l’intérêt de tous, même de la Russie.

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