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La vie des ours

Par Aurialie le 15.02.2010 à 00h36

Ce dessin d’ours dans une scène que l’on dirait issue du film allemand La vie des autres illustre un article de Vedomosti sur le parti Russie Unie. Celui-ci a créé un groupe de travail, dirigé par la député Tatiana Voronova, ayant pour objectif de monter des dossiers sur les infractions et violations de leurs adversaires aux prochaines élections régionales du 14 mars. Ainsi, si le parti au pouvoir est accusé de falsifications, il saurait quoi répondre...

Le parti comptant le plus de violations est le LDPR (Parti libéral-démocrate de Russie), le parti de Jirinovki : dans la liste des candidats, neuf ont été jugés et 13 autres ont leur responsabilité pénale mise en jeu. Dans les dossiers, les erreurs dans les documents présentés par les candidats à la commission électorale sont également énumérées. Ces actions sont bien sûr moyennement appréciées par les candidats du LDPR, pour qui, une telle collecte des données sur les adversaires sont des "relations publiques noires", avec des pratiques des années 90.

Source image : vbb2007

Dangereux pour la santé

Par Aurialie le 04.02.2010 à 00h21

M444, dont j’ai déjà montré une création ici, adore "s’attaquer" à Edinaïa Rossia et à sa représentation graphique, l’ours (à voir sur son blog). Avec cette nouvelle image, c’est à tous les symboles du parti au pouvoir en Russie qu’il s’en prend.

Sur la ligne du haut, au-dessus de symboles que l’on peut trouver sur les bouteilles de produits toxiques ou dans endroits dangereux, il est écrit "ce qui détruit votre corps". Et sur la ligne suivante, au-dessus d’un portrait de Poutine, de l’ours d’Edinaïa Rossia, du symbole Nachi, du Ia du groupe Molodoïa Gvardia, de la croix stylisée du mouvement eurasien international, ...il est écrit "ce qui détruit votre cerveau et votre âme". L’idée est assez bonne et l’analogie déclinable à toutes les sauces. Je trouverais assez facilement 7 symboles de la politique française ou 7 produits de la sous-culture (inter)nationale à mettre sur la ligne du bas...

La bonne idée de Jirinovski ?

Par Aurialie le 19.01.2010 à 00h11

Je ne passe pas une semaine sans référencer ici un dessin de Sergueï Elkine, vous l’avez certainement remarqué. J’aurais pu mettre ce dessin de Victor Ianoukovitch et Ioulia Timochenko, les candidats du 2e tour de l’élection présidentielle ukrainienne. Mais j’ai préféré ce dessin représentant le leader du LDPR et vice-speaker de la Douma, Vladimir Jirinovski, coupé en 2 par une ligne imaginaire, pour avoir proposé de diviser de moitié le nombre de députés. La raison de cette proposition : trouver de l’argent pour la modernisation de la Russie.

Il a ainsi déclaré : "Pourquoi y a-t-il 450 députés à la Douma ? 200, ça suffit ! Qu’est-ce que nous restons toute l’année assis à appuyer simplement sur un bouton ? Ce serait une grande économie." Et a rajouté : "Les sociologues ont estimé que dans notre pays 10 millions de personnes travaillent - c’est-à-dire ceux qui produisent quelque chose que l’on peut consommer, vendre ou utiliser. Mais il y en a 100 millions d’autres -en épaulettes et galons- les députés et les fonctionnaires, qui contrôlent les 10 millions qui produisent !" Selon Jirinovski, une personne ne doit pas en entretenir dix. "La proportion doit être de un pour trois, c’est-à-dire une personne en entretient trois. C’est la limite ! Si la proportion est de un pour quatre, le pays périt", a-t-il souligné.

Source dessin : Ria novosti

Qui est qui ?

Par Aurialie le 10.01.2010 à 19h31

Il y a une quinzaine de mois, dans un précédent article, j’avais montré des illustrations du dessinateur Andreï Gordeev, alias Gordeï. L’homme continue à croquer son pays et ses concitoyens en jouant sur les moindres détails. J’admets que je n’ai pas reconnu tous les personnages représentés ci-dessous.

Cinq sont facilement reconnaissables : Vladimir Poutine écrivant sur un panneau "école des élèves-officiers du Kremlin – 1e appel" ; le président russe Dmitri Medvedev, le président biélorusse Alexandre Loukachenko, l’opposante Valeria Novodvorskaïa (seule femme du dessin) et … un ours.

Je pense que l’homme agenouillé devant Loukachenko est Alexeï Koudrine, Vice-Premier ministre et Ministre des Finances, et celui suspendu avec le pot de peinture doit être Iouri Loujkov, maire de Moscou. Au-dessous de lui, le personnage tenant un bout de bois ressemble à un Vladimir Jirinovski légèrement aminci (je ne suis donc pas sûr que ce soit lui). L’homme sur le canon, celui avec le bisou sur la joue et celui avec la balalaïka me disent quelque chose, mais je n’arrive pas à mettre un nom sur leur visage. Quant à l’homme à la cigarette, je ne vois pas du tout qui c’est.

Et vous, vous les reconnaissez ?

Sous vos applaudissements

Par Aurialie le 15.11.2009 à 22h03

Quelques semaines après son intervention écrite dans Gazeta.ru, Dmitri Medvedev s’est adressé jeudi dernier à la nation dans le cadre du message présidentiel annuel à l’Assemblée fédérale. Création d’une Silicon Valley russe, donner plus de pouvoir aux petits partis, assainir les forces de l’ordre russes, moderniser le pays notamment par le biais de la politique étrangère, création d’une constellation de satellites de télécommunications, … le président russe a rappelé qu’il avait de nombreux projets pour son pays.

Sur le blog russe agitator-mass.livejournal.com, j’ai trouvé ce graphique mettant en relation la durée du discours du président à la nation et le nombre d’applaudissements l’entrecoupant.

Ainsi, en 2000, Vladimir Poutine a été interrompu en moyenne toutes les 26 minutes, en 2001 toutes les 8 minutes, en 2002 toutes les 13 minutes, … et depuis 2005, que ce soit l’ancien ou l’actuel président, le discours à la nation est salué par des applaudissements toutes les minutes et demie en moyenne (la preuve en vidéo accélérée). Et le bloggeur d’en conclure que le processus de zombification de l’auditoire est pratiquement achevé. En 2008, Dmitri Medvedev proposait d’allonger à six ans la durée du mandat présidentiel, accusait les Etats-Unis d’être à l’origine de la crise financière internationale et de la guerre en Géorgie et annonçait le déploiement de missiles à Kaliningrad en réponse au bouclier américain : programme nettement moins constructif. Donc pourquoi ne pas conclure que, pour cette fois, les applaudissements lors du discours de jeudi dernier sont de vrais encouragements à un programme ambitieux.

Le dessin du jour de S. Elkine

Par Aurialie le 25.10.2009 à 03h21

Vladimir Poutine déclare : "La mort est dans l’oeuf, l’oeuf dans le canard, le canard dans le lapin, et ainsi de suite." Dans le canard, il est écrit "media", dans le lapin "tribunaux", et dans l’ours "Russie unie".

Je vois dans ce dessin de Sergueï Elkine, publié vendredi, une critique de la main-mise de la justice et des médias par Russie unie, le parti au pouvoir. Et vous ?

Haro sur Loujkov

Par Aurialie le 27.09.2009 à 22h38

Leonid Gozman, représentant du parti Pravoe delo, a écrit une lettre ouverte au président Medvedev pour demander la destitution du maire de Moscou Iouri Loujkov. La lettre a été publiée sur un site netlujkovu.net, voilà la traduction :

"Cher Dmitri Anatolievitch ! Selon la législation en vigueur vous avez droit de démettre de ses fonctions n’importe quel chef de région qui aurait perdu votre confiance. Nous vous appelons à faire valoir ce droit à l’encontre du maire de Moscou de Iouri M. Loujkov.

Iouri M. Loujkov se trouve en poste depuis déjà plus de 18 ans – plus longtemps que Brejnev. Au cours de ses mandats, il y a eu des succès et des échecs. De l’avis de plusieurs, la balance penche évidemment au profit des échecs – les problèmes de Moscou sont connus de tous – ce n’est pas cela qui nous incite à vous demander de destituer le maire de notre capitale.

Iouri Loujkov porte à notre pays un dommage moral immense. Pendant les années de son administration, l’épouse du maire E.N.Batourina, de petit entrepreneur, est devenue la femme la plus riche de Russie, milliardaire en dollars, chef d’un empire économique immense. Iouri Mikhaïlovitch affirme qu’il n’a pas de relation avec les milliards de sa femme, avec ses hôtels particuliers à Londres et dans d’autres villes du monde, avec sa terre et ses usines. Mais une telle affirmation contredit le bon sens. En Russie il n’y a pas une personne, qui n’a pas compris que les milliards de Batourina sont apparus grâce au soutien constant de son mari qui a transformé la ville aux dix millions d’habitants en source d’enrichissement de sa famille.

La corruption, qui met en cause aujourd’hui l’existence même de notre État, s’épanouit notamment dans les conditions du mépris pour les normes élémentaires de la morale, quand le voleur non seulement vole, mais ne cache pas qu’il est un voleur, exhibe sa richesse et brave l’impunité. La complicité silencieuse sur la façon dont la famille du maire de Moscou – une des personnes les plus connues en Russie - a gagné sa vie est un signal aux dizaines de milliers de Loujkov. Ils regardent la capitale et comprennent que tout est permis.

Cher Dmitri Anatolievitch ! Il est très difficile d’attraper un fonctionnaire corrompu. Mais quand il s’agit d’un fonctionnaire corrompu se trouvant à la tête d’une région, vous pouvez assez simplement lui dire que vous n’avez plus confiance. Et si vous déclarez votre méfiance à une personnalité notable et symbolique pour toute la Russie, non seulement la région commencera à changer, mais le pays aussi. Commencez par Moscou !"

Depuis son ouverture, le site a subi plusieurs attaques DOS, il ne fonctionne pas actuellement, il n’est donc pas possible de savoir combien de personnes ont signé cette lettre. Mardi, Gozman déclarait que plus de 100.000 visiteurs l’avaient signé, ce que conteste Sergueï Tsoï, un porte-parole de Loujkov. Il estime que le nombre réel de signataires était de 8.155 lundi, alors que le compteur indiquait 170.000 selon Interfax. La différence de chiffres pourrait également être dû à des attaques. Mercredi,le maire ne souhaitait pas porter plainte si Gozman admettait que les chiffres étaient falsifiés et qu’il s’excusait publiquement, ce qu’il a refusé de faire.

Leonid Gozman n’est pas le seul à dénoncer la corruption de Iouri Loujkov. Boris Nemtsov, l’un des leaders du mouvement Solidarnost, a publié il y a quelques jours un dossier "Loujkov. Bilan", dans lequel il dresse les nombreuses violations du maire. Celui-ci a bien sûr déposé plainte pour diffamation. Les élections de la Douma municipale de Moscou sont prévues le 11 octobre 2009, ce qui explique l’agitation autour du maire.

Source image : aktau-business.com

10 avis sur "Russie, en avant !"

Par Aurialie le 15.09.2009 à 23h29

Voici quelques réactions d’experts et hommes politiques russes à l’article de Medvedev, "Russie, en avant !", publié jeudi dernier dans Gazeta.ru. Aucun classement n’a été fait dans l’ordre de ces réactions.

Aleksandr Ryklin, journaliste : La première sensation à la lecture de l’article a été une sensation de gêne. Avant tout pour lui même. (…) C’est quand même un adulte, qui se respecte, qui, d’une part, ne peut pas et ne doit pas avoir un air si pitoyable, ne peut pas et ne doit pas si sincèrement et publiquement montrer son impuissance. Et d’autre part, il est inadmissible de montrer un dédain complet et un mépris pour les facultés mentales d’une population provisoirement dépendante, avec ce cynisme non dissimulé. Ce n’est pas que moi qu’il a pris pour un idiot, c’est tout un pays. (...) C’est pourquoi, quand nous lisons : "Les institutions démocratiques sont formées et stabilisées, mais leur qualité est très loin de l’idéal. La société civile est faible, les niveaux d’auto-organisation et d’autogestion sont peu élevés", nous trouvons cela ridicule. Ne serait-ce pas vous, avec toute votre équipe qui, ces dernières années, pilonnez ces "institutions démocratiques" et écrasez sur l’asphalte les faibles germes de "la société civile" ? Et maintenant vous vous étonnez que "leur qualité est très loin de l’idéal." (...) C’est pourquoi, quand nous lisons : "Nous vivons en effet une période unique. Nous avons une chance de construire une nouvelle Russie, forte, libre, prospère", nous trouvons cela ridicule. Parce que nous comprenons parfaitement que vous n’avez pas une telle chance, vous n’en avez jamais eu et vous n’en n’aurez pas. Mais la Russie en a encore probablement une... Mais plus exactement – sans vous. Et seulement sans vous. (...) Et, pour être honnête, Medvedev ne me fait pas pitié. Parce que je ne crois pas une seconde à sa sincérité. Il veut "coopérer" ? Alors pour commencer qu’il licencie Poutine, qu’il congédie la Douma, et alors nous verrons… Il ne peut pas ? Mais alors pourquoi entrer dans le jeu ? (…) Vraiment il est préférable de mettre cette lettre dans une capsule et de l’enterrer sous la tour Spassky, plutôt que de s’humilier ainsi sous les yeux de tout un honnête peuple.
(Source : Ejednevnii journal)

Ivan Melnikov, premier vice-représentant du KPRF (PC), vice-speaker de la Douma : L’article du président impose son style. D’une part, par la sincérité de son ton, d’autre part par sa tentative d’ampleur d’arriver aux racines de plusieurs problèmes. (…) On voit ici un appel, tranquille et raisonnable, non pas aux sentiments, mais à l’esprit. C’est louable.

Nicolaï Levitchev, responsable de la fraction Russie Juste à la Douma : "Pour moi, cela démontre la modernité de M. Medvedev, son ouverture à de nouvelles idées et méthodes. (…) Un an et demi après son arrivée au pouvoir, il a initié de nombreuses réformes importantes pour le pays. J’espère que les remarques envoyées par mail ne resteront pas lettre morte et que dans quelques temps apparaîtront de nouvelles initiatives et idées qui viendront d’en-bas."

Igor Lebedev, responsable de la fraction LDPR à la Douma : "Cet article est très pointu et contemporain. Dmitri Medvedev a dit tout haut ce que beaucoup ne se décidait pas à dire les dix dernières années. Je veux surtout souligner l’appel du président au dialogue. Si tout ce qui a été écrit dans cet article ne reste pas une simple déclaration sur le papier, le slogan "Russie, en avant !" sera une réalité."

Denis Boulinov, directeur exécutif du mouvement "Solidarnost" : "On dirait que Dmitri Medvedev tente de trouver un auditoire en dehors de l’establishment. Mais cette tentative de changement de situation politique, sans quelques mesures sérieuses prises de son côté, a l’air naïve et ridicule. Le champ politique a été brûlé par le prédécesseur de M. Medvedev, c’est pourquoi, chercher du soutien partout, excepté de l’establishment, est une affaire stérile et perdue d’avance. Je ne peux que saluer l’appel aux lecteurs de lui envoyer des propositions par mail. Mais l’utilisation de technologies avancées ne change pas ce qui a été dit plus haut. (…)"

Tatiana Stanovaïa, responsable du département analytique du Centre des technologies politiques : "C’est la première tentative d’utilisation d’un tel format. Habituellement pour de telles déclarations, on utilisait d’autres plateformes, mais maintenant on utilise des médias sur Internet avec une bonne réputation, sur lesquels sont publiés aussi des avis critiques envers la politique du pouvoir et des experts. En faisant cela, le président souligne l’importance de la liberté des médias et leur indépendance, et met l’accent sur le soutien aux technologies Internet. Il est particulièrement important que cet article soit paru avant le message à l’Assemblée Fédérale, qui est toujours utilisé par le président pour s’adresser indirectement à la société. Cet article est un appel direct à la société, sans intermédiaires. (...)"

Valeri Khomiakov, représentant du Conseil de la stratégie nationale : "Cet article m’a étonné dans le bon sens du terme. Dmitri Medvedev s’adresse pour la 1e fois aux citoyens en leur demandant leur aide dans l’écriture du message à l’Assemblée Fédérale. (…) On peut remarquer que les précédentes tentatives de modernisation -celle de Pierre le Grand ou de l’Union soviétique- se faisaient aux frais de vies humaines. Ici la conclusion est que la modernisation est nécessaire en premier lieu à l’humain. Et en général l’article séduit par sa sincérité, il montre une grande douleur pour le pays. Mais nous, les citoyens ordinaires, nous ne sommes pas habitués à une telle sincérité de la part des premières personnages du pays. (...)"

Gueorgi Satarov, président du Fonds INDEM : "Le format choisi est assez étrange pour appeler le peuple à la modernisation. Le président du pays aurait mieux fait d’écrire dans Rossiiskaïa Gazeta, que dans un de ces endroits pour libéraux remuants. Mais ce qui est essentiel ici est l’épouvantable rupture entre le texte et la vie réelle. (…)"
(Source des 6 déclarations : Vremia novosteï)

Andreï Piontkovski, journaliste et homme politique : "L’article de Dmitri Medvedev "Russie, en avant !" m’a tellement surpris que je n’ai que deux explications possibles à son apparition sur terre. La première : le président n’a simplement pas compris ce qu’il était écrit dans l’article, et l’a signé sans le lire, comme il est habitué à le faire ou alors il a dévoilé des dizaines d’autres textes sur différents sujets profonds -de l’énergie nucléaire à élevage-, préparés par ses hommes des relations publiques. Au profit de cette version, le titre débile de l’article qui ne correspond pas du tout à son contenu étourdissant. La deuxième : Medvedev a pensé, en s’appuyant sur ses immenses pouvoirs constitutionnels, mener une révolution d’envergure dans l’échelon supérieur du pouvoir russe. Mao Dvedev ouvre le feu sur son état-major. (...)"
(Source : Grani.ru)

Oleg Kozyrev, membre de Solidarnost : "Dmitri Anatolievitch, vous avez écrit un article "Russie, en avant !", en proposant de se rallier pour le juger. Excusez-moi, mais mon commentaire va être court. (…) Vous voulez de l’air frais, mais vous-même, vous le craignez. Et vous ne pensez pas que le progrès de la Russie et le système bâti par vous, peuvent être simplement incompatibles ? Et ça ne vous vient pas à l’esprit que le meilleur futur de la Russie et votre futur politique personnel peuvent se contredire ? (…) Dmitri Anatolievitch, vous voulez de la compétition et la place de leader dans le monde, mais vous craignez d’entrer en concurrence même avec les adversaires les plus médiocres. (...) Rangez le fouet. Cessez d’être le Père Fouettard. Apprenez à vous trouver à côté des citoyens. Apprenez à les entendre, et non pas à écouter vos phobies et mythes. Entrez dans la compétition, dans les discussions, avec ceux qui ne sont pas d’accord avec vous. Peut être, apprendrez-vous à être un jour en avant. Mais voilà, celui qui en avant est celui qui a le droit de dire "Russie, en avant !" Et le peuple entendra une telle personne. Et avec une telle personne il ira."
(Source : Ejednevnii journal)

Les critiques se font aussi en vidéo (version Roulitiki) ou en dessin (comme celui de Sergueï Elkin qui illustre cet article où Medvedev dit : "En ce moment, je subis une horrible dépression" et Poutine lui répond : "Tu veux un conseil ? Ecris un article dans un journal, disant que tout va mal chez nous, corruption, totalitarisme, ... Et la dépression disparaîtra comme par magie !").

Dmitri Medvedev : "Russie, en avant !"

Par Aurialie le 11.09.2009 à 16h06

La presse française n’a pas manqué de mentionner le portrait sans concessions de la Russie dressé par Dmitri Medvedev dans Gazeta.ru hier : économie "primitive", "démocratie faible", Caucase "instable", peuple qui boit trop et manque d’initiative (par ici, ici ou ). Il est dommage de constater que sur la très longue intervention du président russe, seuls les points négatifs ont été repris. Il y a beaucoup plus dans cette tribune, on y lit les mots d’un président qui a beaucoup d’espoirs pour son pays, de grandes ambitions, la volonté d’améliorer le sort de ses concitoyens. Morceaux choisis et traduits.

"Récemment j’ai défini cinq vecteurs stratégiques de la modernisation économique de notre pays. Premièrement, nous deviendrons un des pays leaders en terme d’efficacité dans la production, l’acheminement et l’utilisation de l’énergie. Deuxièmement, nous conserverons et élèverons le niveau qualitatif des technologies nucléaires. Troisièmement, les spécialistes russes perfectionneront les technologies de l’information, obtiendront une influence sérieuse dans les processus de développement des réseaux mondiaux d’informations accessibles à tous, en utilisant de super-ordinateurs et d’autres bases matérielles nécessaires. Quatrièmement, nous disposerons de notre propre infrastructure terrestre et spatiale de transmission d’informations ; nos satellites "verront" le monde entier, aideront nos citoyens et les gens de tous les pays à communiquer, voyager, faire de la recherche scientifiques, gérer la production agricole et industrielle. Cinquièmement, la Russie sera en première ligne dans la production d’équipements médicaux, de médicaments pour le traitement des maladies virales, cardio-vasculaires, neurologiques, contre les cancers." [Pour autant l’industrie agro-alimentaire et l’industrie des armes ne sont pas oubliées et continueront à être développées.]

"Les tendances négatives de la démographie doivent être ralenties et arrêtées. L’augmentation de la qualité de l’assistance médicale, la stimulation de la natalité, la sécurité sur les routes et dans la production, la lutte contre la pandémie de l’alcoolisme, le développement de la culture physique et du sport doivent devenir des actions stratégiques et quotidiennes de l’État."

"Je considère le développement technologique comme une tâche publique et étatique prioritaire parce que le progrès scientifique et technologique est indissolublement lié au progrès des systèmes politiques."

"La diffusion de technologies de l’information modernes, auxquelles nous contribuerons par tous les moyens, nous donne des possibilités sans précédent pour pratiquer les libertés politiques fondamentales, comme la liberté de parole et de réunion ; pour révéler et liquider les foyers de corruption ; pour accéder à n’importe quels événements ; pour échanger directement ses opinions et ses connaissances. La société devient ouverte et transparente, comme jamais. Même si cela ne plaît pas à la classe dirigeante."

"Le système politique de la Russie sera aussi singulièrement ouvert, souple et intérieurement complexe. Il sera en adéquation avec une structure sociale dynamique, mobile, transparente et multidimensionnelle. Il répondra à la culture politique des gens libres, aisés, pensant de façon critique, sûrs d’eux. Le système politique se renouvellera et se perfectionnera par une compétition libre des mouvements politiques. Cette année nous avons commencé ce mouvement vers la création d’un tel système politique. Les formations politiques ont reçu des possibilités supplémentaires d’influencer la formation du pouvoir exécutif dans les sujets de la fédération et les municipalités."

"Nous augmenterons l’efficacité de la sphère sociale, en accordant une meilleure attention à la sécurité matérielle et médicale des vétérans et des retraités. La modernisation de la démocratie russe, la formation d’une nouvelle économie sont possible seulement dans le cas où nous nous servirons des ressources intellectuelles de la société postindustrielle."

"La démocratie a besoin de protection. Comme ont besoin d’être protégés les principaux droits et les libertés de nos citoyens, et principalement de la corruption qui engendre l’arbitraire, la non-liberté et l’injustice."

"Nous avons beaucoup de problèmes communs, dont certains sont absolument prioritaires et concernent chaque habitant de la Terre, comme la non-prolifération de l’arme nucléaire et la réduction du risque des changements climatiques. Nous devons savoir intéresser nos partenaires, les entraîner vers une activité commune. Et si pour cela il faut changer soi-même, refuser les préjugés et les illusions – il faudra faire ainsi."

"Nous ferons tout ce qui est possible pour normaliser la vie des gens du Caucase russe. Les programmes économiques et humanitaires pour le sud du pays seront reconsidérés et concrétisés prochainement."

"La démocratie russe ne va pas copier mécaniquement les modèles étrangers. La société civile ne va pas être achetée par les subventions étrangères. La culture politique ne va pas simplement imiter les coutumes politiques des sociétés avancées. On ne peut pas importer un système judiciaire efficace. Mais sans aucun doute, nous apprendrons des autres peuples. Nous emprunterons leur expérience, prendrons en considération leurs succès et leurs erreurs dans le développement des institutions démocratiques. Mais personne ne vivra notre vie pour nous. Personne ne deviendra pour nous libre, responsable, personne ne réussira pour nous. Seulement notre propre expérience de la construction démocratique nous donnera le droit d’affirmer : nous sommes libres, nous sommes responsables, nous avons réussi."

Malheureusement on ne peut pas traduire tout ce qu’a écrit Medvedev, c’est beaucoup trop long. Mais j’ai souhaité terminer par cette citation, qui se trouve au milieu de la lettre, car je la trouve très forte, très belle. Et honnêtement, on ne peut que lui souhaiter de réussir.

Source : Gazeta.ru et Sergueï Elkin pour le dessin (traduction : "C’est simple, la politique intérieure, elle est à l’intérieur, la politique extérieure, à l’extérieur")

Un homme, des combats

Par Aurialie le 08.09.2009 à 01h14

Dans la nuit de samedi à dimanche, en zappant sur France5, je suis tombée par hasard sur un reportage intitulé "Mon mari, Andreï Sakharov", dans lequel Elena Bonner, la veuve du physicien, raconte leur vie, leur exil à Gorki, la surveillance du KGB, leur combat, les grèves de la faim, … le tout agrémenté de petites anecdotes sur leur vie commune. Par exemple, Elena Bronner préfére manger frais, Sakharov chaud, donc quand ils mangeaient de l’ananas, Elena Bronner mettait sa moitié au frigo, l’autre moitié était mise sur le radiateur pour Andreï Sakharov. Mais ce qui m’a le plus impressionné dans ce reportage a été l’intervention du Prix Nobel de la Paix 1975 au Congrès des députés des peuples le 9 juin 1989, la façon dont il a tenu tête à Gorbatchev en continuant son discours alors que son temps était écoulé, son micro coupé (à environ 3min30 sur la vidéo).

Son intervention concernait le (non-)vote du Décret sur le pouvoir. Il aurait voulu que les députés limitent le pouvoir du Président du Soviet suprême de l’URSS, que la concentration des pouvoirs ne soit pas dans les mains d’une seule personne. Il souhaitait également la suppression de l’article 6 de la Constitution de l’URSS ("Le Parti communiste de l’Union soviétique est la force qui dirige et oriente la société soviétique, c’est le noyau de son système politique, des organismes d’État et des organisations sociales. Le PCUS existe pour le peuple et est au service du peuple. Armé de la doctrine marxiste-léniniste, le Parti communiste définit la perspective générale du développement de la société, les orientations de la politique intérieure et étrangère de l’URSS, il dirige la grande œuvre créatrice du peuple soviétique, confère un caractère organisé et scientifiquement fondé à sa lutte pour la victoire du communisme.") Il proposait aussi de diminuer la durée du service militaire, de démobiliser les étudiants qui avaient déjà fait un an de service. Vous pouvez lire une retranscription de son intervention ici.

En faisant des recherches sur cette intervention, j’en ai trouvé une autre, tout autant intéressante, qu’il avait faite quelques jours auparavant, concernant la guerre en Afghanistan. C’est un sujet qui lui tenait à cœur ; il a été la cause de son exil à Gorki en 1979, quand il a dénoncé l’invasion de l’armée soviétique dans ce pays. Vous pouvez lire son intervention ici, dans un livre d’apprentissage de la langue russe pour les anglophones (j’aurais aimé avoir ce type de texte quand j’étudiais le russe au lycée).

Le courage, la force et la conviction qui se dégagent de cet homme, qui meurt 6 mois plus tard, le 14 décembre 1989, m’impressionnent vraiment.

Une nouvelle passée (presque) inaperçue

Par Aurialie le 27.05.2009 à 00h17

Serait-ce la menace nord-coréenne, les élections européennes ou la fin haletante du championnat de france de football qui fait que la majeure partie des médias français ignore cette information : le démocrate Tsakhiagiin Elbegdorj est le nouveau président de la Mongolie. Pourtant la victoire était loin d’être acquise, le président sortant Nambaryn Enkhbayar du Parti populaire révolutionnaire mongol (anciennement communiste) avait une couverture médiatique à la fois plus importante et plus positive.

L’élection présidentielle ne s’est pas déroulée dans la sérénité, les habitants craignaient qu’il y ait des émeutes, comme l’année dernière lors des élections législatives. De plus, selon un sondage mené auprès de 5000 personnes, 64% de la population estimait que le scrutin présidentiel ne serait pas équitable. Toutefois, le président sortant a bien reconnu sa défaite aujourd’hui, il ne devrait donc pas y avoir de violences. Touchée par la crise mondiale et surtout la chute des cours des matières premières, la Mongolie, riche en charbon, or et cuivre mais où un tiers de la population vit sous le seuil de la pauvreté, a bien besoin d’un président ayant fait campagne sur le changement et la lutte contre la corruption et la pauvreté. Alors au boulot M. Elbegdorj.

Source : AFP
Imge : Mongolia web

Qui est ce vent contre la démocratie ?

Par Aurialie le 19.05.2009 à 23h21

Qui symbolise ainsi le vent qui arrache le drapeau "démocratie" de la hampe tenue courageusement par Dmitri Medvedev dans ce dessin de Elkin ? La concentration du pouvoir (dénoncée par Igor Iourgens, proche conseiller du président Medvedev), la corruption (que souhaite combattre Medvedev), la propre réforme de Medvedev sur la composition du tribunal constitutionnel, la répression des différentes manifestations de l’opposition ? Quoiqu’il en soit, Medvedev a la volonté d’apporter un peu plus de démocratie dans son pays, et l’on sait que ça demande du temps !

Source : Sergueï Elkin

Medvedev, bilan d'un an de présidence

Par Aurialie le 08.05.2009 à 19h09

Un an après l’élection de Dmitri Medvedev à la présidence russe, journaux nationaux et étrangers ont fait un bilan de son activité. Et en un an, il s’en est passé des choses : lutte contre la corruption, changement dans la constitution, opération militaire en Ossétie du sud, conflit gazier avec l’Ukraine, remplacement des gouverneurs, crise financière mondiale, ...

Courrier international a fait une intéressante revue de presse des journaux russes avec pour titre "En un an, Medvedev a imposé son style" : Le 7 mai 2008, Dmitri Medevedev, prenait, à 42 ans et demi, ses fonctions de troisième président de Russie. Dauphin de Vladimir Poutine, il avait été élu, le 2 mars, au premier tour, avec 70 % des voix. Le quotidien populaire Moskovski Komsomolets affirme que "la Russie s’est dotée d’un président responsable, travailleur, capable de prendre des décisions, différent de son prédécesseur, mais qui peut travailler efficacement avec le Premier ministre, Vladimir Poutine". Tel est le "principal résultat" de l’année écoulée, poursuit le quotidien, acquis "non négligeable", étant donné le contexte dans lequel il est arrivé au pouvoir. "Il a succédé non seulement à un leader populaire et talentueux, mais plus fondamentalement, il a succédé à son propre maître. L’homme sous la direction duquel il avait travaillé une grande partie de sa vie active, dont l’influence était inestimable, et sans l’aide de qui, Dmitri Anatolevitch aurait eu beaucoup de mal à devenir président, si tant est qu’il ait pu y parvenir."

Le quotidien libéral Kommersant considère, pour sa part, que Dmitri Medvedev a "pour l’instant rempli les deux missions" qu’il s’était fixées, à savoir, "rester fidèle à la ligne imposée par Vladimir Poutine et trouver son propre style politique". Plus dans la psychologie, le quotidien Izvestia (pro-kremlin) affirme que "Dmitri Medvedev a changé, en douze mois, aussi bien comme personne, que comme dirigeant." D’après Elena Chestopal, la présidente de la chaire de psychologie politique de l’Université d’Etat de Moscou, interviewée par le journal, Medvedev est "l’un des rares hommes politiques à ne pas avoir de complexes. Pour lui, le pouvoir est un instrument à l’aide duquel on peut résoudre des problèmes concrets, non pas ses problèmes personnels. Le plus grand succès pour un pays est d’être dirigé par une personne décomplexée."

A l’occasion de cet anniversaire, le quotidien Vzgliad a interrogé des experts de tous bords qui insistent tous sur l’apport bénéfique du président. Le journal revient notamment sur la modification de la Constitution qui rabaisse le nombre minimum d’adhérents qu’un parti doit rassembler pour pouvoir se présenter aux élections et permet d’accorder des mandats individuels à la proportionnelle aux candidats dont le parti n’a pas atteint les 7 % requis, mais a passé la barre des 5 %. D’après Sergueï Markov, député et directeur de l’Institut d’Etudes politiques, elle va dans le sens d’un "renforcement du pluralisme et de la concurrence". Pour lui, Medvedev agit dans l’esprit de son slogan de campagne : "La liberté, c’est mieux que pas de liberté". Vremia Novostieï estime cependant que l’"erreur grave" de Dmitri Medvedev au cours de ces derniers mois, aura été sa "négligence à l’égard des conséquences des conflits que la Russie a eu avec la Géorgie d’une part et l’Ukraine d’autre part". En effet, les dirigeants qui "estimaient la légitimité de l’action entreprise par la Russie évidente, ne s’attendaient visiblement pas à une réaction négative aussi brusque de la communauté internationale." Le quotidien estime qu’"il aurait non seulement fallu prévoir une réaction anti-russe, mais aussi la prévenir".

A noter dans les critiques, celle du syndicat des entrepreneurs russes, le RSPP, qui estime dans Vremia Novostieï que "si Poutine et Medvedev arrivent à travailler ensemble, ils n’arrivent à rien d’autre", songeant notemment à leur gestion de la crise économique. En conclusion, Kommersant souligne la stabilité de la côte de popularité de Dmitri Medvedev, qui, d’après un sondage du Centre Levada, se maintient à 68 % d’opinions favorables, contre 70 % de voix à la présidentielle de 2008.

Mais selon ce même sondage, 30% des Russes estiment que c’est Vladimir Poutine, aujourd’hui Premier ministre, qui détient le pouvoir véritable. D’où ce dessin de Chappatte, publié sur Yahoo news.

Le chiffre du jour : 1 milliard 443 millions

Par Aurialie le 07.05.2009 à 00h05

C’est en rouble les revenus des 7 partis politiques russes officiellement enregistrés auprès de la Commission électorale centrale (TsIK) rien que pour le 1e trimestre 2009 (cela représente presque 33 millions d’euros). Et celui qui a les moyens financiers les plus importants est bien sûr le parti au pouvoir, Russie unie, qui a reçu plus d’un milliard de roubles (précisément 1.016.000.000 roubles, soit 23 millions d’euros), dont 894.284.820 roubles proviennent du budget fédéral (soit plus de 20,4 millions d’euros). L’autre ressource principale de Russie unie sont les dons (115 millions de roubles).

Loin derrière, on trouve le Parti communiste – 178 millions de roubles (environ 4 millions d’euros), le Parti libéral-démocrate de Russie (LDPR, nationaliste) – 114 millions de roubles (2,6 millions d’euros), le parti Russie juste – 108 millions de roubles (2,4 millions d’euros), Iabloko – 14 millions de roubles (320.000 euros) et les Patriotes de Russie – 12 millions de roubles (274.000 euros).

L’analyse des dépenses du parti Russie unie est également intéressante : 80 millions ont servi au maintien des organes de direction, 1,8 million aux activités de propagande, et 3 millions à l’organisation de congrès internes. Mais plus de 827 millions de roubles sont des dépenses "qui ne sont pas interdites par la loi", sans aucune précision sur ce que sont ces dépenses. On sait seulement ce que ne sont pas ces dépenses : ce ne sont pas des dépenses d’entretien et maintien des annexes régionales, ni des dépenses d’informations, ni d’organisation de conférences, meetings ou référendums, ni d’activité caritative, ... Alors à quoi a pu servir ces 827 millions ? Quelqu’un qui ferait du mauvais esprit dirait que ça a servi à acheter des élections, mais en réalité, ce sont certainement des dépenses qui n’ont tout simplement pas été affectées aux différentes catégories. Car entretenir les différentes structures régionales a très certainement un coût, tout comme l’organisation de manifestations publiques.

Source : Lenta.ru et TsIK

Les bloggeurs russes ont leur parti

Par Aurialie le 05.05.2009 à 00h31

Il y a chaque année en Russie, et dans le monde, de plus en plus d’utilisateurs d’Internet, qui reçoivent une information différente de celle distillée par le pouvoir. Pour les 8,5 millions d’internautes russes, Internet est encore un territoire de liberté, qu’il est nécessaire de préserver de la censure. Fort de ce constat, l’internaute Alexandr Alymov a décidé de créer le Parti des Bloggeurs de Russie. Garantir la liberté du Net, faire valoir les droits des bloggeurs, influencer la situation politique du pays, la blogosphère doit essayer d’atteindre ces objectifs.

L’idée a été lancée le 2 mai, 2 jours après que des députés aient annoncé leur intention d’introduire des mesures pour contrôler le niveau de langue des internautes et pour lutter contre l’envahissement de l’argot d’Internet dans la vie quotidienne. Selon le ministère de l’Education, le nombre de fautes dans les dissertations d’écoliers ont beaucoup augmenté ces derniers années, notamment à cause d’Internet.

Le Parti des Bloggeurs de Russie est encore en formation, Alexandr Alymov demande aux internautes intéressés d’envoyer leur CV pour faire partie du comité d’organisation. Son idée semble plaire, puisque il y a 30 places disponibles et il a déjà reçu 100 candidatures. Ce nouveau parti arrivera-t-il à se faire entendre et à influencer la politique de la vie réelle ? C’est loin d’être gagné, mais il y a de l’idée.

Source photo : Ninjapoodles via Ecrans

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