Tous les articles sur le mot clé : Géorgie

S'opposer sans favoriser Moscou

Par Aurialie le 07.11.2008 à 23h59

Un an après la répression violente d’une manifestation qui avait réuni 60.000 personnes à Tbilissi, l’opposition georgienne organisait aujourd’ui un nouveau rassemblement pour demander la tenue de nouvelles élections présidentielle et législatives, le respect de la liberté des médias et la mise en place d’une commission d’enquête indépendante sur le déclenchement du conflit osséto-georgo-russe. Mais voilà, à cause du traumatisme de cette guerre et de l’union nationale qu’elle imposait autour du président, cinq fois moins de personnes (entre 10.000 et 15.000) sont venues au rendez-vous.

Source photo : RFI

Tbilissi, 9 avril 1989

Par Aurialie le 29.10.2008 à 00h49

Très beau cliché du journaliste et photographe Iouri Rost, publié dans Novaya Gazeta à la suite des évènements tragiques entre l’Abkhazie, la Géorgie et la Russie cet été. En avril1989, les tensions existaient déjà entre ces 3 régions. L’Abkhazie exigeait son détachement de la Géorgie et sa promotion en seizième république fédérée de l’Union soviétique. Les Géorgiens y voyait une tentative du PCUS de briser leur propres aspirations nationalistes à l’indépendance.

Le 8 avril 1989, dans la capitale Tbilissi, plus de dix mille personnes ont manifesté leur soutien aux deux cents grévistes de la faim qui protestaient contre les revendications sécessionnistes de l’Abkhazie. Lors des émeutes de la nuit, des manifestants ont bravé le couvre-feu, les forces de l’ordre ont alors employé des gaz innervants et tué près de 50 personnes (source Wikipedia)

Le texte accompagnant la photo rappelle les liens qui unissent la Russie et la Géorgie : "Nos soldats sont dans les mêmes fosses communes des deux Guerres mondiales. Nos langues se sont entrelacées par de grandioses traductions des poètes géorgiens et russes. Nos cultures, en se développant indépendamment, partent des racines d’une même terre, d’une même foi (...). La terreur et la honte chez nous est aussi la même : le bolchevisme et Staline. Nous sommes du même sang."

Les chiens ne font pas des chats

Par Aurialie le 07.09.2008 à 02h52

La Mostra de Venise a récompensé ce week-end le cinéma d’auteur russe en la personne d’Alexeï Guerman Jr et son film Soldat en papier. Et il n’a reçu un simple prix de consolation, mais a été doublement primé : Lion d’argent de la meilleure réalisation et prix Osella de la meilleure photographie pour ses deux chefs opérateurs, Alisher Khamidhojaev et Maxim Drozdov.

Le film relate la préparation des premiers cosmonautes envoyés dans l’espace par l’URSS et le cas de conscience d’un médecin anticonformiste, chargé de superviser l’entraînement de jeunes gens dont la vie risque d’être sacrifiée. Fils du grand réalisateur Alexeï Guerman, qui a fêté ses 70 ans cet année et termine le montage de son dernier film Il est difficile d’être un Dieu (adaptation d’un roman de science-fiction des frères Strougatski), Alexeï Guerman Jr semble avoir hérité de son père la volonté de faire des films profonds et soignés.

Mais l’héritage paternel n’est pas toujours aussi facile à porter. Tsotne Gamsakhourdia, fils du premier président post-soviétique de la Géorgie, Zviad Gamsakhourdia (chassé du pouvoir en 1992 par l’opposition de l’époque et retrouvé 7 mois plus tard mort dans des circonstances jamais élucidées), a été arrêté jeudi à l’aéroport de Tbilissi pour trahison. Il était recherché depuis novembre 2007 pour avoir rencontré un diplomate russe lors des manifestations antigouvernementales de novembre 2007. On ne peut que lui souhaiter de ne pas finir comme son père.

PS : En russe, l’expression du titre se dit "яблоко от яблони недалеко падает".

Le patriotisme c'est l'amour des siens. Le nationalisme c'est la haine des autres.

Eh oui, tout arrive, certaines sections du Parti national-bolchévique (notamment celle de Saint-Pétersbourg et de Moscou) soutiennent une décision de la Douma et du Conseil de la Fédération : celle de reconnaitre les deux républiques séparatistes de Géorgie (Ossétie du Sud et Abkhazie). Ils vont même plus loin en demandant de mettre en place une intégration plus forte avec ces républiques, mais aussi avec la République moldave de Transnistrie.

Les raisons de ce rapprochement impératif : garantir la sécurité de peuples frères, briser une politique étrangère nuisible (décidée depuis Gorbatchev et Eltsine) et donner ainsi une chance à la Russie de revenir une grande puissance. Et ils finissent par cette merveilleuse formule : La Russie c’est tout, le reste n’est rien.

Alors, je ne me prononce pas sur l’indépendance de ces républiques sessionistes (trop de causes historiques, géopolitiques, géographiques, ... rendent une décision difficile sur cette question), mais tant de nationalisme a de quoi dégouter. Donc, -10 sur l’echelle de sympathie !

Source image : AFP via Yahoo news
Citation de Romain Gary

Guerre froide ? tiède ?

Par Aurialie le 24.08.2008 à 23h52

En 15 jours les évènements se sont enchaînés dans le Caucase : le 8 août les forces armées géorgiennes lancent une offensive dans Tskhinvali, capitale de la République autoproclamée d’Ossétie du Sud, tuant plusieurs soldats de la force de maintien de la paix russe. La Russie réagit aussitôt en envoyant ses chars et soldats, à Tskhinvali d’abord, puis plus profondément en Géorgie. Sarkozy intervient au nom de l’Europe, réussit à faire signer un plan de paix aux différents belligérants. Quelques jours passent, la Russie retire ses troupes (sauf à Poti), Sarkozy félicite Medvedev aujourd’hui pour avoir bien rempli sa partie du plan de paix.

Et pourtant : le Canada veut que la Russie soit exclue du G8, un navire militaire américain a accosté dans le port géorgien de Batoumi pour livrer de l’aide humanitaire (pour le moment ?), l’Ukraine, qui a organisé aujourd’hui une parade militaire pour fêter son indépendance, demande que son adhésion à l’Otan soit accélérée, la Pologne accepte la présence d’un bouclier antimissile américain sur son territoire... Pour Condoleezza Rice, la guerre froide est finie, mais n’a-t-elle pas reprise ? En tout cas les clichés sur le méchant ours russe, et la désinformation qui va avec (n’est-ce pas M. BHL ?), sont de retour. Dommage que l’on ne représente pas plus souvent la Russie sous les traits de l’adorable Misha, mascotte des JO de Moscou en 1980...

Photo : parade militaire aujourd’hui à Kiev (source Rosbalt.ru)

La guerre en deux images

Par Aurialie le 13.08.2008 à 20h12

Voilà deux dessins qui expliquent assez bien la situation entre la Géorgie, l’Ossétie et la Russie, vue par cette dernière.

Source : LiveJournal namarsh.ru

Trois minutes dans la guerre georgo-osseto-russe

Par Aurialie le 12.08.2008 à 14h05

Comme pour les différentes compétitions des Jeux Olympiques de Pékin, nous pouvons suivre l’évolution de la guerre georgo-osseto-russe, presque minute par minute, notamment sur Libération.fr. Et parmi les petites phrases ou actions relevées, j’en soulignerais deux :

10H25 - La Russie ne cherche pas à faire tomber le président géorgien Mikheïl Saakachvili, mais considère que « ce serait mieux » s’il quittait le pouvoir, déclare le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

12h42 - Le président français Nicolas Sarkozy juge « normal » que la Russie veuille « défendre les intérêts des russophones » hors de ses frontières, tout en réitérant la nécessité de respecter « l’intégrité » territoriale de la Géorgie.

Et voilà la réponse d’un internaute commentateur Alan à 13h50 - Comme déjà dit, Sarko se trompe. Le terme "russophone" désigne des citoyens de langue russe (et d’origine russe) d’autres états que la Russie (pays baltes, Kazakhstan etc...). Les Ossètes (du sud), même s’ils parlent le russe pour la plupart ne sont pas "russophones" - ils ont leur langue propre -. Ils sont "citoyens" russes parce que la Russie leur a distribué des passeports "russes", leur "État" n’étant pas reconnu...C’est à ce titre que la Russie est intervenue, uniquement pour les défendre des méchants géorgiens. Maintenant, avec ce que vient de dire Sarko, tout devient possible dans l’optique d’un rétablissement de l’Empire...

Quelque chose à rajouter ?

Ossétie du sud : deux journalistes tués, deux autres blessés

Par Aurialie le 10.08.2008 à 20h07

Dépêche AFP — Deux journalistes ont été tués et deux autres blessés dans la république séparatiste géorgienne d’Ossétie du Sud où un conflit armé oppose Russes et Géorgiens, a annoncé dimanche la radio Echo de Moscou.

Les deux hommes, Grigol Tchikhladze et Alexandre Klimtchouk, sont entrés dans la zone du conflit avec l’armée géorgienne et ont été tués par des volontaires ossètes, a affirmé à la radio un correspondant de l’édition russe de l’hebdomadaire Newsweek, Orkhan Djemal, sans autre précision.

M. Tchikhladze couvrait le conflit pour l’hebdomadaire Russian Newsweek et M. Klimtchouk, âgé de 27 ans, travaillait comme photographe pour l’agence de presse russe Itar-Tass, a indiqué l’agence de presse News Georgia, selon laquelle les deux victimes sont de nationalité géorgienne.

"Soit ils sont restés derrière les militaires géorgiens, soit ils se sont perdus et sont tombés sur un poste ossète. Ils ont tenté de fuir les volontaires, mais ces derniers ont tiré sur leur voiture", a raconté M. Djemal.

Deux autres journalistes, dont un Américain, qui se trouvaient dans le même véhicule ont été blessés et hospitalisés à l’hôpital de Tskhinvali, selon la même source, ce qui porte à sept le nombre total des journalistes blessés depuis le début du conflit dans la nuit de jeudi à vendredi.

La Géorgie et la Russie sont en guerre

Par Aurialie le 10.08.2008 à 01h23

La tension montait depuis quelques semaines entre la Russie et la Géorgie, la guerre est maintenant bien commencée : civils tués, bâtiments détruits, déclarations hostiles, tentatives d’apaisement des autres pays européens.

Tandis que la Pologne et les trois républiques baltes, qui ont dû subir l’hégémonie soviétique pendant de nombreuses années, critiquent la position trop accommodante de l’UE envers la Russie, la Suède compare cette dernière à Adolf Hitler, en se livrant en Géorgie à une "agression incompatible avec le droit international" : "Nous avons des raisons de nous rappeler comment Hitler, il y a un peu plus d’un demi-siècle, a utilisé une telle doctrine pour saper et attaquer des zones considérables d’Europe centrale", a déclaré dans un communiqué le ministre suédois des Affaires étrangères Carl Bildt.

Hitler est également la comparaison utilisée par des hackers russes, ayant piraté le site du Ministère géorgien des Affaires étrangères, pour décrire le comportement du président géorgien Mikheïl Saakachvili. Car pour de nombreux Russes, la Géorgie est l’agresseur d’un peuple opprimé, celui de l’Ossétie du Sud, demandant depuis des années son indépendance et éventuellement son rattachement à la Russie.

Alors que Vladimir Poutine, premier ministre russe, a déclaré ce soir que la Géorgie recouvrera "difficilement" sa souveraineté sur l’Ossétie du Sud après avoir attaqué ce territoire indépendantiste, le président géorgien s’est dit prêt à un cessez-le-feu si la Russie mettait fin à ses bombardements, estimant qu’"il devrait y avoir un désengagement" et appelant à "une internationalisation" de ce processus. La France a ainsi annoncé la tenue d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE en début de semaine prochaine sur le conflit, et l’envoi aujourd’hui dans la région du chef de sa diplomatie Bernard Kouchner pour proposer une "sortie de crise". Espérons que celle-ci arrive au plus tôt.

Source : article - Libération, image - Ouest France

Des signatures pour la paix

Alors que des côtés russes et géorgiens, l’armée se prépare à une éventuelle guerre, les défenseurs russes des droits de l’homme lancent un nouvel appel urgent à la paix et tentent de récolter les signatures des pacifistes, hostiles à toute activité militaire à la frontière russo-géorgienne. Un premier appel avait été lancé le 3 octobre 2006.

Pour certains, l’activité de ces derniers jours résonne comme un funeste rappel de juillet et août 1914 : provocations, explosions, transferts de troupes, déclarations guerrières, … Une réaction en chaîne qui pourrait avoir des conséquences politiques malheureuses : exclusion du Conseil de l’Europe, rupture avec l’Europe et le reste de l’Occident, montée du patriotisme et chauvinisme, annulation des Jeux Olympiques d’hiver de Sotchi, … Et cela dans le but d’asseoir sa domination sur une république indépendante.

Pour apporter votre soutien au groupe Helsinski de Moscou et au mouvement "Pour les droits de l’homme", envoyez un mail avec vos coordonnées à zpch[at]zaprava.ru ou zpch[at]mail.ru.

Une guerre russo-georgienne est-elle possible ?

Par Aurialie le 07.05.2008 à 00h33

La Géorgie est "très proche" d’une guerre avec la Russie, a déclaré un ministre géorgien, évoquant l’envoi par Moscou de renforts en Abkhazie, région sécessionniste de Géorgie. De son côté, le "ministre" des Affaires étrangères d’Abkhazie, Sergueï Chamba, cité par le journal russe Izvestia, a déclaré que l’Abkhazie était prête à céder le contrôle militaire de la région à la Russie en échange de garanties pour sa sécurité. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré que Moscou n’avait reçu aucune demande officielle de prise de contrôle militaire de la région.

"Nous devons éviter une guerre", a déclaré le ministre géorgien des Questions de la Réintégration, Temour Iakobachvili, lors d’une conférence de presse à l’occasion d’une visite à Bruxelles. Interrogé sur la probabilité d’une guerre entre les deux pays, il a répondu : "(Nous en sommes) très proches, car nous connaissons très bien les Russes."

La Géorgie, voie de transit vitale du pétrole et du gaz dans le Caucase, a irrité la Russie en demandant à adhérer à l’Otan. La Russie a annoncé jeudi que le déploiement de ses renforts avait débuté en Abkhazie afin de contrer ce qu’elle présente comme un projet d’attaque de Tbilissi.

Source : Reuters via Yahoo news

Géorgie : rendez-vous dans 40 jours

Mikheïl Saakachvili a annoncé qu’il prenait congé du poste du président de la Géorgie en raison de la tenue prochaine de l’élection présidentielle anticipée, le 5 janvier 2008 : "Dès demain je commence ma campagne électorale. Pendant 40 jours le président du parlement, Nino Bourdjanadze, remplira les obligations du président." Il a également appelé le gouvernement à faire des efforts pour la préservation de la stabilité et du calme lors de la période préélectorale.

Cette démission clôt une période agitée en Géorgie, qui a commencé le soir du 7 novembre 2007, après la répression d’une manifestation d’opposition (600 personnes blessées) et la fermeture de la chaîne de télé Imedi TV. Quelques heures plus tard, l’état d’urgence était déclaré. Il a été levé neuf jours plus tard, le 16 novembre, en même temps qu’a été annoncée la démission du Premier ministre Zourab Noghaïdeli, remplacé par Lado Gourguenidze.

Hier, le 23 novembre, la Révolution des Roses, qui avait mené Saakachvili au pouvoir, fêtait son 4e anniversaire dans une ambiance forcément tendue.

Photo : Manifestation du 7 novembre, souce Ria Novosti

La Géorgie célèbre son indépendance

Par Aurialie le 26.05.2007 à 14h50

Sous protectorat russe depuis 1783 suite à la signature du traité de Georgiev, la Géorgie déclarait son indépendance le 26 mai 1918, alors que la Russie était en pleine guerre civile, conséquence de la révolution d’octobre. L’indépendance n’a malheureusement pas duré, puisque l’Armée rouge a occupé le pays à partir du 25 février 1921.

Depuis 1990, la Géorgie célèbre le 26 mai le Jour de l’indépendance. Aujourd’hui, le président géorgien Mikhaïl Saakashvili, assistait à une revue militaire solennelle en compagnie du Patriarche Ilia II. Il a rappelé que personne ne pourrait vaincre la Géorgie, si son peuple était uni. "Historiquement le peuple géorgien uni a toujours résisté à l’adversaire. L’année passée nous avons surmonté toutes les barrières se trouvant sur notre route, le blocus, la tentative de diviser le pays. Mais dès que nous agissions isolément, il est facile de venir à bout de nous, le salut de la Géorgie est dans l’unité."

Le président de la Géorgie a souligné que la Géorgie se trouvait devant plusieurs dangers et attaques, et qu’il ne fallait pas sous-estimer ces forces qui n’admettent pas l’indépendance de la Géorgie et qui recèlent de nombreuses menaces.

Il a également déclaré que la force de la Géorgie résidait dans sa diversité ethnique, faisant notamment référence aux Ossètes du sud et à leur rôle essentiel dans l’avenir du pays. Il s’est adressé aux Ossètes dans leur langue pour leur dire : "nous vous aimons, nous vous respectons." Pour rappel, l’Ossétie du Sud est une région sécessionniste, proche de la Russie.

Aujourd’hui sera également inauguré dans le parc Mziouri le monument des roses, certainement, en l’honneur de la révolution des roses de novembre 2003.

Source : kavkaz-uzel.ru et news.mail.ru

Début de normalisation des relations russo-géorgiennes

Par Aurialie le 19.01.2007 à 11h41

Vladimir Poutine a annoncé hier le retour de l’ambassadeur de Russie en Géorgie, Viatcheslav Kovalenko, quatre mois après l’affaire des espions russes. Selon les données du journal Kommersant (reprises par Ria Novosti), les transports et les communications postales entre les deux pays pourraient être rétablis très prochainement.

Les sanctions introduites en octobre dernier dans le but de renverser le régime de Mikhaïl Saakachvili n’ont pas produit l’effet escompté. Au contraire, elles auraient réduit la dépendance de la Géorgie par rapport à la Russie. De plus, la campagne antigéorgienne a affecté l’image de Moscou aussi bien en Géorgie qu’en Occident. Sans compter que les responsables politiques prorusses de la Géorgie ont vu leur marge de manœuvre se rétrécir, alors que l’adhésion à l’OTAN bénéficie d’un appui nettement plus large auprès de la population géorgienne.

Mais selon Les echos, il y aurait également une raison plus économique : la signature récente d’un accord par lequel Tbilissi accepte de payer 235 dollars les 1.000 mètres cubes de gaz russe contre 110 auparavant.

Vives tensions entre l'Abkhazie et la Géorgie

Par Aurialie le 05.01.2007 à 22h38

Depuis une dizaine de jours, les relations entre la Géorgie et la république autoproclamée indépendante d’Abkhazie deviennent de plus en plus tendues. Tout (re)commence dans la nuit du 25 au 26 décembre, dans le district de Gali (Abkhazie). Selon les autorités abkhazes, un groupe d’agents géorgiens a commis un attentat dans lequel des collaborateurs haut placés de la milice abkhaze, Alik Khichba et Otar Tournanb ont trouvé la mort.

La nuit dernière, c’est une quinzaine de combattants abkhazes qui sont entrés en scène en s’attaquant à un poste de détachement spécial du Ministère des affaires étrangères de Géorgie à la frontière abkhazo-géorgienne. Cela a coûté la vie au policier, Fridon Charia, et en a blessé un autre, Ivlian Djikia. Les autorités géorgiennes condamnent l’attaque en la qualifiant de "provocation" et "d’acte terroriste". Elles soulignent l’inefficacité des troupes russes de maintien de la paix déployées dans la zone de conflit (source : svobodanews)

Les premières tensions sont apparues en 1991 à la dislocation de l’Union soviétique, lorsque la Géorgie a retrouvé son indépendance. L’Abkhazie, république autonome rattachée à la Géorgie depuis 1931 et peuplée majoritairement de Géorgiens, a également déclaré son indépendance et ré-instauré la Constitution abkhaze de 1925. La Géorgie n’a jamais accepté son statut et depuis les cessez-le-feu se succèdent sans qu’une solution n’ait été encore trouvée. Alors que de son côté l’ONU a envoyé une mission d’observation pour régler le conflit (mandat prorogé jusqu’au 15 avril 2007), la Russie, elle, aurait plutôt tendance à jeter de l’huile sur le feu, en soutenant les indépendantistes abkhazes.

Source carte : Premières urgences

Russie21
Russie16
Russie30
Russie04
Russie17
Russie37
Russie02
Russie43
Russie14
Russie39
Russie13
Russie11