Tous les articles sur le mot clé : événement

Des émotions en noir et blanc

Par Aurialie le 01.11.2008 à 23h26

Le photographe moscovite Aleksei Nikishin se fait un nom dans le milieu depuis 2-3 ans (médaille d’or au Trierenberg Super Circuit d’Autriche en 2006, 3e dans la catégorie Amateur à la 2e Masters Cup de photographie d’Angleterre en 2007). Aujourd’hui, il inaugurait sa nouvelle exposition à la galerie FotoLoft du Centre d’art contemporain Vinzavod : "В РОЛИ СЕБЯ-2. Перевоплощение" (Dans son rôle-2. La réincarnation). Celle-ci propose des portraits psychologiques de vedettes du théâtre et cinéma russes. Le projet du photographe est de montrer tout le spectre d’émotions de ces étoiles sans maquillage, en rejetant le superflu pour garder l’essentiel.

La première partie de cette exposition, composée de portraits de musiciens, s’est déroulée en mars 2008, la 2e est à voir jusqu’au 10 novembre, la 3e partie sera illustrée de portraits d’auteurs.

Les sourds-muets aussi en voulaient à Staline

Les affaires absurdes ne manquaient pas dans les années 30 en URSS, mais celle du complot terroriste fasciste des sourds-muets est totalement insensée. En 1937 à Saint-Pétersbourg, un sourd-muet, accusé de participer à un meeting antisoviétique, est arrêté et fusillé. S’en suivent alors des arrestations de masse, notamment parmi les personnes malentendantes. Cinquante cinq personnes sourdes-muettes ont été arrêtées : le 24 décembre 1937, 25 hommes et 10 femmes ont été fusillés, les 20 autres ont été condamnés à 10 d’enfermement.

En leur mémoire, un monument a été inauguré aujourd’hui au cimetière commémoratif de Levachovo de Saint-Pétersbourg, où l’on trouve déjà le Moloch du totalitarisme, le monument en l’honneur des Ukrainiens, victimes de répressions politiques, le monument aux Allemands de Russie, la pierre du souvenir, ... Levachovo est l’un des nombreux lieux où ont été découverts, depuis 1989, des fosses communes dans lesquelles les victimes de la phase de terreur stalinienne des années 37-38 furent jetées en masse.

Image : NTV

Tout ce que vous verrez au Cyberfest

Par Aurialie le 24.10.2008 à 00h13

Les organisateurs du Cyberfest, l’unique festival international d’art cybernétique de Russie, ont mis en ligne une vidéo montrant quelques installations et performances qui seront présentées au public du 25 au 30 novembre. On pourra notamment voir les nuages gris de Warhol, le bragofon de Mikhael a Crest, la marée de Brose Partington, la clinique des animaux-robots de Zlata Ponirovskaïa, ...

Ce festival se tiendra à Cyland, un média-laboratoire, résidence d’artistes de Saint Pétersbourg. Il vous reste un mois pour obtenir invitation et visa.

A la découverte de territoires culturels expérimentaux

Par Aurialie le 03.10.2008 à 13h20

La curiosité a du bon, les gifs animés aussi. C’est une publicité vue sur le site d’informations Lenta.ru qui m’a fait découvrir Territoria, un festival-école moscovite original, organisé pour la 3e année consécutive. Cet évènement culturel dure 10 jours (du 30 septembre au 10 octobre) et s’adresse principalement à la jeune génération. Divisé en deux parties "l’art aujourd’hui" et "l’art demain", il est composé à la fois de spectacles de danse, musique, théâtre (dont Entracte du Français Josef Nadj), mais aussi de cours, donnés par de professeurs étrangers.

Dans un pays où l’État n’a pas de politique culturelle forte, le soutien de l’administration présidentielle à ce projet original apparaît comme un formidable coup de projecteur aux formes les plus radicales de la culture moderne. Sur le papier, tout ça a l’air très bien, dommage que je ne sois pas sur place pour voir si la qualité est réellement présente.

Du Rock pour la Liberté !

Par Aurialie le 22.08.2008 à 00h05

Aujourd’hui, à Saint-Pétersbourg, un concert intitulé "Du rock pour la Liberté !" et consacré aux événements d’août 1991 (le putsch de Moscou) sera organisé place de l’académicien Sakharov. De nombreux groupes et chanteurs sont attendus : Mikhaïl Borzykine et le groupe Televizor, Vadim Krylev (Elektritcheskie partizany), Sergueï Parachtchouk du groupe NEP, SP Babaï, Moukhomory, Fike (de la ville de Khabarovsk), Vremia ot kajdogo et Drougoï veter. Et feront également une apparition : le groupe DDT, Evgueni Fedorov du groupe Tequilajazz, Glev Samoïlov d’Agata Kristi et Alekseï Nikonov de NTVP. Le premier groupe jouera à partir de 19h.

Le putsch de Moscou est le nom d’un coup d’État réalisé en août 1991 en Union soviétique par un groupe de tenants de la ligne « dure » au sein du Parti communiste de l’Union soviétique. Les putschistes déposèrent brièvement le dirigeant Mikhaïl Gorbatchev et tentèrent de prendre le contrôle du pays (source Wikipedia).

A Moscou, en ce journée du drapeau national russe, ce sont entre autres des activistes de l’Union des forces de droite (SPS), de Iabloko, de l’Union russe démocratique (RNDC), du Parti républicain de Russie (RPR), du Front civil unifié (OFG), des mouvements Oborona et "Pour les droits de l’Homme" qui ont planifié une action commune à 11h sur le pont Gorbaty, devant la bâtiment du Parlement, pour commémorer les évènements d’août 1991.

L'agenda est ouvert !

Par Aurialie le 22.05.2008 à 22h38

Il a été très attendu, vous avez cliqué, cliqué, cliqué, mais il n’y avait qu’un petit "prochainement", et enfin le voilà, l’agenda Spoutnitsi ! Évènements, anniversaires, annonces de manifestation, dates à retenir, … y seront rassemblés dans le but d’être le plus exhaustif possible.

Déjà mentionnées dans l’agenda, les trois rencontres organisées par le prix Russophonie à l’occasion de la Comédie du livre à Montpellier (30/31 mai et 1er juin), dont l‘invité d‘honneur est la Russie.

Et pour ceux qui veulent se lancer dans une formation de journaliste, il vous reste quelques jours pour remplir le dossier d’inscription du Centre Franco-Russe de Journalisme. Vous trouverez de plus amples informations dans le document ci-dessous.

N’hésitez pas à m’indiquer vos évènements !

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CFPJ_annonce du concours

Agenda : semaine du 14 au 20 avril

Par Aurialie le 13.04.2008 à 02h34

Deux rencontres littéraires sont organisées la semaine prochaine dans la capitale. Lundi 20h30, les amateurs de grande littérature pourront écouter Andreï Makine, troisième écrivain d’origine russe à recevoir le Prix Goncourt (après Henri Troyat et Romain Gary/Émile Ajar), sur le thème "L’écrivain et son temps" au centre culturel Christian Peugeot (62 avenue de la Grande Armée, Paris 17e). Et jeudi 19h30, la librairie du Globe organise une rencontre avec les traductrices des Carnets de Marina Tsetaeva.

Dans les deux soirées, un pot est organisé, mais vous êtes prié d’apporter boissons et petits gâteaux pour avoir de quoi vous sustentez après avoir écouté Makine.

2e Prix Russophonie J-8

Par Aurialie le 01.02.2008 à 23h21

Dans une semaine, le nom du 2e vainqueur du prix Russophonie, récompensant la meilleure traduction du russe vers le français, sera dévoilé.

Les œuvres traduites sont nombreuses - dix-sept romans, six volumes de nouvelles ou de contes, trois de récits, sept livres d’écriture personnelle ou autobiographique (lettres, carnets, mémoires), trois recueils poétiques, trois pièces de théâtre et deux essais, soit quarante et un ouvrages parus entre le 1er octobre 2006 et le 30 septembre 2007 (quelques une avaient d’ailleurs été citées ici) - le choix risque d’être difficile.

Rendez-vous est donc donné samedi 9 février au salon Expolangues à partir de 17h (salle Beibei) pour savoir qui va succéder à Jean-Baptiste Godon pour sa traduction d’Au Diable Vauvert de Evgueni Zamiatine.

Espoir et solitude au pavillon russe de Venise

Par Aurialie le 02.11.2007 à 03h17

La biennale de Venise vit ses trois dernières semaines. Parmi les participants, la sempiternelle Sophie Calle représentait la France, tandis que la Russie avait envoyé des artistes utilisant pour la plupart les nouvelles technologies : le groupe AES+F (composé de Tatiana Arzamasova, Lev Evzovitch, Evgeny Sviatsky + Vladimir Fridkes), Andreï Bartenev, Arseny Mechtcheriakov, Julia Milner et Alexandr Ponomarev.

L’œuvre ci-dessus, intitulée Click I hope, est celle de Julia Milner, l’artiste la plus jeune de la délégation russe. Exposé sur la façade du pavillon russe, un écran fait défiler continuellement la phrase "J’espère" dans la langue des pays participant à l’événement vénitien (environ 50). Le visiteur, réel et virtuel, est invité à cliquer sur l’expression écrite dans sa langue, faisant alors augmenter ou diminuer le degré d’espoir dans le monde, car plus le mot est cliqué, plus il grossit. Sans surprise, c’est l’occurrence anglaise "I hope" qui a pour le moment était la plus souvent gratifiée d’un click de souris (281.730), les versions russe et française, à ce jour, ont respectivement 95.540 et 51.880 clicks.

Les expressions "Je crois" ou "Je souhaite" auraient pu être choisi, mais Julia Milner espère convier les participants virtuels du jeu à s’unir dans l’hypostase de "l’homme naturel". Pour l’artiste, son œuvre est démocratique et intemporelle : « j’ai juste fait les règles du jeu, j’ai offert un chevalet à un nombre important d’artistes potentiels. Pour l’essentiel, j’ai créé seulement la moitié de l’œuvre d’art, dans le future cette création continuera sans moi : tous les gens visitant le site web se sentiront comme les créateurs. Ils créeront un objet d’art, vivant et dynamique, en transformation permanente, et non pas statique et froid comme une photographie. La rivière de l’espoir coule et change, coulera et changera pendant dix ans, et théoriquement son mouvement ne cessera jamais. »

L’artiste Andreï Bartenev est venu présenter l’œuvre "Lost Connection" (des dizaines de globes enferment des cœurs) mettant en doute la valeur d’Internet comme moyen de lutter contre la solitude. Le groupe AES+F propose l’œuvre "la Dernière insurrection", une épopée cybernétique, "une bataille sans sang, ni douleur, de contact sans contact". Enfin, Alexandr Ponomarev et Arseny Mechtcheriakov, avec l’installation "Douche" (qui comprend des dizaines d’écrans retransmettant des émissions du monde entier) montrent qu’il ne reste chez la personne moderne que l’illusion de la liberté - changer les chaînes de télé.

Trois questions au... Add Noise festival

Par Aurialie le 28.10.2007 à 20h16

A partir du 1er novembre, huit nouvelles sessions du festival Add Noise se dérouleront au Centre d’Etat d’art contemporain de Moscou. Ce festival, organisé depuis octobre 2006, a pour ambition de faire découvrir la scène expérimentale russe en partenariat avec le label Musica Excentrica et avec le soutien du Ministère de la culture. Nikita Golyshev, un des organisateurs et artistes participant, a répondu à trois de nos questions.

Quel est la situation de la scène musicale alternative russe ?
Avec le label Musica Excentrica, nous organisons non seulement des festivals, mais diffusons aussi de la musique sur Internet et sommes les partenaires de plusieurs festivals, nous pouvons donc franchement dire que la scène dite "alternative" se développe maintenant activement. À Moscou, par exemple, chaque mois, de 3 à 5 actions semblables sont mises sur pied, souvent avec la participation d’artistes étrangers reconnus. Il est encore tôt pour parler d’un boom, mais il y a un intérêt certain.

Les artistes qui se produisent au festival Add Noise se considèrent-ils comme des dissidents musicaux ?
J’espère que non. Le festival Add Noise est une manifestation profane, il se déroule dans de grands centre artistiques et accueille toujours beaucoup d’auditeurs. Nous sommes contre le positionnement de la musique telle que celle dit "avant-gardiste" et choisissons les musiciens à partir de ces considérations.

Y aura-t-il un jour une retransmission en direct sur Internet ?
Tout est possible. Pour le moment nous réorganisons nos projets et nous espérons donc déjà ouvrir une radio en ligne.

Légende et source : Nikita Golychev au Add Noise du 6 septembre 2007, photo de Riks.

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Add Noise_Interview en russe

Exposition censurée ?

Par Aurialie le 08.10.2007 à 23h49

Le 21 octobre 2007, l’exposition Sots Art – l’Art politique en Russie depuis 1972, présentée à la galerie Tretiakov en mars, ouvre ses portes à la Maison rouge. Cependant, le ministre de la Culture russe, Aleksandr Sokolov, pour qui le sots art est "une honte pour la Russie", refuse que certaines œuvres soient envoyées en France. Il a même déclaré qu’il avait fait tout son possible pour que cette exposition d’une galerie publique n’arrivât chez nous (si ça avait été une exposition d’une galerie privée, ça aurait été différent).

La principale œuvre incriminée est l’Ère de la miséricorde de Mizine et Chabourov représentant deux policiers s’embrassant (œuvre ci-contre). Le sots art, acronyme de l’expression russe социалистический арт, art socialiste, est apparu en URSS en 1972 en réaction au réalisme socialiste, style artistique soviétique dominant. Inventé par analogie avec le mot "pop art" par le duo Komar et Melamid, le sots art ne dénonce pas l’abondance des objets de consommation (comme Warhol), mais l’omniprésence de l’idéologie communiste et de la propagande de l’État soviétique. Les artistes ridiculisent les valeurs et les croyances imposées par le pouvoir politique, économique et spirituel. Cependant, le sots art ne parodie pas les personnes ou les actes des chefs soviétiques, mais leur interprétation par le réalisme socialiste et la propagande.

Ce n’est cependant pas cet aspect du sots art que le ministre de la Culture souhaite dissimuler aux amateurs d’art français, mais le côté érotique et coquin. Pas de libertinage dans l’idéologie socialiste soviétique !

Source : Newsru.com, Musuem.ru et Lenta.ru

Nijni Novgorod ne célébrera pas Anna Politkovskaïa

Les arrestations de journalistes et défenseurs de droits de l’homme continuent dans le pays du seul pur démocrate au monde. Cible des forces de l’ordre : le Forum International en mémoire d’Anna Politkovskaïa, abattue il y a un an, le 7 octobre 2006. Le thème de cet évènement, qui devait s’ouvrir aujourd’hui à Nijni Novgorod mais a été annulé par les autorités de la ville, était le destin de la démocratie et des droits de l’homme en Russie au XXIe siècle. Des tables rondes étaient prévues sur des sujets tels que les victimes des peines extrajudiciaires, des nettoyages et des autres crimes commis par l’État en Tchétchénie, les victimes du terrorisme tchétchène et les victimes de Nord-Ost. Une discussion entre des prisonniers politiques soviétiques et desprisonniers politiques du régime poutinien (notamment des membres du Parti national-bolchevique), un concert et une soirée en l’honneur de Politkovskaïa devaient également avoir lieu.

Mais une perquisition dans les bureaux du Fonds de soutien à la tolérance et l’arrestation de trois organisateurs du Forum et de cinq participants étrangers, représentant d’Amnesty International, de la Ligue (espagnole) des droits de l’Homme et d’Human Rights First ont empêché la tenue du Forum international. La conférence de presse devait tout de même se tenir … mais de manière clandestine.

Stanislav Dmitrievski, célèbre défenseur des droits de l’Homme de Nijni Novgorod, a confirmé que les autorités de la ville tentaient de trouver des prétextes à l’ouverture d’informations judiciaires contre lui. Il rajoute dans cette interview à Svoboda news que la société civile est méthodiquement écrasée par un régime qui devient de jour en jour plus dur.

Source : Svoboda News et Kasparov.ru

Concert : Serebrianaia Svadba

Par Aurialie le 05.10.2007 à 00h35

Soutenue par les associations BelProjet et la Pèch, cette charmante bande d’artistes biélorusses se produira à Paris ce week-end pour deux dates exceptionnelles. Rendez-vous est donc donné aux Dessous de Ginette samedi 6 à 21h (entrée libre et gratuite) et au Café de Paris dimanche 7 à 21h pour entendre du cabaret slave, une musique entraînante théâtro-comique. La chanteuse Benia interprète certaines chansons en français, ses propres textes mais aussi des vers de Jacques Prévert, de Paul Verlaine et même de François Mitterrand, que ce dernier aurait écrit dans son enfance.

Et pour en savoir plus sur le groupe Serebrianaia Svadba (Noces d’argent), voilà une de leurs interviews, accordées à la Gazette musicale.

Evènement : International Sputnik Day

Par Aurialie le 04.10.2007 à 00h43

Le 4 octobre 1957, le premier satellite artificiel est lancé par l’URSS. Cinquante ans après cet évènement exceptionnel, formidable objet de propagande pour les autorités soviétiques, des artistes du monde entier vont célébrer la petite sphère d’aluminium de 58 centimètres de diamètre, pesant 83,6 kg et dotée de quatre antennes, connue sous le nom de Spoutnik. Chansons, performances, vidéos, conférences, ... toutes les formes d’art seront utilisées pour cet International Sputnik Day.

En France, Franck Ancel propose une oeuvre intitulée 1957-2007 : from Sputnik Satellite to Explorer Art, retransmise uniquement sur internet entre 19h et 20h (heure de Paris), qui crée une connexion originale et vivante entre le passé et l’avenir, en s’élargissant à d’autres champs de recherche.

Espérons toutefois que lors de ces diverses célébrations, les gens auront une petite pensée pour Sergueï Korolev, ingénieur ukrainien qui a permis cet exploit mais qui est demeuré dans l’ombre de la conquête spatiale russe pour des raisons politiques.

Basket-ball bien armé

Par Aurialie le 17.09.2007 à 00h43

L’équipe de basket-ball russe vient de remporter le championnat d’Europe de basket-ball contre l’Espagne 60 à 59. Ce qui n’a rien d’étonnant quand on voit combien l’équipe nationale russe est bien armée avec Andreï Kirilenko, qui se surnomme lui-même AK-47 (le petit nom de la Kalachnikov la plus répandue dans le monde) et leur sponsor Rosoboronexport, agence russe en charge des exportations d’armes.

Ces armes secrètes sont toutes les deux richement dotées : le grand Andreï Kirilenko (2m06) est lejoueur de basket-ball russe le mieux rémunéré (revenu de 11,5 millions de dollars) et le carnet de commandes de la Rosoboronexport (dont le président Sergueï Tchemezov est un allié de Sergueï Ivanov, prétendant à la présidence russe) s’élevait en août 2006 à 21 milliards de dollars. L’AK-47 a d’ailleurs fêté dignement ses 60 ans le 5 juillet de cette année, en présence de son vaillant créateur, Mikhaïl Kalachnikov, 88 ans. A cette occasion, il a déclaré : "J’ai créé l’arme automatique AK-47 non comme un moyen de violence, mais comme un outil de défense de mon pays, de mon peuple. Je veux croire que l’arme que j’ai créée se trouvera toujours du côté de la paix, la sécurité, l’honneur et la justice."

Image : Kirilenko.ru

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