Tous les articles sur le mot clé : Europe

Le chiffre du jour : 4,3 millions

C’est le montant cumulé en euros des amendes que la Russie a dû payer à ses citoyens suite à des condamnations pour violation de leurs droits à la Cour européenne des droits de l’Homme.

Voilà là 10 ans que la Russie participe à la convention des droits de l’homme de la Cour européenne et pendant cette période 46.000 plaintes de citoyens russes ont été déposées, ce qui représente 20% de l’ensemble des plaintes.

Rien qu’en 2007, la Russie a perdu 140 affaires sur 192, dont 175 concernaient des violations de la Convention européenne des droits de l’Homme. Elle occupe alors la 4e place des amendes réglées en 2007, après la Turquie, la Grèce et la Roumanie. Entre janvier et avril 2008, il y a eu déjà 65 arrêts. La Russie est donc bien partie pour battre son record !

Source : Droits de l’Homme en Russie

Le Loukachenko nouveau est arrivé (CI)

Via Courrier International

A l’approche des législatives du 28 septembre, le régime de Minsk s’est adjoint les services d’un conseiller en image, le Britannique Timothy Bell. Malgré des signes d’ouverture, l’opposition n’est pas dupe.

Lors de sa première rencontre, en août dernier, avec lord Timothy Bell, c’est le président Loukachenko qui a dominé. Assis au bout d’une table au palais présidentiel de Minsk, il expliquait ses opinions en hochant la tête, les yeux sur ses notes. Quelques fragments ont filtré dans la presse. “La Biélo­­russie est un Etat dont le peuple a, par le passé, beaucoup apporté à l’Europe“, expliquait Loukachenko. Lord Bell n’avait devant lui qu’une feuille à en-tête de Bell Pottinger Communications et un crayon portant le logo de son entreprise de relations publiques. Le gourou des médias, anobli par Margaret Thatcher pour l’avoir transformée de “ménagère en politicienne de fort calibre” (c’est lui qui le dit), écoutait calmement le dictateur. “Je suis venu ici à sa demande. Il voulait savoir comment améliorer son image”, a laconiquement déclaré Bell après la rencontre. En fait, il y travaillait depuis le mois d’avril et avait établi un plan détaillé pour y parvenir.

“Je savais qu’il serait libéré. Après tout, il a été arrêté illégalement”, dit Igor Rymkevitch, l’avocat de l’opposant Alexandre Kozouline, maintenant que son client a retrouvé la liberté [le 16 août]. Il y a encore quelques semaines, ce n’était pas si évident. Kozouline, candidat à l’élection présidentielle de 2006, avait été emprisonné pour “hooliganisme” et condamné à cinq ans et demi de camp de travail. “Il est épuisé, on l’a traité avec brutalité”, témoigne son avocat. Au grand étonnement de la communauté internationale, deux autres opposants, Andreï Kim et Sergueï Parsioukevitch, ont également été relâchés. “Un geste à l’intention de l’Occident”, explique Agata Wierzbowska-Miazga, du Centre d’études orientales de Varsovie. “Loukachenko en a toujours fait quand il y avait des problèmes entre Minsk et Moscou. Mais ce qui est surprenant, c’est que, aujourd’hui, il n’y a aucun problème entre Minsk et Moscou. Le flirt de Loukachenko avec l’Occident relève plutôt d’une nouvelle stratégie.”

La réaction de l’Occident est enthousiaste. La France, qui préside l’Union européenne, a suggéré de lever les sanctions imposées à une quarantaine de membres du régime après le référendum de 2004 [qui a accordé à Loukachenko la possibilité de gouverner à vie] si Loukachenko organise des élections libres et s’il garantit la liberté des médias. Des conditions “difficiles” à remplir, mais jusque-là l’UE en a posé bien d’autres. “Depuis que Bell conseille Loukachenko, le monde nous perçoit différemment”, affirme le metteur en scène Nikolaï Khalezine, fondateur et directeur du Théâtre libre de Minsk. Ce qui ne l’enchante pas particulièrement. “Nous revenons d’une tournée en Grande-Bretagne. Là-bas, tout le monde est déjà persuadé que la dictature en Biélorussie vit ses derniers jours. Or ce n’est pas vrai.” Nikolaï Khalezine a d’ailleurs adressé une lettre ouverte à lord Bell. “Nous comprenons que vous faites ça pour l’argent, lui écrit-il. Vous n’êtes pas un enfant et vous savez que dans le budget de l’Etat il n’y a pas de fonds secret à huit chiffres pour rémunérer vos activités. Ce sont les contribuables qui vont régler la note.” “Nous souhaitons qu’il se sente responsable de ce qui se passe dans le pays”, explique Khalezine. “Si le monde arrête de nous considérer comme une dictature, on assistera à un retour des assassinats politiques”, poursuit-il. Lord Bell ne lui a pas répondu.

Mikhaïl Pachkevitch a 22 ans et, officiellement, il n’est pas un prisonnier politique. Il a juste été condamné à une assignation à résidence pour avoir manifesté avec une dizaine de personnes pour “défendre les droits des petits entrepreneurs” en janvier dernier. Ils ont tous été condamnés à la même peine et, depuis, ne peuvent quitter Minsk. Entre 19 heures et 6 heures, ils doivent rester chez eux ; tout changement d’employeur ou d’adresse doit être immédiatement signalé aux autorités. Une fois par semaine, ils doivent pointer au commissariat. “Si je suis en retard d’une demi-heure, c’est une violation du règlement. Trois violations, je vais en prison. Les interdictions sont si nombreuses que la police peut toujours trouver quelque chose”, témoigne Mikhaïl.

C’est pour cela que les opposants biélorusses contestent l’idée que, “en Biélorussie, il n’y a plus de prisonniers politiques”, désormais soutenue par le régime après les libérations de Kozouline, de Kim et de Parsioukevitch. Au sein de l’opposition, personne ne s’attend à de vrais changements. “C’est une manœuvre typique du régime. Personne ne pense que la répression va cesser”, dit Katia Tkatchenko, du Parti civique uni. “On libère des prisonniers pour les enfermer aussitôt”, ajoute l’avocat de Kozouline.

A quoi joue Loukachenko ? La réponse est banale : il cherche tout d’abord à diversifier les investissements étrangers. “Jusqu’à présent, le régime ne pouvait compter que sur la Russie, l’Inde, la Chine ou l’Iran, des pays qui ne lient pas les contacts commerciaux au respect des droits de l’homme, explique Mme Wierzbowska-Miazga. Ensuite, Loukachenko veut montrer au Kremlin qu’il y a une alternative à l’alliance avec la Russie. Il s’agit ainsi d’avoir une meilleure position pour les négociations sur le prix du gaz.” Le dernier acte de ce spectacle va se jouer le 28 septembre, le jour des législatives. L’opposition redoute qu’entre-temps lord Bell ne règle ses comptes avec elle.

Source images : lukashenko2008.ru

L'Europe vue de Moscou en 1952

Par Aurialie le 18.09.2008 à 23h12

En 1952, Moscou se représentait ainsi l’Europe. Le changement de perspective est intéressant pour notre habituel point de vue ethno-européo-centré. Avoir une vision actuelle aurait fait un bon parallèle, mais quitte à avoir une image du passé, autant remettre la statut de Dzerjinski sur la place de la Loubianka, pour "sa loyauté, son honnêteté et son professionnalisme."

Source carte : Strange Maps

Guerre froide ? tiède ?

Par Aurialie le 24.08.2008 à 23h52

En 15 jours les évènements se sont enchaînés dans le Caucase : le 8 août les forces armées géorgiennes lancent une offensive dans Tskhinvali, capitale de la République autoproclamée d’Ossétie du Sud, tuant plusieurs soldats de la force de maintien de la paix russe. La Russie réagit aussitôt en envoyant ses chars et soldats, à Tskhinvali d’abord, puis plus profondément en Géorgie. Sarkozy intervient au nom de l’Europe, réussit à faire signer un plan de paix aux différents belligérants. Quelques jours passent, la Russie retire ses troupes (sauf à Poti), Sarkozy félicite Medvedev aujourd’hui pour avoir bien rempli sa partie du plan de paix.

Et pourtant : le Canada veut que la Russie soit exclue du G8, un navire militaire américain a accosté dans le port géorgien de Batoumi pour livrer de l’aide humanitaire (pour le moment ?), l’Ukraine, qui a organisé aujourd’hui une parade militaire pour fêter son indépendance, demande que son adhésion à l’Otan soit accélérée, la Pologne accepte la présence d’un bouclier antimissile américain sur son territoire... Pour Condoleezza Rice, la guerre froide est finie, mais n’a-t-elle pas reprise ? En tout cas les clichés sur le méchant ours russe, et la désinformation qui va avec (n’est-ce pas M. BHL ?), sont de retour. Dommage que l’on ne représente pas plus souvent la Russie sous les traits de l’adorable Misha, mascotte des JO de Moscou en 1980...

Photo : parade militaire aujourd’hui à Kiev (source Rosbalt.ru)

Une journée à la Cour européenne des droits de l'Homme

Par Aurialie le 16.06.2008 à 22h52

La Russie a l’habitude d’être poursuivie et condamnée à la Cour européenne des droits de l’Homme de Strasbourg. Et les nouvelles d’aujourd’hui confirment cette bien mauvaise habitude :
- condamnation à payer plus de 100.000€ à deux familles dont un proche avait disparu en Tchétchénie entre 2001 et 2003 ;
- condamnation à 5.000€ d’amende pour violation des droits et libertés d’un détenu, membre du parti national-bolchevique, Alexeï Makarov en avril 2006 ;
- plainte du Comité contre la torture au nom d’Alexandre Novocelov, violenté et torturé à Nijni-Novgorod en avril 2004 par des inconnus, qui se sont avérés des agents de la direction régionale du ministère de l’Intérieur ;
- plainte des musulmans d’Astrakhan au sujet de la démolition de la mosquée à l’entrée de la ville (les autorités municipales proposent d’en construire une autre, à l’extérieur de la ville, dans la steppe) ;
- plainte des organisations homosexuelles moscovites et demande d’une compensation de 30.000€ pour interdiction d’organiser une gay-pride en juin 2007.

Une journée ordinaire dans un pays où les droits de l’Homme sont parfois accessoires (malheureusement, la France connait aussi beaucoup de condamnations...)

Espoir et solitude au pavillon russe de Venise

Par Aurialie le 02.11.2007 à 03h17

La biennale de Venise vit ses trois dernières semaines. Parmi les participants, la sempiternelle Sophie Calle représentait la France, tandis que la Russie avait envoyé des artistes utilisant pour la plupart les nouvelles technologies : le groupe AES+F (composé de Tatiana Arzamasova, Lev Evzovitch, Evgeny Sviatsky + Vladimir Fridkes), Andreï Bartenev, Arseny Mechtcheriakov, Julia Milner et Alexandr Ponomarev.

L’œuvre ci-dessus, intitulée Click I hope, est celle de Julia Milner, l’artiste la plus jeune de la délégation russe. Exposé sur la façade du pavillon russe, un écran fait défiler continuellement la phrase "J’espère" dans la langue des pays participant à l’événement vénitien (environ 50). Le visiteur, réel et virtuel, est invité à cliquer sur l’expression écrite dans sa langue, faisant alors augmenter ou diminuer le degré d’espoir dans le monde, car plus le mot est cliqué, plus il grossit. Sans surprise, c’est l’occurrence anglaise "I hope" qui a pour le moment était la plus souvent gratifiée d’un click de souris (281.730), les versions russe et française, à ce jour, ont respectivement 95.540 et 51.880 clicks.

Les expressions "Je crois" ou "Je souhaite" auraient pu être choisi, mais Julia Milner espère convier les participants virtuels du jeu à s’unir dans l’hypostase de "l’homme naturel". Pour l’artiste, son œuvre est démocratique et intemporelle : « j’ai juste fait les règles du jeu, j’ai offert un chevalet à un nombre important d’artistes potentiels. Pour l’essentiel, j’ai créé seulement la moitié de l’œuvre d’art, dans le future cette création continuera sans moi : tous les gens visitant le site web se sentiront comme les créateurs. Ils créeront un objet d’art, vivant et dynamique, en transformation permanente, et non pas statique et froid comme une photographie. La rivière de l’espoir coule et change, coulera et changera pendant dix ans, et théoriquement son mouvement ne cessera jamais. »

L’artiste Andreï Bartenev est venu présenter l’œuvre "Lost Connection" (des dizaines de globes enferment des cœurs) mettant en doute la valeur d’Internet comme moyen de lutter contre la solitude. Le groupe AES+F propose l’œuvre "la Dernière insurrection", une épopée cybernétique, "une bataille sans sang, ni douleur, de contact sans contact". Enfin, Alexandr Ponomarev et Arseny Mechtcheriakov, avec l’installation "Douche" (qui comprend des dizaines d’écrans retransmettant des émissions du monde entier) montrent qu’il ne reste chez la personne moderne que l’illusion de la liberté - changer les chaînes de télé.

Dernières nouvelles des condamnés de Ioukos

Par Aurialie le 26.10.2007 à 00h24

Aujourd’hui, ça fait quatre ans que Mikhaïl Khodorkovski a été arrêté pour escroquerie et évasion fiscale et condamné à 8 ans de prison. Alors qu’il pouvait espérer une réduction de peine prochainement, la direction pénitentiaire de Krasnokamensk lui a infligé une sanction pour ne pas avoir mis les mains derrière le dos pendant la promenade… Cette sanction est la troisième reçue par l’ancien oligarque russe, l’empêchant de demander une libération anticipée.

De nombreuses personnalités russes ont manifesté aujourd’hui à Moscou pour exiger la libération anticipée de Khodorkovski, tandis que la jeunesse pro-Poutine demandait la prolongation de sa peine.

Comme le dit le philosophe André Glucksmann dans un article du Monde du 26/10/2007 : "Khodorkovski n’est certainement pas tout blanc. Sakharov ne l’était pas plus : il parraina la bombe H soviétique. Mais prenant conscience de l’oppression et de la servitude qui l’entouraient, il protégea les dissidents et s’opposa à la dictature rouge. Khodorkovski, patron parmi les patrons, fut rebuté par le retour de l’autocratie. Beaucoup de Russes m’ont dit, et Anna Politkovskaïa en particulier : il était riche, de ce fait le petit peuple s’en méfiait, mais en Russie "si tu vas au bagne et si tu ne plies pas, une purification s’opère aux yeux de l’opinion". Dans sa solitude mondiale, la résistance de Mikhaïl Khodorkovski le consacre grande figure d’opposition aux côtés de Garry Kasparov et de Vladimir Boukovski."

De son côté, Platon Lebedev, ancien dirigeant de Ioukos qui purge également une peine de 8 ans de prison, a fait condamner la Russie par la Cour européenne des droits de l’homme pour les violations de ses droits au cours de sa détention provisoire : périodes de détention non couvertes par un mandat judiciaire, des interrogatoires devant le juge qui se sont tenus hors la présence d’un avocat ou le délai excessif des procédures d’appel contre le maintien en détention du requérant. La Russie doit donc verser maintenant 10.000€ à Lebedev – 3.000€ pour dommage moral et 7.000€ de frais de justice.

Sources : Ria novosti, Romandie.com, le Journal du dimanche et Gazeta.ru (dont photo de Konstantin Koutsyllo)

Persona non-grata

Par Aurialie le 12.10.2007 à 00h05

Télex : Daniel Cohn-Bendit et une délégation d’eurodéputés, qui devaient se rendre en Russie pour une conférence sur la politique étrangère, le protocole de Kyoto, les relations entre l’Union européenne et la Russie et l’instauration d’une société civile en Russie, se sont vu refuser leur visa d’entrée sur le territoire russe, sans aucune raison. C’est ce qu’a déclaré Oksana Tchelycheva, responsable du Fonds de soutien à la tolérance de Nijni Novgorod. Dommage qu’ils ne soient pas amis avec le liquidateur des idées de mai 68, Sarkozy aurait pu certainement obtenir des visas de son très cher ami Poutine.

Source : Sobkorr.ru

Nouvelle plainte contre la Russie

Par Aurialie le 08.07.2007 à 19h51

Un ancien directeur de Ioukos, Vladimir Pereverzin, condamné à 11 ans d’emprisonnement pour vol du pétrole des filiales de Ioukos pour 13 milliards de dollars et blanchiment de 8,5 milliards, a demandé à son avocat, Alekseï Doudnik, de déposer une plainte à la cour des droits de l’homme de Strasbourg contre le système judiciaire russe. L’objet de la plainte : contradictions sérieuses dans les décisions des cours de justice de la Fédération de Russie, ce qui viole l’article 6 de la convention européenne "droit à un procès juste". Le tribunal de Moscou a refusé des documents importants, notamment un mémorandum des autorités russes sur l’affaire "Ioukos contre la Fédération de Russie", dans lequel il est écrit que le seul délit de la société pétrolière était la fraude fiscale (condamnable de 6 ans d’emprisonnement). Il a également rejeté la requête de Doudnik demandant la convocation de témoins clés de Mikhaïl Khodorkovsky.

Les derniers plaintes déposées à la cour des droits de l’homme de Strasbourg contre la Fédération de Russie ont souvent pour objet des faits de torture, traitements inhumains, droit à la vie, détention irrégulière, … Dix-neuf plaintes contre la Russie ont été examinées rien que pour la semaine du 11 au 15 juin 2007 (doc. en pièce jointe).

Source : Newsru.com, image Grani.ru

PDF - 33.9 ko
Affaires communiquées du 11 au 15 juin 2007

Des bateaux pour contourner les opposants

Par Aurialie le 06.05.2007 à 22h59

Le comité d’organisation des Marches du désaccord ont choisi la date du futur sommet Russie/Union européenne à Samara pour préparer leur prochaine action. Le rendez-vous est donc donné le 18 mai 2007 avec toutes les organisations de l’Autre Russie sous les slogans : "Rendez aux gens des élections [libres] !", "Rendez aux gens l’argent !", "Rendez aux gens leur ville !", "Non à l’enrichissement des corporations étatiques et du gouvernement sur le dos du peuple !"

Les agents de la direction de la lutte contre le crime organisé sont déjà sur le pied de guerre. Dès l’annonce de l’événement lors d’une conférence de presse le 3 mai, ils ont noté les noms de tous les participants, même des journalistes, et pris des photos.

Au delà de ces mesures préventives, les participants du somment Russie/UE, chefs d’États et de gouvernements, commissaires européens ont peu de chance d’apercevoir ne serait-ce qu’un opposant au régime. Ils seront conduits dans la ville non pas en voiture mais en super bateau météor-VIP, les mêmes qui avaient servi lors du sommet des G8 à Saint-Pétersbourg. Sécurité et contrôle absolus !

Source image : Fontaka.ru

Les hommes d'affaires occidentaux aiment Poutine.

Par Aurialie le 10.04.2007 à 23h18

Italiens, Anglais, Américains, … selon cet article de Nezavissimaïa Gazeta, repris en français par Ria novosti, nombreux sont les hommes d’affaires occidentaux qui souhaiteraient que Poutine effectuât un troisième mandat. Car Poutine est bon pour les affaires, notamment dans le secteur énergétique mais aussi dans la téléphonie et les nouvelles technologies.

Par exemple, les derniers actifs de l’entreprise Youkos, mis aux enchères depuis plusieurs mois, ont été notamment rachetés par le groupe pétrolier italien Eni et le groupe russe-britannique TNK-BP. Selon un haut-fonctionnaire de la présidence russe, de leaders européens "prient [Poutine] de rester", tandis qu’un parlementaire américain a déclaré : "Nous devrions éviter de nous soucier de la démocratie russe plus que le font les Russes eux-mêmes." Car la question pour tous est de savoir si le successeur de Poutine respectera les ententes conclues. Une nouvelle fois, l’économie est plus important que la démocratie ou les droits de l’homme, mais cela n’a rien de nouveau.

Source : Nezavissimaïa Gazeta, Ria novosti et Libres.org (image)

De la difficulté de trouver un accord

Par Aurialie le 24.11.2006 à 23h11

Aujourd’hui à Helsinki s’est ouvert un nouveau sommet UE/Russie. La question est de savoir si les différentes parties vont trouver un terrain d’entente.

Première acte : alors que les nouveaux membres européens veulent durcir le ton à l’égard de la Russie, pays dont ils se méfient, la Pologne a opposé son veto aux renégociations de l’accord de coopération UE-Russie, qui expire le 1er décembre 2007.

Deuxième acte : Moscou, qui souhaite conserver son avantage énergétique, envisage également d’étendre l’embargo actuel sur les produits polonais d’origine animale à l’ensemble des exportations européennes.

Conclusion : les pays participants à ce sommet vont avoir le temps de discuter des problèmes internationaux (Iran, Proche-Orient, Corée), oubliant ainsi leurs intérêts particuliers et l’objet principale de cette rencontre.

Edit (25/11/06) : Les discussions entre l’UE et la Russie ont au moins progressé sur un point : la Russie a accepté de supprimer d’ici 2013 les taxes de survol pour les compagnies aériennes de l’UE utilisant l’espace aérien russe pour les trajets à destination et en provenance de l’Asie. C’est déjà beaucoup ! (Source : Yahoo)

Russie04
Russie35
Russie23
Russie44
Russie22
Russie24
Russie38
Russie21
Russie37
Russie12
Russie39
Russie45