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Made in Russia

Par Aurialie le 07.02.2010 à 02h08

Après la fabrique de pelmini et vareniki, voilà un magnifique reportage photo d’une fabrique de valenki, ces grosses bottes typiquement russes en feutre, à Kaliazine (entre Moscou et Iaroslavl). Selon l’auteur des photos, Igor Alekseev alias Impostors sur LiveJournal, les valenki, chaudes, pratiques et bon marché, sont de nouveaux populaires en Russie. Et si l’usine n’a pas de problème de commandes, les salariés ne profitent pas de sa prospérité : locaux usés, air mauvais, salaire moyen de 5.000 roubles.

A voir également, un reportage sur une fabrique de jouets en bois.

Source : Impostors.livejournal.com

Pas facile d'apprendre à flotter

Par Aurialie le 05.01.2010 à 23h09

Le gouvernement russe a décidé de passer en douceur à un cour du rouble fluctuant, a déclaré Vladimir Poutine il y a une semaine. D’où ce dessin de Sergueï Elkine, paru sur Ria Novosti, représentant le Premier ministre russe déclarant à un rouble avec sa bouée : "Allez, voilà, doucement, petit à petit.. tu vas apprendre à nager."

Le petit rouble n’a pas l’air très rassuré...

Egor Gaïdar : la thérapie de choc l'a tué

Par Aurialie le 18.12.2009 à 00h42

Via Courrier International

Mercredi 15 décembre, celui qu’on appellait le "père du capitalisme russe", Egor Timourovitch Gaïdar, économiste et ancien Premier ministre (1991-1993), est décédé brutalement à l’âge de 53 ans, probablement d’une thrombose, dans sa maison de la banlieue de Moscou.

On se souvient de son visage poupin et de sa silhouette ronde. La jeunesse de cet économiste hors du commun ne l’a pas empêché d’endosser la responsabilité inouïe de mettre en œuvre, en 1992, à l’âge de 35 ans, le passage de tout un système planifié et centralisé depuis 70 ans, à l’économie de marché. "Libéralisation des prix, hyperinflation, austérité monétaire, effondrement de l’économie, troc, privatisation : tout cela est lié à son nom", rappelle Gazeta.ru. Une expression emblématique résume l’ensemble : thérapie de choc. Et le quotidien en ligne de citer quelques chiffres éloquents : en 1991, la hausse des prix en Russie est de 160%, en 1992 elle atteint 2 500%, en 1993, 840%, en 1994, 215%. Entre 1991 et 1995 le PIB russe se rétracte de 34,6%. La reprise économique ne s’amorcera qu’en 1997. "Les réformes d’Egor Gaïdar suscitèrent le mécontentement de la majorité de la population, mais il n’y avait pas d’autres voies pour créer une économie de marché en Russie", estiment ses partisans. "Il savait que ses mesures étaient impopulaires, qu’on le montrerait du doigt, mais il en a pris la responsabilité. C’était, en somme, un kamikaze : après cela il a dû renoncer à sa carrière politique", explique Evguéni Iassine, économiste qui a pris la succession de Gaïdar au ministère de l’Economie en 1994.

Et de fait, en décembre 1993, Egor Gaïdar quitte le premier gouvernement de la nouvelle Russie de Boris Eltsine, et entre à la Douma comme député libéral. Il y restera juqu’en 2003. Jusqu’à sa mort, il dirige l’Institut de l’Economie de transition qu’il a fondé. Il est l’auteur de plus de cent publications. Pourquoi un homme jeune et retiré de la politique publique depuis de nombreuses années, qui devait mener l’ "existence idéale" d’un "académicien" qui "écrit ses mémoires et donne des conférences", est-il mort si brutalement ?, s’interroge le chroniqueur Leonid Radzikhovski dans Vzgliad. "Ce n’est pas l’organisme qui a cédé, c’est l’homme, avance-t-il. Un homme qu’une tension intérieure extrême et un stress terrible et constant a littéralement consumé. Sa souffrance pour la Russie a déterminé le temps qui lui restait à vivre."

Photo : Itar-Tass sur Gazeta.ru

Le chiffre du jour : 22,6%

Par Aurialie le 04.09.2009 à 01h01

Au premier semestre 2009, le nombre de voyages des Russes à l’étranger a diminué de 22,6% par rapport à la même période en 2008. La Chine est la plus touchée par cette baisse (-59%), viennent ensuite l’Ukraine (-48%), la Lituanie (-47,5%), la Croatie (-42%), la Thaïlande (-40%), les Emirats arabes unis (-24,4%), l’Italie (-19,7%), la Tunisie (-19,4%), la Turquie (-18,5%), la Grèce (-18,3%), la Finlande (-16,7%), l’Espagne (-16%), la France (-14%) et l’Egypte (-8%).

Irina Tiourina, qui s’occupe des relations presse de l’Union russe de l’industrie touristique, explique que la diminution du nombre des voyages n’est pas seulement lié à la crise financière. Elle est aussi dû à des problèmes locaux. Ainsi, les Russes voyagent moins en Chine, à cause du durcissement des règles douanières (avant les touristes pouvaient compenser une partie du coût du voyage en ramenant des produits chinois). En ce qui concerne l’Ukraine, ce sont les prix élevés, un service mauvais et les différends politiques qui sont en cause. Enfin, la Turquie est touchée par la concurrence egyptienne : les hôtels en Egypte ont baissé leur prix, contrairement aux hôtels turques.

D’autres destinations ont vu le nombre de touristes russes augmenter : Israël (+63% par rapport au 1e semestre 2008 et +95,5% par rapport au 1e semestre 2007), les Etats-Unis (+36%), la Suisse (+26%), la Corée du Sud (+24%), les Pays-Bas (+21,5%), l’Indonésie (+15,5%), la Lettonie (+12%), le Royaume-Uni (+9,5%) et la Bulgarie (+8,6%).

Enfin, certaines destinations ont une fréquentation stable : l’Inde, le Vietnam, l’Allemagne, le Monténégro et Chypre. Tous ces noms de pays donneraient presque envie de partir et s’envoler très loin.

Source : Lenta.ru

Attention humour noir

Par Aurialie le 17.05.2009 à 00h49

Le début de la vidéo commence par le message suivant : "Vous avez été renvoyé ? Vos économies se sont envolées ? Vous n’êtes plus en mesure de rembourser vos crédits ? Le coupable dans tout cela est la crise financière mondiale. Il ne faut pas se décourager, mais tout simplement suivre nos conseils, que des millions de personnes utilisent déjà. Survivez à la crise dans le coma. Le coma est le seul état où vous vous éloignez de vos problèmes, n’est-ce pas ce dont vous avez besoin actuellement ?" ... Un peu de cynisme, tout un programme !

Suivent alors trois moyens pour tomber facilement dans le coma : l’alcool (une bonne cuite comme vous n’en avez jamais eue avant), l’étouffement (avec un sac plastique par ex.), un traumatisme crânien (par le biais d’un accident de voiture).

Cette pseudo-pub se termine par un "vous voyez, il n’y a rien de plus simple" et les avantages à cette situation : l’organisme ne vieillit pas, vous perdez du poids, vous dormez autant que vous voulez, et c’est l’État qui prend à sa charge tous les frais.

Mais bien sûr, il y a un autre message final : Il ne faut pas aller à de tel extrême pour survivre à la crise économique, il faut seulement commencer à gagner de l’argent (s’en suit l’adresse du site internet à l’origine de cette publicité). Les conseils ci-dessus ne sont donc surtout pas à suivre...

Le chiffre du jour : 1 milliard 443 millions

Par Aurialie le 07.05.2009 à 00h05

C’est en rouble les revenus des 7 partis politiques russes officiellement enregistrés auprès de la Commission électorale centrale (TsIK) rien que pour le 1e trimestre 2009 (cela représente presque 33 millions d’euros). Et celui qui a les moyens financiers les plus importants est bien sûr le parti au pouvoir, Russie unie, qui a reçu plus d’un milliard de roubles (précisément 1.016.000.000 roubles, soit 23 millions d’euros), dont 894.284.820 roubles proviennent du budget fédéral (soit plus de 20,4 millions d’euros). L’autre ressource principale de Russie unie sont les dons (115 millions de roubles).

Loin derrière, on trouve le Parti communiste – 178 millions de roubles (environ 4 millions d’euros), le Parti libéral-démocrate de Russie (LDPR, nationaliste) – 114 millions de roubles (2,6 millions d’euros), le parti Russie juste – 108 millions de roubles (2,4 millions d’euros), Iabloko – 14 millions de roubles (320.000 euros) et les Patriotes de Russie – 12 millions de roubles (274.000 euros).

L’analyse des dépenses du parti Russie unie est également intéressante : 80 millions ont servi au maintien des organes de direction, 1,8 million aux activités de propagande, et 3 millions à l’organisation de congrès internes. Mais plus de 827 millions de roubles sont des dépenses "qui ne sont pas interdites par la loi", sans aucune précision sur ce que sont ces dépenses. On sait seulement ce que ne sont pas ces dépenses : ce ne sont pas des dépenses d’entretien et maintien des annexes régionales, ni des dépenses d’informations, ni d’organisation de conférences, meetings ou référendums, ni d’activité caritative, ... Alors à quoi a pu servir ces 827 millions ? Quelqu’un qui ferait du mauvais esprit dirait que ça a servi à acheter des élections, mais en réalité, ce sont certainement des dépenses qui n’ont tout simplement pas été affectées aux différentes catégories. Car entretenir les différentes structures régionales a très certainement un coût, tout comme l’organisation de manifestations publiques.

Source : Lenta.ru et TsIK

Surtout ne rien oublier... ou presque

Par Aurialie le 12.04.2009 à 22h16

Un récent décret présidentiel oblige les fonctionnaires russes à déclarer leur revenu et leur patrimoine, ainsi que ceux de leur conjoint et de leurs enfants à partir de l’année prochaine. Dimitri Medvedev et Vladmir Poutine ont décidé de donner l’exemple immédiatement.

Le calcul est assez rapide pour le président Medvedev comme l’indique cet article des Echos : un salaire annuel de 92.000€, neuf comptes dans des banques nationales pour un total de 62.880€, plus une Volkswagen Golf de 1999 et 3.000€ d’économies pour sa femme.

Mais il semble que le Premier ministre ait quelques difficultés à remplir sa déclaration, comme le montre ce dessin d’Igor Gontcharouk, publié sur Svobodanews. Si l’on s’attache à cette infographie de Ria Novosti, Poutine n’est pas beaucoup plus riche que Medvedev. Mais il y a un an le politologue russe Stanislav Belkovsky révélait que Poutine détenait un nombre important d’actions dans de grandes entreprises pétrolières et gazières. Sa fortune personnelle, disséminée dans plusieurs comptes en Suisse et au Liechtenstein s’élèverait ainsi à 40 milliards d’euros, en faisant l’un des hommes les plus riches d’Europe. En ce temps de crise et pour ne pas éveiller de soupçons sur son passé, le dilemne pour Poutine est donc de déclarer ce qui est déclarable et continuer de cacher ce qui pourrait être considéré comme trop déplacé.

Le chiffre du jour : 47

Par Aurialie le 08.03.2009 à 23h34

Selon l’organisation Grant Thornton, la Russie occupe la 2e place mondiale en terme du nombre de femmes dirigeantes d’entreprises privées. A la première place, on trouve les Philippines avec 47% de femmes au commandement (42% en Russie). La moyenne mondiale est de 24%, la France est en-dessous avec 18%, tout comme les Etats-Unis (20%) ou encore le Japon (7%).

La Russie est également un des pays leaders dans l’augmentation du nombre de femmes dirigeantes : +9% entre 2007 et 2009 (à égalité avec le Canada). Devant la Russie, il y a la Turquie (+11%) et le Mexique (+10%). La France et les Etats-Unis sont à -3%, Hong-Kong à -6% et le Brésil -13%.

Le dessin du jour de Sergueï Elkin

Par Aurialie le 26.02.2009 à 22h07

Une fois de plus Sergueï Elkin a vu très juste avec son dessin du jour, représentant le ministre des finances, Alexeï Koudrine, très abattu devant les chiffres de l’économie russe pour 2009.
1e image : Avec notre économie, tout va tellement mal, tellement mal...
2e image : un peu comme ça...
3e image : mais en fait, c’est encore pire

Le fléau du spam

Par Aurialie le 24.02.2009 à 23h21

En 2008, les pertes de l’économie russe du fait de la diffusion massive de spams sont estimées à 47,2 milliards de roubles (soit environ 1,9 milliard de dollars, au cours du 24/02/09), selon les analystes de la compagnie FBK. Pour atteindre ce chiffre, ils ont notamment pris en considération le nombre de travailleurs utilisant une adresse électronique, multiplié par leur salaire moyen. Aux États-Unis, selon l’évaluation des spécialistes américains, le spam aurait déjà causé une perte de 71 milliards de dollars.

Toutefois, les experts n’ont pas calculé combien le pourriel rapportait à ces 2 plus gros émetteurs (en 2008, les Etats-Unis représentaient 17,5% de l’envoi du spam mondial, la Russie – 7,8% selon les chiffres de la société Sophos). Une étude des universités de San Diego et de Berkeley publiée en novembre 2008 estiment qu’une personne sur 12,5 millions achète un produit à la suite de la réception de spams.

Sources : Ria Novosti (dessin de Elkin) et le Monde
Légende du dessin : Tchapaev s’exclame : "Va Petka ! Délivre ce paquet à tous les users, lamers et gamers !"
Quelques informations complémentaires : Tchapaev est un héros de l’Armée rouge et de la Révolution bolchévique. Il est très présent dans la culture russe : livre de Dmitri Fourmanov, film des Frères Vassiliev, blagues avec son fidèle aide de camp Petka, jeu, jeux vidéo "Petka et Vassili Ivanovitch sauvent la galaxie" et "Petka2". Je suppose également un jeu de mot entre "скачать" (télécharger) et "скакать", dont l’impératif est "скачи" (bondir, galoper).

Petit film de crise

Par Aurialie le 08.02.2009 à 23h04

Poursuite de la thématique "crise", avec ce court dessin animé, intitulé "La gestion fiduciaire dans les conditions de la Russie".

Deux autres vidéos ont été faites par le studio Fx.ru : "La crise de l’île de la stabilité" et "La paie". Ce n’est pas d’une grande subtilité, mais ça change des mauvaises nouvelles et des chiffres déprimants.

"Il n'y aura pas de dévaluation du rouble !" Vraiment ?

Par Aurialie le 07.02.2009 à 23h04

Depuis le début de la crise financière, les autorités russes, notamment l’assistant du président Arkadi Dvorkovitch, le ministre du développement économique, Igor Chouvalov, ou encore le Premier ministre, Vladimir Poutine, répètent qu’il n’y aura pas de dévaluation du rouble. Et pourtant depuis plusieurs mois, le cours du rouble ne cesse de baisser par rapport à ses monnaies de référence : le dollar et l’euro. Ainsi, le 2 février, un euro valait 46,1 roubles, le dollar 36,18 roubles. Mutin 2007 a donc imaginé les phrases que pourront entendre les Russes, au fur et à mesure de la baisse du cours du rouble (par rapport au dollar, je pense) :

A 24,5 – le rouble sera stable
A 26,7 – la dévaluation est impossible
A 28,1 – il n’y aura pas de dévaluation brutale du rouble
A 30,8 – une dévaluation brutale du rouble cèdera à une correction douce et raisonnée
A 36,4 – une correction des prix et des cours contribuera à une relance de l’industrie
A 39,9 – soutenir le rouble n’est pas une fin en soi
A 42,2 – la population y gagnera
A 45,9 – vive un cours du rouble juste
A 49,8 – il ne se passera rien de grave. L’essentiel c’est la stabilité !

Combien de temps va durer la méthode coué du gouvernement ?

L'inquiétude des "villes-entreprises" russes face à la crise

Par Aurialie le 03.02.2009 à 23h23

Il y a un mois, j’avais évoqué un article du journal Vedomosti relatant un scénario de crise dont le premier acte était le licenciement massif des salariés d’une entreprise qui faisait vivre la ville (en russe "моногород"). Aujourd’hui, SmartMoney (hebdomadaire d’analyse économique de Vedomosti) publie un article sur la situation économique de ces villes-entreprises, qui subissent un chômage de masse avec la crise économique mondiale et des manifestations de personnes inquiètent pour leur avenir.

Sur cette carte, illustrant l’article, nous pouvons notamment voir qu’à Sourgout, la compagnie pétrolifère et gazière Sourgoutneftegaz emploie près d’un tiers des habitants de la ville, ou encore qu’à Norilsk plus d’un quart des habitants travaillent à Norilskii nickel. Mais la situation est encore plus délicate dans les petites villes vivant grâce à une seule entreprise. C’est le cas du village de 5.000 habitants de Moundybach (région de Kemerovo), très dépendant d’Evraz Group, qui a décidé de fermer son usine. Cette holding fait vivre 8 villes russes et une population de 696.000 âmes. Selon l’Institut de politique régionale, en Russie il y a 460 localités qui sont ainsi dépendantes de compagnies, soit 25 millions de personnes. Le "champion" est Rousal avec entre ses mains le destin de 13 villes et 815.000 personnes.

Dmitri Medvedv a déjà demandé à ses représentants plénipotentiaires et aux gouverneurs de préparer un plan en prévision des licenciements massifs. Le pouvoir compte résoudre le problème avec 43,7 milliards de roubles, notamment en mettant en place du travail temporaire ou en déplaçant les personnes sans-emploi dans les lieux où il y a des offres d’emploi. Selon le directeur de l’Institut de politique régionale, Boulat Stoliarov, un programme anti-crise réaliste devrait s’élever à 400 milliards de roubles : 300 milliards en substitution des recettes municipales en baisse et 100 milliards pour le maintien du secteur social.

En attendant la mise en place d’un plan de relance, des manifestations de salariés licenciés inquiets pullulent dans l’ensemble de la Russie. Pour le moment, le Kremlin utilise des méthodes simples pour répondre à leurs inquiétudes : organiser des meetings anti-crise pour leur expliquer les actions du gouvernement, telle la manifestation sur la place du Manège à Moscou ce week-end.

Source : SmartMoney

Les 3 chiffres du jour

Par Aurialie le 29.01.2009 à 23h26

Le site d’informations Lenta.ru a multiplié les chiffres peu réjouissants sur la Russie aujourd’hui :

  • entre le 16 et le 23 janvier les réserves internationales d’or et de devises russes ont perdu 9,7 milliards de dollars pour atteindre la somme de 386,5 milliards de dollars. La cause principale : la dévaluation du rouble par la Banque centrale de Russie. En août 2008, les réserves s’élevaient à près de 600 milliards de dollars
  • à la fin de l’année 2009, il devrait y avoir 7 millions de sans-emplois selon le vice-président de la santé publique et de l’économie sociale. Actuellement le nombre de chomeurs s’élèvent à 2,2 millions, mais dans les faits, ils seraient en réalité 6 millions, selon le chef du service fédéral du travail.

Malheureusement en ces temps de crise, on retrouve à peu près les mêmes chiffres sinistres pour les autres pays...

La transition du communisme à l'économie de marché aurait fait un million de morts (Courrier International)

Par Aurialie le 26.01.2009 à 20h24

Via Courrier international

Les privatisations massives qui ont caractérisé la transition des pays de l’ancien bloc soviétique du socialisme à l’économie de marché au cours des années 1989-2002 ont-elles eu une influence sur la forte augmentation de la mortalité constatée dans ces pays après la chute du mur de Berlin ? Oui, à en croire une étude publiée par la revue scientifique britannique The Lancet : la mortalité des hommes adultes (15-59 ans) aurait augmenté de 12,8 %, ce qui représente, calcule le Corriere della Sera, environ 1 million de personnes décédées prématurément.

Se basant sur des modèles mathématiques complexes et au terme de quatre années de travaux, les auteurs de la recherche ont par ailleurs remarqué que le taux de mortalité croît avec la vitesse à laquelle les privatisations ont été menées : là où une "thérapie de choc" a été appliquée, comme en Russie entre 1991 et 1994, l’espérance de vie s’est raccourcie de cinq ans. Dans les pays qui ont vécu une transition plus douce – comme la Slovénie, la Croatie ou la Pologne –, elle a augmenté de près d’un an. Un lien de cause à effet entre le chômage qui a suivi les privatisations, notamment en Russie, et l’augmentation du taux de mortalité est également établi, notamment à cause du fait qu’à l’époque soviétique les entreprises d’Etat assuraient le suivi médical des salariés. Avec leur fermeture ou leur privatisation, c’est une partie du système de santé qui a disparu.

Dans une lettre au Financial Times, l’économiste Jeffrey Sachs, qui avait conseillé de nombreux gouvernements ex-communistes à l’époque, estime que le taux de mortalité en Pologne n’a pas augmenté, et que le taux de mortalité en Russie est davantage dû au régime alimentaire russe ou bien aux aides refusées par l’Occident.

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